oldgaffer

25 août 2016

Vive la saleté et les microbes!

Un jour, ma petite fille a laissé tomber sa sucette par terre. Je l'ai ramassée et la lui ai rendue sans autre forme de procès. Scandale. Il fallait la désinfecter ou au minimum la laver.

Eh bien non! j'avais raison en terme de santé.

Qui sait que notre intestin héberge environ 40 fois plus de bactéries que notre corps ne possède de cellules? Qui sait qu'elles ont un génôme plus de 1000 fois plus riche que le nôtre? Notre corps et les bactéries qu'il héberge ont un rapport de commensalité, d'échanges réciproques, au bénéfice de chacune des deux parties, que personne ne soupçonne. Il est loin le temps où on se contentait de parler de déséquilibre de flore après un traitement antibiotique en donnant des yaourts et des levures pour le corriger.

Notre santé est en permanence tributaire de l'état de notre biotope intestinal.

Les bactéries sont une source de vie qu'il faut respecter et c'est dans la saleté qu'on les trouve le plus souvent.

L'excès d'hygiène tue l'hygiène. Les allergies flambent aujourd'hui parce que les enfants n'ont pas été assez en contact, et pas assez tôt, avec les antigènes qui leur permettent de fabriquer une immunité correcte. Laissez-les vivre au contact des microbes! 

Vouloir éliminer les microbes sélectionne les méchants au détriment des gentils.

Tous les produits ménagers, tous les produits d'hygiène qui se vantent d'être bactéricides doivent être bannis! 

Lavez-vous au savon de Marseille, le vrai, le meilleur et le plus sain des produits. A la rigueur avec un savon surgras, mais surtout pas bactéricide. Laissez vos enfants, même et surtout les bébés, être en contact avec la terre, les microbes, c'est bon pour leur santé et pour leur immunité.

Lavez sans JAMAIS désinfecter. C'est la clé de la santé.

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La lettre des climato-réalistes

Bulletin des Climato Réalistes
 
BULLETIN D'INFORMATIONS N° 40

A LA UNE : 
  • Anne Hidalgo invoque l'"urgence climatique" pour imposer la pietonnisation de la voie sur berge rive droite, à Paris
  • Cécile Duflot souhaite constitutionnaliser l'impératif climatique

 

 

CLIMAT

Rapport annuel sur l’état du climat de L’American Meteorogical Society

L’American Meteorogical Society a publié le 2 août son rapport annuel sur l’état du climat. « Sombre portrait de la Terre que nous donne ce rapport« , commente Le Monde qui ne mentionne que discrètement l’épisode El Niño de 2015, un des plus forts observés depuis cinquante ans (il n’aurait, selonLe Monde, fait qu' »exacerber» la tendance au réchauffement global). Gageons que le refroidissement induit par La Niña attendue dès l’automne 2016 (avec une probabilité estimée à 55-60% par la NOAA) sera attribué à la variabilité naturelle du climat.

États Unis : incendies et inondations relancent le débat sur le réchauffement

« Ces catastrophes seraient-elles les premières conséquences du tant redouté changement climatique ? » s’interroge avec effroi La Tribune, qui s’empresse de conclure : « les preuves du lien entre catastrophes et réchauffement planétaire étant insuffisantes – mais l’absence de preuve ne prouve pas l’absence de lien ». Les astrologues, numérologues et autres pyramidologues sont d’accord.

Pour France info, la cause est entendue : « le réchauffement climatique est le facteur déterminant des incendies en Californie. » Ces événements sont évidemment qualifiés de sans précédent : nulle mention dans la presse de la crue du Mississippi de 1927 qui fut l’inondation la plus catastrophique de l’histoire des États-Unis. Nulle mention non plus du fait que la NOAA attribue la sécheresse de Californie à des causes naturelles, comme le rappelle un article du blog elogedelacomplexite.

Pourtant, les États-Unis n’ont pas connu d’ouragan majeur depuis 11 ans

Alors que depuis 1851, un ouragan frappe les Etats-Unis environ tous les deux ans, « cette décennie de calme météorologique fait figure de record absolu » admet Atlantico qui s’empresse d’ajouter que « cette absence d’ouragan ne doit pas laisser penser que le réchauffement climatique n’est plus une menace » et que « le retour de bâton pourrait s’en trouver d’autant plus violent« . Roy Spencer titre, dans un article du 8 août : « atteindrons nous 4000 jours sans qu’un cyclone majeur n’ait frappé les Etats Unis ? ».

Sylvestre Huet et Stéphane Foucart sortent du bois

Sylvestre Huet réaffirme dans Libération que « La poussée de fièvre planétaire… s’explique pour l’essentiel par l’intensification de l’effet de serre ». Quant à Stéphane Foucart, il évoque dans Le Monde la chimère du 1,5 °C : « Sauf à imaginer l’émergence rapide et inattendue d’un gouvernement mondial totalitaire d’obédience écologiste, on comprend que cette fameuse cible de 1,5 °C tient au mieux du rêve, au pire de l’aimable supercherie ».Stéphane Foucart souhaite t-il l’émergence de ce « gouvernement mondial totalitaire » ? Au vu de la tournure de sa phrase, le doute est permis.

ÉLECTION PRESIDENTIELLE

Cécile Duflot souhaite constitutionnaliser l’impératif climatique

Libération a publié la lettre de candidature à la présidentielle de Cécile Duflot. On y lit la profession de fois suivante :

Je plaide pour que l’impératif climatique soit rendu constitutionnel et que notre république devienne une république écologique, digne des questions soulevées par l’anthropocène. Voila le cap. Je défends l’idée d’une France 100% renouvelable qui sorte enfin de l’hiver nucléaire.

« Cécile Duflot à l’Élysée, le climato scepticisme deviendrait contraire à la Constitution, ce qui donnerait peut-être les armes juridiques pour embastiller les récalcitrants » commente Benoît Rittaud sur son blog.

Benoît Hamon : code du travail et dérèglement climatique, même combat

Dans un style carrément amphigourique, Benoît Hamon nous fait connaître sa vision dans Le Figaro : « Notre modèle de développement est à bout de souffle. Est-ce que vous vous rendez compte de ce qu’on est prêt à sacrifier pour courir après un demi point de croissance? Le Code du travail, des milliards d’argent public, une remise en cause de notre environnement qui, objectivement, se traduit par un dérèglement climatique… C’est devenu totalement insoutenable« .

Arnaud Montebourg : climat ou nucléaire, il faut choisir

Arnaud Montebourg, lui aussi candidat à la candidature à la présidentielle de 2017, avait fait connaître sa position sur les ondes de France Inter dès le mois de juin : « L’urgence c’est le dérèglement et le réchauffement climatique… On ne peut pas avoir deux fronts, le réchauffement climatique et le nucléaire (…) faire les deux c’est irréaliste ».

