04 novembre 2009
Lévi-Strauss et l'Islam. Suite.
Suite à certaines questions, voici des extraits plus complets du texte de Lévi-Strauss dans les dernières pages de "Tristes Tropiques". Précisons que ce texte date de plus d'un demi-siècle.
Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.
(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore.
(…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants.
Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons: le retrouve en lui l’univers d’où le viens; l’Islam, c’est l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le mêmes esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. Comme l’Islam est resté figé dans sa contemplation d’une société qui fut réelle il y a sept siècles, et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions efficaces, nous n’arrivons plus à penser hors des cadres d’une époque révolue depuis un siècle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous accorder à l’histoire; et encore trop brièvement, car Napoléon, ce Mahomet de l’Occident, a échoué là où a réussi l’autre. Parallèlement au monde islamique, la France de la Révolution subit le destin réservé aux révolutionnaires repentis, qui est de devenir les conservateurs nostalgiques de l’état des choses par rapport auquel ils se situèrent une fois dans le sens du mouvement.
Les hommes ont fait trois grandes tentatives religieuses pour se libérer de la persécution des morts, de la malfaisance de l’au-delà et des angoisses de la magie. Séparés par l’intervalle approximatif d’un demi-millénaire, ils ont conçu successivement le bouddhisme, le christianisme et l’Islam ; et il est frappant de marquer que chaque étape, loin de marquer un progrès sur la précédente, témoigne plutôt d’un recul. Il n’y a pas d’au-delà pour le bouddhisme ; (….) Cédant de nouveau à la peur, le christianisme rétablit l’autre monde, ses espoirs, ses menaces et son dernier jugement. Il ne reste plus à l’Islam qu’à lui enchaîner celui-ci : le monde temporel et le monde spirituel se trouvent rassemblés. L’ordre social se pare des prestiges de l’ordre surnaturel, la politique devient théologie. En fin de compte on a remplacé des esprits et des fantômes auxquels la superstition n’arrivait tout de même pas à donner la vie, par des maîtres déjà trop réels, auxquels on permet en surplus de monopoliser un au-delà qui ajoute son poids au poids déjà écrasant de l’ici-bas.
Levi-Strauss
Ceux qui me lisent régulièrement savent que je suis un admirateur de l'anthropologue qui vient de disparaître. J'ai écrit ici-même certaines impressions au fil de ma lecture de "Tristes Tropiques". Depuis j'ai abordé son étude du totémisme.
Il est un des rares auteurs à avoir vu ses œuvres publiées dans la Pléiade de son vivant. C'est dans cette édition d'ailleurs que je suis en train de lire.
Je n'ai pas trop entendu rappeler ses positions sur l'Islam, que j'ai déjà évoquées ici, dans le concert de louanges qui a suivi sa mort. Je vais vous faire une injection de rappel (à propos d'injection ma probable grippe A est guérie grâce à une association miracle de punch antillais et d'épices very hot avec les accras hier) :
L'Islam selon Levi-Strauss :
"Le souci de fonder une tradition s'accompagnait d'un appétit destructeur de toutes les traditions antérieures."
"Grande religion qui se fonde moins sur l'évidence d'une révélation que sur l'impuissance à nouer des liens au-dehors."
"La
fraternité islamique est la converse d'une exclusive contre les
infidèles qui ne peut pas s'avouer, puisque, en se reconnaissant comme
telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants."
"...cette conviction obstinée qu'il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt."
"L'Islam c'est l'Occident de l'Orient."
Et Levi-Strauss de conclure que l'Islam s'est érigé en barrage contre la réconciliation Orient-Occident.
03 novembre 2009
Assiduité relâchée
Oui, je sais, je n'ai pas écrit grand chose depuis quelque temps.
Dès que je vais mieux je reviens.
J'ai la crève depuis 5 jours. Si ce n'est pas la grippe A ça y ressemble quand même pas mal...
Défense de rigoler...
29 octobre 2009
Grippe A bilan, je ne suis pas le seul !
Voici un extrait de la presse du jour :
SANTE - Derrière le discours officiel, les inquiétudes des soignants qui disent subir des pressions...