BÊTISIER

6% pendant 5 ans d’augmentation, ça fait 30% d’augmentation !

Le gag est ancien, mais le sujet reste d’actualité, et je ne peux m’empêcher de l’exhumer pour ceux auxquels il aurait échappé : Jean-Paul Chapel du service économique de France 2 a prononcé lors du Journal Télévisé du 19 Février 2013cette phrase inoubliable, digne d’un économiste de haut vol :

pas besoin d’avoir fait polytechnique pour comprendre que 6% d’augmentation de sa facture d’électricité pendant 5 ans, ça fait 30% d’augmentation.

Le réchauffement de la planète menace la santé, voire la vie des sportifs !

Sans rire, La Tribune nous rapporte une étude coordonnée par l’ONG brésilienne Observatorio do Clima, selon laquelle « une augmentation de la température de 10°F (environ 5°C) « coûte » deux minutes lors des marathons ».

Mais comment ont fait les athlètes Ethiopiens depuis tant d’années ?

Faut-il faire des enfants en période de réchauffement climatique?

Devant un public de plusieurs dizaines d’étudiants, le philosophe Travis Rieder (Berman Institute of Bioethics, Université de Baltimore) a essayé de convaincre son auditoire de ne pas faire d’enfants, ou du moins pas trop : « c’est un devoir moral envers les générations futures qui vivront au milieu de la dévastation climatique » a t-il indiqué. Allez savoir pourquoi revient en mémoire cette pensée d’Arnold Toynbee : « Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre« .

Voie sur berge à Paris : Anne Hidalgo ne suivra pas l’avis défavorable de la commission d’enquête publique

La mairie de Paris a annoncé qu’elle ne suivrait pas l’avis défavorable la commission d’enquête publique sur la piétonnisation des voies sur berge rive droite à Paris. Motif invoqué par la maire, Anne Hidalgo : «ces motivations [de la commission] résonnent comme un déni complet de l’urgence climatique» a t-elle déclaré, précisant qu’elle convoquera «début septembre une conférence destinée à faire prévaloir, malgré tous ceux qui cherchent à le détisser, l’application intégrale de l’accord de Paris sur le climat».

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20 août 2016

Jura : la fin du voyage

De retour depuis hier dans notre beau Gard. Voici des images de notre dernière promenade dans le Jura, les vignobles de Chateau-Chalon et Baume les Messieurs pour clore le circuit.

 

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Farewell Franche-Comté. Cette région nous a conquis. Il faudra revenir quand les cascades seront vives et jaillissantes!

 

 

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17 août 2016

Aventures jurassiennes : la suite

Nous avons quitté le 16 août Arc et Sénans pour aller à Doucier, tout contre le lac de Chalain, à deux pas des cascades du Hérisson.

La Loue longe le camping d'Arc et Sénans :

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Le lac de Chalain :

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Pour les cascades du Hérisson, je n'attendais certes pas ça en plein mois d'août :

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J'espérais quelque chose comme ça :

CASCADES-DU-HERISSON

 

Et nous avons eu ça :

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Du coup nous avons renoncé à faire le parcours des cascades, et avons obliqué vers un petit restau sympa en attendant que les malfaisants qui ont coupé l'eau ouvrent à nouveau les vannes.

Fraîcheur sympathique sous les frondaisons :

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Avant de quitter Arc et Senans, nous nous sommes promenés dans le forêt de Chaux, toute proche, la deuxième de France en surface. Nous avons visité "les cabanes 14". Un site de bûcherons et charbonniers, avec leurs lieux de travail et de vie. En plus, le week-end du 15 août, il y avait des animations :

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15 août 2016

Les pâtes italiennes

Merci à Jean-Claude pour ce petit chef d'oeuvre :

 

pâtes

 

La Pasta. La Caccia al Tesoro.

Du blog « Mangiare Ridere » par Floriana

 

 

 

Je réalise que je fais tout à l’envers. Je dois probablement penser que la situation n’est pas si désespérée que ça, et qu’au fond tu n’es pas une cause perdue. Parce qu’il y a certaines choses que – tout de même – je n’imaginais pas devoir expliquer, tant elles tombent sous le sens.

J’ai commencé à m’énerver – un peu, si peu – contre toi parce que tu faisais n’importe quoi avec la Carbonara alors qu’en fait, la situation est bien pire. BIEN BIEN PIRE. Un peu comme quand tu commences à gratter la croûte d’un gâteau brûlé pour essayer de récupérer la situation, mais en réalité c’est irrécupérable. Tu le sais, mais tu insistes, tu persistes, tu gardes toujours un peu espoir.

Je gratte, je gratouille, et là je découvre avec stupeur, mais surtout avec effroi que les pâtes, ben pour toi, c’est « toutes les mêmes ».

Longues, courtes, lisses, rayées, farcies, aux œufs, au blé dur… toutes les mêmes ?

TOUTES LES MÊMES ?

 

Tu veux dire que les centaines et centaines de formats de pâtes que les Italiens ont pensées, imaginées, élaborées, créées, avec dextérité, avec fantaisie, avec joie, avec folie, AVEC GÉNIE – tout ça juste pour toi – ce sont toutes les mêmes ? Cette explosion de créativité, cette farandole de petits bijoux, ce recueil de poésies, toutes les mêmes ?

Alors hein, avec n’importe quelle sauce, ben voilà, tu ouvres ton placard et tu prends le fond de ton paquet de farfalle, le fond de ton paquet de coquillettes, et puis tiens regarde il doit te rester des spaghettis n.5 aussi, fous-moi tout ce bordel dans 12 cm d’eau ça fera bien l’affaire.

Du sel dans l’eau ? Pourquoi faire ? Tu en mettras directement dans ton assiette.

De toute façon tu as mis de l’huile dans l’eau et cassé les spaghettis en morceaux : je pleure des larmes de sang.

Exactement comme les mômes qui ont de jolies palettes de dizaines de couleurs éclatantes, bien belles, mais qui les mélangent toutes jusqu’à ce que cette palette ne devienne plus qu’un machin pâteux marron caca d’oie.

C’est ton neveu alors tu es obligé de trouver ça beau. Tes invités, à table, ils sont obligés de trouver ça bon aussi, ce que tu leur mets dans l’assiette. Mais moi je te le dis tout net : le dessin de ton neveu, il est moche. Et ton neveu aussi.

Un ignoble et immense gâchis.

Attends, je t’attrape par le col, je vais te montrer un truc incroyable, tu ne vas pas en revenir.

La pasta, en Italie, partout où tu vas, tu en découvres de nouvelles sortes. Partout. Parce que dans chaque minuscule recoin de l’Italie il y a un virtuose qui a pris de la semoule de blé dur et de l’eau, qui a pris la peine d’en faire de la pâte, et qui s’est laissé porter par son imagination – et il a même fort probablement dû le faire en chantant. Tous des artistes. Tous des Leonardo Da Vinci. Qui ont patiemment façonné et ensuite signé leurs œuvres. Tous ces noms de pâtes méritent des majuscules, non ?

Tortiglioni, Maccheroni, Fusilli, Farfalle, Conchiglie, Mezze-Maniche, Linguine, Ruote, Grattoni, Celentani, Spaghetti, Mafaldine, Ziti, Reginette, Bucatini, Sedani Rigati, Conchigliette, Penne, Garganelli, Trofie, Orecchiette, Gnocchetti, Cavaletti,…

Ils y ont pensé, ils y ont réfléchi, ils se sont laissés inspirer. Qu’est-ce qui pourrait bien être bon et joli à la fois, et se marier parfaitement avec la sauce qu’ils venaient de préparer ?

C’est comme si tu me disais que le Duomo de Florence, de Milan ou de Rome, bah, c’est pareil, des pierres et du marbre quoi.

C’est comme si tu me disais que boire du vin dans un verre à pied ou un verre en plastique, bah c’est pareil, c’est du raisin fermenté quoi.

C’est comme si tu me disais que la Joconde et la croûte à la gouache de ton neveu de 5 ans, bah, c’est pareil, c’est du tissu et de la peinture quoi ?

D’ailleurs à ce sujet. RENDEZ-NOUS LA JOCONDE. Ça a assez duré.

Et comme je te connais comme si je t’avais fait, tu vas me ruminer :

« Oh ça va hein, les Italiens, vous avez même pas inventé les pâtes, c’est MARCO POLO QUI LES A RAMENÉES DE CHINE. AH. PAF. TU LA RAMÈNES MOINS LA RITALE HEIN ! »

Inspiration.

Expiration.

On va repartir de zéro. Je vais reprendre les bases une par une avec toi et je le ferai jusqu’à ce que la mort nous sépare.

Direction le VIIe siècle avant Jésus-Christ. L’Antiquité.

Émilie-Romagne et Toscane.

Tu visualises ? Le centre italien, coincé entre la Méditerranée, les Apennins, l’Adriatique. Tra mare e monti. Le berceau de Dante Alighieri, des Medici, de Leonardo da Vinci et de Machiavelli, de Michelangelo, d’Enzo Ferrari, entre autres – on est comme ça en Italie, on sait faire les vrais génies. Ça te parle un peu ou tu préfères Michael Vendetta ?

La civilisation des Étrusques.

Nos amis les Étrusques, qui ont inventé la laganea, l’ancêtre de la lasagne. Assez logique quand on y pense de commencer par faire des sortes de lasagnes, quand tu as une boule de pâte de semoule de blé dur – la pasta di grano duro. Tu commences par le plus simple – une feuille de pâte – tu l’assaisonnes avec ce que tu as de disponible – de la viande, des légumes, PAS DE BÉCHAMEL PARCE QUE LES ÉTRUSQUES N’AURAIENT JAMAIS FAIT CA – et ensuite au fil des siècles tout simplement l’Italien-Le-Virtuose se dit qu’il peut en faire ce qu’il en veut au final, de cette feuille de pâte. Laisser libre cours à ses désirs. Des pâtes longues, des pâtes courtes. Étroites. Larges. Torsadées. Rayées. Lisses. Pour tous les goûts et toutes les sauces.

Donc, la laganea. Au VIIe siècle avant Jésus-Christ.

IL Y EST ALLÉ QUAND TON POTE MARCO EN CHINE ?

Déjà, un indice. Marco, il est né en 1254 apr. J.-C. Je ne voudrais pas trop m’avancer, mais je pense que tu es mal barré pour t’en sortir sans ma fourchette bien plantée dans ta clavicule. Ne cherche pas à t’échapper, tu es cerné. J’ai passé deux-trois coups de fil dans les Pouilles, du renfort est en route.

Alors arrête de te débattre, et écoute bien.

Les pâtes – aliments de base – ont été inventées dans différentes régions du monde, tout simplement. Sans avoir été en contact entre elles. Si on veut être vraiment précis, c’est le bassin méditerranéen arabe qui a fortement influencé l’Italie à ce sujet. Donc les pâtes, elles ont été inventées par les Chinois, oui, peut-être, je n’en sais rien et je ne veux pas le savoir, mais aussi par les Arabes et les Italiens. Indépendamment des uns des autres.

Tu peux arrêter maintenant de te la ramener avec ce pauvre Marco Polo qui n’a rien demandé. Ce brave Marco connaissait déjà les pâtes quand il est arrivé en Chine, TU PENSES BIEN.

Bon.

Maintenant. Ferme les yeux. Et imagine. Tu viens de découvrir un vrai trésor. Attention, pas le genre de trésor immédiat, convenu, attendu. Non. Un trésor infini, qui dure toujours. Qui fait plaisir tous les jours. Qui se réinvente continuellement et qui ne déçoit jamais. Qui fait sourire. Qui rend chaleureux, inventif, fantaisiste – italien.

Si tu te laisses aller et que tu oses sortir du circuit balisé, tu vas prendre des chemins insoupçonnés. Dégage de l’autoroute et emprunte les routes escarpées, celles qui dévalent entre les collines, avec à perte de vue les oliviers argentés, les citronniers parfumés, et les vignes dorées… celles où tu es contraint de rouler lentement, comme si c’était l’Italie elle-même qui te chuchotait : « Piano, piano. Chi va piano, va sano. ».

L’Italie sait aussi chuchoter. J’ai vu ton lever de sourcil narquois.

Et partout où tu t’arrêteras et te ravitailleras, un nouveau plat de pâtes tu découvriras.

Un cadeau.

Il Tesoro. La Caccia al Tesoro.

Mais rends-toi compte un instant de tout ce que tu vas pouvoir faire avec cette constellation de pâtes éclatantes, chatoyantes, lumineuses, variées ! Toutes ces possibilités qui s’ouvrent à toi ! Cette magnifique histoire d’amour qui te fait les yeux doux, te propose de rêver, qui ne demande qu’à être vécue, à fond, sous tous les angles, partout, tout le temps !

Et si simplement.

Maintenant, les pâtes, tu vas les contempler avec le cœur.

Tu vas leur faire tes plus beaux yeux de l’amour.

Toutes ces formes, ça fait éclater le conformisme en mille morceaux et déclenche chez toi un torrent d’envie, de désir, de folie, et de créativité. Enthousiasme, excessivité, et excitation. Tu deviens un peu Italien, je te vois.

Alors ces paquets de pâtes, dorénavant, tu vas me les exposer fièrement chez toi, au lieu de les cacher dans le placard. Capito ?