«C'était juste une caresse.» Pierre Carli, chef du Samu de Paris vient de se faire vacciner, et veut rassurer son monde. Mais la situation n'est pas aussi idyllique que le tableau présenté mardi devant la presse par Roselyne Bachelot à l'occasion du lancement officiel de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Les professionnels de santé, premiers concernés, ont déjà évoqué leurs réticences. Aujourd'hui, ils dénoncent un discours culpabilisant et des pressions des autorités sanitaires.
«La vérité fait tache»
Difficile, en effet, d'entrer en contact avec des soignants visés par la première vague de vaccination. Toute tentative est invariablement renvoyée vers les communiquants des hôpitaux. «La vérité fait tache, la moitié des médecins et les deux tiers des infirmiers refusent la vaccination pour eux-mêmes», explique à 20minutes.fr Thierry Amouroux, secrétaire général du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI CFE CGC).
«Ils ont même eu du mal à trouver des volontaires pour la venue de la ministre à l'hôpital Necker», s'amuse Thierry Amouroux. Mais selon lui, pour pallier la faible participation des professionnels, ces derniers subissent des pressions de leur hiérarchie. «La direction insiste auprès des cadres supérieurs, qui répercute sur les cadres de santé, jusqu'aux soignants», décrit le syndicaliste.
Un «discours culpabilisateur»
Une insistance qui colle avec «le discours culpabilisateur» du gouvernement, selon lui. La veille, la ministre de la Santé a de nouveau fait appel au sens des responsabilités des soignants en les incitant à faire un «geste citoyen». «La vaccination n'est pas obligatoire mais fortement recommandée», a martelé en écho Didier Houssin, directeur général de la Santé.
«Nous ne sommes pas contre la vaccination», a tenu à préciser Thierry Amouroux. Cependant, les soignants estiment qu'elle devrait être réservée aux «populations pour lesquelles le rapport bénéfices/risques est significatif». Et leurs inquiétudes ne concernent pas que leurs petites personnes. Thierry Amouroux annonce le fonctionnement des centres de vaccination pour la population générale, tel qu'il est prévu, «induit des dérogations aux pratiques habituelles d'injection» qui sont autant de manquements à la sécurité. Rendez-vous après les vacances de la Toussaint.
Vaccin grippe A : bilan local
Dans mon service, la campagne de vaccination a démarré. Avec un succès foudroyant. Sur plusieurs dizaines de personnes (médecins, infirmières, aides-soignantes ...) trois ont cédé devant la pression "médiatique" et se font vacciner...
Mais je suis jaloux de mes collègues néphrologues dans le même hôpital. Dans leur service ils arrivent au score faramineux de zéro vaccination...
28 octobre 2009
Je vieillis
Oui. Je vieillis. Je le vois sur une chose très simple. Depuis un certain nombre d'années je roule en cabriolet. Jusqu'à présent, je décapotais dès qu'il ne pleuvait pas, quelle que soit la température extérieure. Chauffage et sièges électriques chauffants, casquette en polaire avec oreillettes, même par près de 0° (il fait rarement moins chez nous même au plus fort de l'hiver), même de nuit, je décapotais.
Et là, je me surprends chaque matin, quand il fait seulement 15 ou 16°, à garder la capote en place pour ne la plier qu'à midi pour aller déjeuner, quand les 20° sont atteints. Et je recapote dès le coucher du soleil.
Décidément, c'est clair, je vieillis...
Tout commentaire désobligeant qui en rajouterait une couche sera sanctionné sévèrement par une condamnation sans appel à se faire vacciner contre la grippe A. Non mais des fois...
26 octobre 2009
SuperLoeb
Sixième titre et superbe victoire pour Seb. Un palmarès en rallye qui est de l'ordre de celui se Schumacher en F1. Avec une grande différence. Tout le monde (pilotes d'hier et d'aujourd'hui, patrons d'écurie, journalistes, amateurs avertis) s'accorde à dire que Loeb est le meilleur pilote de rallye de tous les temps. Alors que pour Schumacher, même si son palmarès est quasiment inégalable, ça se discute avec Fangio, Clark, Stewart, Prost ou Senna pour savoir qui était vraiment le meilleur.