Il suffit juste de respecter quelques principes de base… quelques secrets qui sont évidents pour les Italiens, mais que toi et moi on va considérer aussi sacrés que la Nazionale. À défendre envers et contre tout.

Pronto ?

 

1) Les pâtes en fonction de la sauce tu choisiras. Ou l’inverse.

La pasta corta est transcendée par les sauces qui contiennent des vrais morceaux. Donc fais-toi plaisir avec la pasta corta quand tu cuisines des légumes croquants. C’est parfait aussi pour les sauces très épaisses, riches. Pourquoi ? Parce qu’elles ne font plus qu’une. Osmose.

La pasta lunga, à l’inverse, hurle de plaisir dans les sauces très liquides, les sauces translucides, parce qu’elles glissent bien tout le long du spaghetto ou de la tagliatella… Et quand tu tournes ta pasta lunga dans l’assiette, la sauce vient bien s’infiltrer partout. Une petite symphonie.

TU NE COUPES PAS LA PASTA LUNGA, PETIT CLOPORTE.

La pasta rigata vs. la pasta liscia – Les textures sont différentes, ici c’est uniquement une question de goût et de sensations. La pasta rigata – rayée – a tendance à retenir davantage la sauce, tandis qu’elle court élégamment sur la pasta liscia – lisse, bien plus légère. On utilise d’ailleurs beaucoup la pasta liscia dans le sud de l’Italie.

La pasta all’uovo – farine et œufs. Riche. Typique d’Émilie-Romagne. Cuisine de terre, donc vas-y franco avec tous les produits de la terre. Viande, champignons, etc.

 

2) Quand tu as un doute, de la région italienne d’origine tu t’inspireras.

Parfois tu peux être déstabilisé, parce que la sauce n’est ni épaisse ni liquide, les morceaux ne sont ni petits ni gros. Pour éviter un faux-pas, inspire-toi de la région ou de la ville d’origine. Le pesto alla genovese ? De Genova. Donc avec leurs Trenette. Donc plutôt pasta lunga. Il ragù alla bolognese ? D’Emilie-Romagne, donc en avant avec la pasta all’uovo. Les fruits de mer ? Plutôt Sud de l’Italie donc plutôt pasta lunga et liscia. La Carbonara ?… non je vais encore crier, ce n’est pas bon pour ma pression artérielle, il ne vaut mieux pas, on va encore me dire que les Italiens parlent fort et on va trouver du sang sur les murs.

 

3) Aux Italiens, toujours raison tu donneras.

Uniquement pour éviter des débats inutiles. Les Italiens. La Pasta. Les Étrusques. La Nazionale. Pas de débat.

 

4) D’usage de peu d’ingrédients tu feras.

Peu d’ingrédients, sans jamais noyer la pasta. Sauf si tu fais un bouillon de pâtes un soir d’hiver, près de la cheminée, emmitouflé parce que tu es un peu malade – évidemment.

 

5) Un héros tu choisiras, et autour tu composeras.

Comme dans les films. Un personnage principal, et le reste pour sublimer. Donc fais ton casting : le basilic, les tomates, une viande, un poisson, les pâtes elles-mêmes (essaye juste de cuisiner al dente des spaghettis avec un filet d’huile d’olive, et tu comprendras), les fruits de mer, etc.

 

6) Les pâtes jamais tu ne mélangeras.

LES PÂTES JAMAIS TU NE MÉLANGERAS ENTRE ELLES.

SOUS AUCUN PRÉTEXTE.

 

7) « Marmiton.org » tu hackeras et tu anéantiras.

Je t’en supplie. Pour mon hypertension et mon arythmie cardiaque.

 

8) Des pâtes fabriquées en Italie exclusivement tu achèteras.

Pour tous les jours, les Barilla, Agnesi, Riscossa, etc sont très bien.

Pour les occasions, De Cecco, mais surtout Voiello. La semoule utilisée par Voiello est de la meilleure qualité qui soit, bien supérieure à celle de De Cecco, et est travaillée grâce à la « trafilatura a bronzo » qui donne cette texture si recherchée aux pâtes.

Et que ce soit clair. Hormis les pâtes « fraîches » donc faites sur le moment, il n’existe pas de différence entre les pâtes « artisanales » et les pâtes « industrielles ». C’est une énormité marketing qu’on essaye de te vendre, car sache que la plupart des pâtes naissent industriellement avant de naître à la maison. C’est l’industrie qui a inventé le plus de variantes de formats de pâtes. Donc, ne te fais pas avoir par une appellation qui n’en est pas une.

Et Lustucru et Panzani sont autant Italiens que je suis supportrice du PSG.

 

9) De te la péter tu cesseras.

Arrête avec ton bobo-isme qui me donne envie de remuer cette fourchette dans la plaie. Les pâtes, c’est simple, c’est bon, c’est fait avec un peu de fantaisie et d’imagination. Donc ton traiteur qui te vend des pâtes à 6 euros le paquet, je t’ordonne de les lui enfoncer dans le pif crues une par une. With love from Flo.

 

10) Une touche de magie tu ajouteras.

Compose. Invente. Imagine. Rêve. C’est tout.

Ceux qui me disent que la cuisine italienne n’est pas très variée n’ont rien compris. Maintenant, toi tu sais. La pasta, c’est un remède imparable contre la lassitude. On ne s’ennuie jamais quand on part à la chasse au trésor. Et chacune de ces petites pâtes a tellement d’histoires à raconter. Elles font partie de la famille.

Tu sais, il y a quelques principes de base à respecter, effectivement. Mais au-delà de ça, c’est avant tout une question de sensations. Les Italiens le savent parce que c’est dans leur ADN de savoir choisir les pâtes. Ils le savent c’est tout. Des siècles d’expérience derrière eux. À tous les coups, ils trouvent la bonne combinaison, et le coffre au trésor s’ouvre comme par magie.

Marier les pâtes à la sauce qui va bien, c’est mettre un joli poème en musique. Une mélodie harmonieuse et douce.

C’est fascinant.

On a tous un peu d’Italie en nous. Il faut juste réaliser que c’est possible. Et que c’est juste là, à portée de mains.

 

Andiamo alla caccia al tesoro ?

 

A presto.

 

@flonot

 

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Le fief de Gustave Courbet : Ornans

Dimanche 14 août, visite à Ornans avec une chaleur quasi méditerranéenne du sud. Heureusement il n'y a pas de canicule car il fait frais la nuit. Aline a visité le musée Courbet, pendant que je promenais Iota à qui on interdisait d'améliorer ses connaissances en histoire de l'art. J'ai fait des photos de la loue, du pont et de la passerelle tous les deux fleuris, mais il était trop tôt ou trop tard et la lumière trop vive interdisait les bonnes photos.

Une petit restau sympa où j'ai mangé pour le première fois depuis des années une tête de veau, excellente et très copieuse, Aline s'en tenant à des filets de truite.

Juste quelques photos :

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14 août 2016

Escale à Besançon

De notre camp de base sur les rives de la Loue chère à Courbet, à Arc en Sénans, nous sommes allés vendredi et samedi à Besançon. Nous avons dû faire l'impasse hélas sur la citadelle, pour cause de Iota non admise in situ et la visite était trop longue pour que nous pussions la faire à tour de rôle. 

Cependant nous avons pris beaucoup de plaisir à déambuler dans la boucle du Doubs qui enserre la vieille ville un peu comme le Tage à Tolède. Le temps est au grand beau en ce moment et ça va durer encore un peu. Bien sûr, après la Chaux de Fonds et le Locle j'ai complété la triade avec le musée du temps. Je n'en aurais manqué que deux sur cinq, ceux de Morteau et de Villers sur Lac.

Des hôtels particuliers de toute beauté, de belles places et de jolis monuments dans une ville d'une grande propreté. Pause repas à la terrasse ombragée d'une brasserie qui jouxte le musée du temps, juste derrière le théatre dont la facade aux colonnes ioniques (elles sont doriques à la Saline) est aussi l'oeuvre de Claude-Nicolas Ledoux.

C'est la première fois que je mets les pieds en Franche Comté, et ça vaut le voyage. Si j'osais je dirais que je vais aller dans le Jura mais un peu tard et qu'on m'y reprendra, je n'en ferai pas un fromage (elle est pire que la marée de Morteau d'il y a quelques jours, non?).

je ne m'étais pas chargé en matériel photo, juste mon petit compact Fuji dont je suis ravi, et voici d'abord des photos de rue, sans prétention, puis le musée du temps.

 

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Les colonnes ioniques de la façade du théatre ledoux :

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Très curieux, ces boutiques incrustées tout autour de l'abside, et elles ne sont pas juste autour, elles s'enfoncent dans l'édifice religieux :

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Les colonnes romaines de Marc Aurèle ne sont ni doriques ni ioniques mais corinthiennes :

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Le musée du temps :

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 Dans certains tableaux on mettait une vraie montre dans le clocher :

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Les vitrines et un éclairage détestable rendent les photos très difficiles dans ce musée :

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La Leroy 1905 aux 24 complications :

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Ouf! Ce billet sur Besançon est achevé dans la peine! Outre un débit wifi limite, beaucoup de bugs inhabituels sur canalblog qui m'ont obligé à m'y reprendre moult fois pour charger les photos.

Prochain post : Ornans, la ville de Gustave Courbet où nous étions hier. Aujourd'hui repos, peut-être un tour à Arbois tout près d'ici, après la grosse chaleur (30° à 35° l'après-midi) avant d'aller plus au sud demain. En attendant Iota se baigne dans la Loue qui longe notre lieu de villégiature.

 

 

 

 

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12 août 2016

Visite à Arc et Senans

La saline royale d'Arc et Senans. Un fiasco commercial et industriel - 30000 à 40000 quintaux de sel par an pour un objectif à 60000, des erreurs technologiques graves notamment dans la conception et la mise en peuvre des saunoducs - mais un chef d'oeuvre d'architecture. Précurseur génial de le Corbusier, Claude-Nicolas Ledoux a réalisé une cité ouvrière dans son ensemble, personne ne l'avait fait avant lui. L'architecture est lumineuse, puisant dans les symboles maçonniques en vogue à cette époque (colonnes doriques, delta, éléments solaires...).

Cité autarcique centrée sur le sel, avec les revenus de la gabelle pour le Roi et la gestion par les fermiers généraux de sinistre mémoire. Le sel venait sous forme de saumure, dans des saumoducs enterrés, d'abord en bois puis en fonte, en suivant les méandres de la Loue. Mais cet acheminement était le talon d'Achille du système, le dernier avatar, rupture d'une conduite en fonte qui stérilisa toutes les cultures alentours en les recouvrant de saumure, conduisit à la fermeture de la saline au XIXè siècle.

La cité abritait tous les ouvriers, tous les corps de métier, elle fabriquait tout ce dont elle avait besoin, des poëles à chauffer la saumure pour faire du sel en passant par tous les outils nécessaires jusqu'à l'entretien et la maintenance des bâtiments.

Les habitants des alentours étaient révoltés, le bois leur était interdit car il servait à chauffer le sel, ils n'avaient aucun retour économique de cette industrie, et les fermiers généraux ne leur accordaient même pas des miettes.

Merci à notre guide, passionnante, compétente, qui pendant plus d'une heure nous fit visiter le site.

Voici les images de cette cité radieuse avant la lettre :

 

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11 août 2016

En conclusion du séjour en Suisse : le saut du Doubs

Dernière journée passée en Suisse avant le retour en France. Nous sommes descendus à pied sur le bord du Doubs et avons embarqué, côté suisse bien sûr (côté français c'est nettement plus en amont, à Villers sur lac) dans un promène couillon pour aller près du saut du Doubs.

Ce n'est certes pas Iguaçu, d'autant plus que la hauteur du lac est un mètre en dessous de son niveau normal, la cascade est un peu maigrelette. Comme je me suis amusé à le dire ailleurs, c'est qu'il y a des marées dans le Doubs, des marées faibles certes mais indiscutables et liées à la saucisse. Les marées de Morteau.

(Promis, je peux faire encore pire!!!!)

Le matin nous sommes allés au belvédère côté suisse, juste en face du belvédère du bas côté français. Puis petit restau sympa côté français après avoir franchi la passerelle et balade vers le belvédère du haut. Les deux côtés sont très différents. La vue est beaucoup plus belle côté français, il y a un chemin revêtu alors qu'il est en terre côté suisse, et côté français il y a les marchands du temple, ambiance Lourdes ou Mont Saint Michel du pauvre. le coucou franc-comtois en plastoc massif, la cloche à vaches que j'ai failli mettre au cou de Iota, et tout ce qu'il y a de plus kitsch et de mauvais goût.

Mais d'abord les photos de la croisière le matin, vers le saut du Doubs :

 

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Ci-dessus comment on le voit côté suisse, ci-dessous comment on le voit côté français. Y a pas photo si j'ose dire!

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La grotte du Roi de Prusse, où eut lieu une rencontre impériale :

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Les hauteurs des crues marquées sur la roche :

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Suite des heures helvètes

Nous avons quitté le camping de Cudrefin pour aller au Locle, plus précisément aux Brenets, pratiquement à la frontière française, au bord du lac que forme le Doubs en amont du saut du Doubs.

La température a singulièrement fraîchi, 5° à l'aube, 15 dans la journée. Plus confortable que les 36,5° que l'ami Urs signale à Moussac.

Le Locle est une cité quasi exclusivement horlogère, avec notamment la manufacture Zénith, les montres mécaniques les plus précises qui soient, grâce au mouvement El Primero et sa vitesse d'oscillation. Le Locle c'est aussi Ulysse Nardin, avec une grande tradition de chronomètres de marine qui équipaient les flottes de grands voiliers civils ou militaires. C'est aussi Baume et Mercier, et il y en a d'autres.

La place du marché du Locle avec sa fontaine, puis la mairie à la façade étonnante et son escalier vraiment bizarre :

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Le musée de l'horlogerie, très différent de celui de la Chaux de Fonds. Moins de pièces, moins de mécanismes spectaculaires, mais une ambiance feutrée de collection avec des horloges sur tous les murs de toutes les pièces. Les tic tac et les sonneries sont partout. Mise en valeur avec des meubles d'époque, et en prime deux projections vidéo 3D très intéressantes.

Une grande partie des collections est due à une donation de Maurice Sandoz.

Ce musée est situé dans une splendide demeure, sur les hauteurs du sommet du mont qui surplombe le Locle :

 

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Une horloge à régulateur (l'aiguille des heures et celle des minutes ne sont pas coaxiales), magnifique :

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Encore une horloge Bréguet :

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07 août 2016

Le centre nature de la Sauge

Le centre nature de la Sauge, à deux pas de notre lieu de villégiature, est situé sur la rive sud du lac de Neuchâtel, le long de la Sauge, rivière qui contribue à relier les différents lacs.

Des affuts pour photographes sont posés le long des étangs. Je suis allé dans celui de l'observation des martins-pêcheurs.

J'ai à peine osé sortir mon matériel à côté du photographe que l'on voit au premier plan sur la première photo. Entre son Canon 5Ds, son Canon 7D MkII, son 500mm Canon à miroir, son 300-500 et son pied qui dit papa-maman, fait presse-citron et allume cigare, il y en a pour 3 fois ce que je trimballe dans mon sac.

Affut décevant en fait, un seul martin-pêcheur vient de temps en temps se faire mitrailler, rien de plus.

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Balade à Berne

De Ins à Berne une demi-heure de trajet. Aller retour pour 2 adultes et un chien, 75€, et en seconde classe!

Quelques photos de rue, où nous avons croisé une manifestation... bouddhiste!

Les montres sont aussi chères qu'en France, pas d'affaire à faire.

Quelques images :

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Pas génial pour la photo, les fils des trams :

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L'Aar que je ne connaissais que par les mots croisés :

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06 août 2016

L'homme et le temps à la Chaux de Fonds

Au programme hier le Musée International de l'Horlogerie à la Chaux de Fonds, la ville natale de le Corbusier.

Ce musée est sis dans un bunker creusé dans la roche. Il montre des merveilles de l'origine de l'horlogerie jusqu'aux derniers progrès.

Voici quelques images :

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Ici une représentation cosmologique époustouflante de précision et de beauté :

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Une horloge Bréguet :

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Là ce n'est pas une horloge, mais un mécanisme garde temps et garde rythme qui envoie toutes les minutes une impulsion à un certain nombres d'horloges ainsi synchronisées, comme dans les gares ou les villes :

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Un automate représentant un turc fumant le narguilé et buvant le thé :

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Réflexion métaphysique sur l'homme et le temps, qui me rappelle beaucoup "melancholia" de Dürer :

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Melancholia :

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Deux villas construites par le Corbusier à la Chaux de Fonds, sa ville natale, la première pour ses parents :

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La vue des Alpes qu'ils disent, mais là faut les croire sur parole :

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04 août 2016

Autour de Neuchâtel

Vacances en Suisse. On dirait la Norvège. Non je ne parle pas des lacs, des montagnes ou des villes. Je parle du coût de la vie. Curieux quand même que les deux seuls pays d'Europe à ne pas être dans l'union européenne soient les deux plus riches. Quand je dis que je suis pour le Frexit, un ami me dit d'un air supérieur "on va peser lourd dans le monde!" Il n'a rien compris. Marre de tout ce qu'on a pas le droit de faire chez nous parce que les technocrates vendus de Bruxelles ne veulent pas. Un petit chez soi est préférable à un grand chez les autres.

Mais là n'est pas le sujet. Nous sommes à Cudrefin, rive sud du lac de Neuchâtel, d'où nous rayonnons pendant quelques jours. Neuchâtel, puis la Chaux de Fonds avec le musée de l'horlogerie, le Locle, la ville de Zenith et du mouvement el Primero, le saut du Doubs juste à la frontière et la vue des Alpes entre la Chaux de Fonds et Neuchâtel.

Plus tard, Berne, la vallée de Joux (Audemard-Piguet, Bréguet, Jaeger le Coultre), le réserve ornithologique de la Sauve puis retour en France vers le Doubs et la Franche-Comté.

Voici des images de Neuchâtel :

 

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27 juillet 2016

En mémoire du père Hamel, témoin de la foi

Editorial du journal La Croix, aujourd'hui :

 

En mémoire du père Hamel, témoin de la foi

 

À Saint-Étienne-du-Rouvray, comme partout dans le monde, le bien ne fait pas de bruit. Peu d'entre nous auraient eu l'occasion d'entendre parler du père Jacques Hamel, s'il n'avait été égorgé alors qu'il célébrait la plus humble des messes, celle d'un mardi matin du temps ordinaire, dans une paroisse sans histoire.

Ce prêtre né en 1930 avait depuis longtemps dépassé l'âge de la retraite, mais il tenait bon, vaille que vaille. Sur une photo comme on en trouve sur le site de tant de paroisses, tellement banale et soudain tellement emblématique, on le voit allumer encore une fois le cierge pascal, symbole de la victoire de la vie sur la mort. Avec une poignée de paroissiens assaillis avec lui – dont, à l'heure où j'écris, une personne grièvement blessée – le père Hamel incarne un peu ce christianisme des modestes. Une Église qui n'a pas lâché les milieux populaires. Une Église dont on ne parle jamais, mais vers laquelle beaucoup de Français savent pouvoir se tourner un jour, pour une naissance, un deuil, une écoute. Une Église qui, en effet, ne fait pas de bruit, qui ne revendique rien, qui ne donne aucune leçon, mais qui reste là. Fidèle. Évangélique.

Cette Église parle de paix et d'amour dans un monde que hantent les marchands de mort. Serait-elle bébête, nunuche ou, selon le mot à la mode, « bisounours » ? Beaucoup, y compris parmi les chrétiens, voudraient que l'on crie vengeance. Tentation bien compréhensible, presque instinctive. De plus en plus souvent accusée de naïveté dans sa relation avec l'islam, voire d'aveuglement sur les causes du mal, l’institution catholique devra trouver les mots pour répondre. À Saint-Étienne-du-Rouvray, le modèle d'un christianisme du « vivre ensemble » est atteint, celui qui croit en la fraternité de tous les croyants et qui cherche à préserver le lien social dans des quartiers souvent délaissés par la puissance publique. Le gouvernement devra répondre de questions plus concrètes encore, et malheureusement légitimes. Il devient politiquement difficile de prétendre que l'on a tout fait et que l'on a tout essayé. Pourquoi, par exemple, l'un des deux assassins était-il en liberté conditionnelle quoique fiché « S » ?

Mais il faut lutter sans haine, et c'est toute la différence. Le projet de Daech est de nous placer sous son emprise mentale et de susciter la guerre de tous contre tous, dont une nouvelle guerre des religions. Face à la barbarie d'inspiration djihadiste, la tentation de la violence mimétique affleure. Y résister, ce n'est pas être faible. C'est… résister, justement. Ne rien lâcher, y compris et surtout de nos valeurs, voilà le devoir de tout Français et le travail de tout chrétien. « Nous prêchons un messie crucifié » et c'est notre folie au yeux du monde, disait saint Paul. « Dieu ne partage pas notre haine » : j'ai retrouvé cette phrase de Desmond Tutu, l'évêque anglican qui lutta contre l'apartheid. De tout temps, de tout époque, jamais le fondement du christianisme n'a changé. « Ces ennemis aussi, nous devons les aimer », écrivait le pasteur alsacien Charles-Eugène Weiss, le 29 novembre 1943. Enrôlé de force par les nazis, Weiss fut tué peu après, à 21 ans, sur le front russe.

Pour finir, on pense évidemment aux frères de Tibhirine et au succès du film Des hommes et des dieux. La fertilité des témoins de la foi est aussi mystérieuse qu'admirable. De la mort du père Hamel, tué alors qu'il faisait mémoire de la mort et de la résurrection du Christ, surgit la vie et, peut-être, une force nouvelle d'évangélisation. Son martyre, car c'en est un vrai, offre une prédication d'une totale limpidité : face au djihadisme, le devoir des chrétiens est de demeurer chrétiens, sans se tromper sur le sens de la foi. Même déchristianisée, même désorientée, même apeurée, la société française attend cela de nous. De nous, elle n'attend même que cela.

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Climat : va-t'on nier l'évidence longtemps?

(infos données par J.P. Bardinet)

On nous bassine avec un terrrrrible réchauffement climatique qui va tous nous griller, et qui permet de justifier d'absurdes et ruineuses politiques climat-énergie.

Mais, dans le même temps, il fait froid et il neige en Afrique du Sud : http://iceagenow.info/heavy-snow-south-africa-3/

L'expédition Polar Ocean avait pour but de montrer que le passage Nord-Est est navigable en été. Pas de chance, car la banquise est trop étendue et bloque tout passage : http://polarocean.co.uk/tracking/

Les températures estivales de l'Arctique sont particulièrement basses. http://ocean.dmi.dk/arctic/meant80n.uk.php

Un réchauffement glacial dévaste l'agriculture en Amérique du Sud : http://iceagenow.info/record-cold-brazil-video/

Noël en juillet au Canada : record de neige de 1966 battu dans les Territoires du Nord.  http://www.cbc.ca/n…/canada/north/nwt-snow-july-20-1.3687585

Le réchauffement climatique froid et neigeux frappe aussi l'Argentine : http://iceagenow.info/argentina-heavy-snowfall-leaves-peo…/…

La température moyenne a chuté de 0,5°C après le pic d'El NIno en février dernier. Cette chute est la plus rapide connue.
http://nsstc.uah.edu/climate/

Mais tout ce qui n'est pas conforme à la doxa réchauffiste est frappé d'omerta par la propagande...Delirium Carbonum ! ...

 

Easterbrook-Natural_global_warming

 

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22 juillet 2016

Députés complices de crimes

Les députés de la liste ci-dessous, en refusant l'amendement sur la fermeture des mosquées salafistes, deviennent de facto complices des terroristes et des assassins.

 

Capture-d’écran-2016-07-20-à-20

 

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18 juillet 2016

Du sang sur les mains de nos dirigeants

Certes il y a eu des attentats avant hollandouille et il y en aura après, certes il y en a eu ailleurs, et il y en aura encore ailleurs.

Mais ce gouvernement à réuni toutes les conditions pour augmenter le risque et provoquer le drame, d'où les réactions politiques que je ne condamne pas au contraire. Ce n'est pas de l'indécence, c'est de la lucidité. Sauf quand des errements sarkosiens indignes remettent sur le tapis l'abolition de la peine de mort, minable racolage des voix des bas-fonds.


Hollandouille et ses sbires ont transformé le principe de laïcité en un athéisme militant et radical avec christianophobie exacerbée et complaisance avec l'islam. Cf les attentats anti-chrétiens au Kenya où jamais le mot de chrétien n'a été proféré dans les commentaires officiels, ça lui aurait écorché la langue à hollandouille.


La politique d'immigration est propre à sécréter des tueurs comme celui de Nice. Quand à droite certains disent que les migrants peuvent abriter des terroristes dans leurs rangs, on crie au fantasme de l'extrême droite, idem pour les agressions sexuelles. Et pourtant tout est avéré.


Le laxisme ahurissant qui découle du passage de Taubira la nuisible au ministère dit de la justice est un amplificateur de plus. On sait que pour Charlie les auteurs avaient bénéficié d'une indulgence coupable qui leur a permis de tuer.


Assez de dire c'est la fatalité, ça aurait été pareil avec d'autres. Le ministre de l'intérieur , le premier ministre et le président hollandouille ont du sang sur les mains.

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13 juillet 2016

Aluminium et vaccins

C'est la grande controverse, c'est le sujet pointé du doigt par Henri Joyeux, ce qui lui a valu d'être radié de l'Ordre des Médecins.

Actuellement on ne peut pas dire que les effets imputés à l'aluminium sont établis. On ne peut pas dire non plus que l'aluminium est anodin. La preuve reste à faire dans un sens ou dans l'autre.

L'aluminium n'est pas là pour faire joli. C'est un adjuvant qui augmente la réponse immunitaire et sans lequel le vaccin serait moins efficace.

Voyons le point des études sur le sujet, ensuite je vous parlerai de mes recommandations en terme de vaccination.

http://vaccination-info.be/questions-reponses/questions-sur-le-contenu-du-vaccin/les-vaccins-contenant-de-l-aluminium-sont-ils-dangereux

- Les biopsies musculaires chez les patients présentant des douleurs diffuses se font surtout sur le deltoide, qui est le lieu de vaccination. Ce n'est pas très étonnant d'y trouver de l'aluminium qui s'élimine très lentement puisqu'on en a injecté à cet endroit.

- Les douleurs observées sont en général diffuses, non liées au point d'injection. Mais s'il s'agit d'une réaction de l'organisme à l'aluminium, de type immunitaire ou autre, ce n'est pas un argument pour écarter la responsabilité du métal.

- Aucune biopsie n'a été pratiquée chez des sujets vaccinés n'ayant eu aucune réaction. Il serait intéressant de comparer pourtant!

- Dans son rapport de juillet 2013 "aluminium et vaccins", le Haut Conseil de Santé Publique estime qu'aucun risque n'est établi permettant de remettre en cause le principe de la vaccination dont l'efficacité est, elle, établie.

Seuls sont obligatoires les vaccins Diphtérie Tétanos et Poliomyélite. Henri Joyeux a raison de critiquer une vente forcée des vaccins autres tétra, penta ou hexavalents. Personnellement je recommande le pentavalent, avec Coqueluche et Hépatite B (voir post d'hier), surtout chez le nourrisson. Rappelons que les rares cas de suspicion de sclérose en plaques après vaccin surviennent exclusivement chez l'adulte jeune, surtout de sexe féminin, et JAMAIS chez le bébé.

Le ROR, non obligatoire, est souhaitable.

Le BCG, obligatoire, est impératif, on est en pleine recrudescence de tuberculose.

Je suis réservé sur la vaccin préventif des infection à papillomavirus chez la jeune fille, en prévention du cancer du col de l'utérus. Des informations contradictoires me sont parvenues, j'en reparlerai quand j'aurai plus d'éléments.

 

 

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12 juillet 2016

Hepatite B. Faut-il vacciner?

La controverse sur les vaccinations bat son plein après la radiation d'Henri Joyeux de l'Ordre des Médecins. Radiation que je trouve honteuse même si je ne partage pas tout ce que dit Henri Joyeux.

Avant de revenir dans un post ultérieur sur l'ensemble du sujet, je voudrais ici me focaliser sur l'hépatite virale. Très décriée en raison d'un hypothétique lien avec la sclérose en plaques, dont la fréquence chez les vaccinés est très faible, et la relation cause-effet non démontrée.

Voici un extrait du rapport de l'OMS à ce sujet :

En 2001, plus de 700 cas d’affections démyélinisantes du système nerveux central dont la distribution épidémiologique était proche de la distribution naturelle de la sclérose en plaques ont été signalés aux autorités françaises, la plupart chez des femmes adultes. Le délai entre la dernière dose de vaccin et l’apparition des symptômes neurologiques allait de 1 jour à 5 ans (délai médian: 60 jours). Aucun cas n’a été signalé chez les enfants de moins de 25 mois alors que 1,8 million de bébés ont été vaccinés. Neuf études épidémiologiques ont été menées au total pour estimer le risque (à supposer qu’il y en ait un) d’un lien entre la vaccination anti-hépatite B et une première atteinte ou une rechute de sclérose en plaques. Malgré un odds ratio légèrement élevé, aucune des études initiales ne met en évidence une augmentation statistiquement significative du risque; les toutes dernières études ne révèlent aucun accroissement du risque. L’analyse des données émanant des déclarations spontanées et des études épidémiologiques ne confirme pas l’existence d’un lien de cause à effet entre le vaccin anti-hépatite B et la sclérose en plaques. L’explication la plus plausible est qu’il s’agit d’une coïncidence.

Comme l'indique le texte ci-dessous tiré du Lancet, l'hépatite B est devenue la première cause de mortalité par infection, devant le SIDA, la tuberculose et même le paludisme. Le risque lié à l'hépatite est incommensurablement plus élevé que le risque potentiel lié à la vaccination. Il ne faut pas hésiter à protéger la population contre ce fléau.

Hépatite virale : le taux de mortalité mondial dépasse celui dû au SIDA et à la TB

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À retenir

  • Les décès liés à l’hépatite virale dans le monde ont augmenté de 63 % en 23 ans, tandis que les décès associés au VIH, à la tuberculose et au paludisme ont diminué. 

Conception de l’étude

  • L’étude de la charge mondiale de morbidité (Global Burden of Disease) estimait la morbidité et la mortalité liées aux infections aiguës par le virus de l’hépatite B (VHB), le virus de l’hépatite C (VHC), le virus de l’hépatite A et le virus de l’hépatite E, de même que la cirrhose et le cancer du foie s’y rapportant, dans 188 pays entre 1990 et 2013.
  • Les années de vie corrigées en fonction de l’invalidité (disability-adjusted life-years, DALY) représentaient la somme des années de vie perdues (years of life lost, YLL) et des années vécues avec invalidité (years lived with disability, YLD).

Principaux résultats

  • Les décès dûs à l’hépatite virale aiguë, à la cirrhose et à la maladie du foie ont augmenté de 63 %, passant de 0,89 million (IC à 95 % : 0,86–0,94) en 1990 à 1,45 million (IC à 95 % : 1,38–1,54) en 2013, l’augmentation étant plus particulièrement influencée par la croissance démographique.
  • Les YLL et les YLD ont augmenté de 34 %, passant de 31,0 millions (IC à 95 % : 29,6–32,6) et de 0,65 million (IC à 95 % : 0,45–0,89) à 41,6 millions (IC à 95 % : 39,1–44,7) et à 0,87 million (IC à 95 % : 0,61–1,18), respectivement ; les DALY sont passées de 31,7 millions (IC à 95 % : 30,2–33,3) à 42,5 millions (IC à 95 % : 39,9–45,6).
  • L’hépatite virale est passée du 10e au 7e rang des principales causes de mortalité dans le monde.
  • Les régions comptant le plus grand nombre de décès liés à l’hépatite en 2013 étaient l’Amérique du Nord à revenu élevé (48 600) et l’Asie de l’Est (459 700).
  • Le VHB et le VHC combinés étaient responsables de 96 % de la mortalité liée à l’hépatite virale et de 91 % des DALY connexes en 2013, une constatation qui n’a pratiquement pas changé depuis 1990 (92 et 84 %, respectivement).

Limites

  • Lacunes dans les données ; données limitées sur l’étiologie du VHB, par rapport au VHC, pour ce qui est des complications ; recours à des données de séroprévalence.

Pourquoi est-ce important ? 

  • Si les décès liés au virus de l’hépatite ont augmenté pour atteindre 1,45 million, ceux dûs au SIDA, à la TB et au paludisme ont diminué pour respectivement atteindre 1,3 million, 1,4 million et 855 000.

Le taux de mortalité liée au VHC dépasse le taux combiné de toutes les autres maladies à déclaration obligatoire combinées

A propos de ce résumé

Source: Lancet

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