Pas de discussion de ce type possible pour Loeb. Ce week-end j'ai été époustouflé par la manière. Vendredi la bataille fait rage. Seb prend l'avantage de peu sur Hirvonen. Personne n'existe plus en face des deux leaders, un gouffre les sépare des suivants - dont un ancien champion du monde qui est loin d'être un manche (Solberg)- qui ne sont pas sur la même planète. Samedi, alors qu'on le croyait à fond, Seb allume la post combustion. Vlan ! 30 secondes d'avance en 2 spéciales seulement. Incrédule, Hirvonen croit que sa voiture a un problème. On vérifie, il n'y a rien, elle marche parfaitement. Loeb était encore une planète plus loin. Dimanche tout était joué, Loeb perd du temps sur une perte de puissance, mais contrôle, et Hirvonen voit son capot moteur s'ouvrir et venir se plaquer sur son pare-brise à la réception d'une bosse. Capot et dix de der pour Loeb.
Il n'aurait pas été scandaleux qu'Hirvonen soit champion du monde, il est largement du niveau de certains anciens champions. Mais il n'a pas eu de chance. Il est en face du meilleur de tous les temps. Et j'aime bien l'objectif qu'il se fixe. Ce n'est pas seulement d'être champion du monde un jour, c'est de l'être avant que Loeb ne se retire, de le battre à la régulière.
Chapeau à tous les deux !!!!
La dictée délicieuse
Régalez-vous comme moi avec le texte de cette dictée, d'une grande virtuosité :
La dictée...pour François de CLOSETS!!!
DICTEE (Le petit texte, que je vous laisse savourer, ou pour donner en dictée a été trouvé dans un vieil almanach
Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.
De ce mariage, est né un fils aux yeux pers.
Monsieur est le père, Madame est la mère.
Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère.
Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.
Aucun des deux n'est maire. N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.
Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !"
FIN
23 octobre 2009
Les pilotes oublient d'atterrir
L'actualité nous livre parfois des infos savoureuses et délectables...
L'histoire de ces pilotes qui ont branché le pilote automatique, ont coupé la radio et se sont livrés à une discussion animée qui leur a fait dépasser leur destination de plusieurs centaines de kilomètres m'a vraiment réjoui. On a même fait décoller des chasseurs pour le retrouver car on croyait à un détournement !!
Riez comme moi, lisez l'article ICI.
22 octobre 2009
Le village d'Astérix existe !
Oui, ce village existerait vraiment, ce serait Erquy, en Bretagne. Les similtudes sont frappantes et le Nouvel Obs y consacre un joli article.
Lire ICI.
21 octobre 2009
Loeb et la F1: les cons de la FIA
Toujours aussi cons à la FIA. On n'a trouvé aucun tueur à gages pour virer Mosley. Enfin... Il se casse bientôt ... Qu'il ait vite un petit cancer ... Non, un gros ... Et qu'on n'entende plus parler de lui sauf de ses souffrances réjouissantes.
On peut résumer ainsi le scénario qui a fait refuser sa super licence à Loeb par la FIA pour le dernier Grand Prix de la saison :
Phase 1 :
- Non Sébastien, tu n'as pas le droit de t'entrainer, les essais privés sont interdits pour diminuer les coûts.
Phase 2 :
- Non Sébastien, tu n'auras pas ta super licence, tu ne t'es pas assez entrainé.
La FIA c'est toujours "face je gagne pile tu perds".
20 octobre 2009
Suicides à France Télécom : précisions
Précisions par rapport au billet ci-dessous :
Le taux de suicides par an dans la population française est de 40 pour 100000 chez les adultes de plus de 25 ans.
On recense près de 200000 agents à France Télécom. On peut donc s'attendre à ce qu'il y ait 80 suicides par an dans cette entreprise sans que cela signifie quelque chose du côté de la responsabilité de France Télécom.
Pour voir les statistiques en détail lire ICI.
Suicides à France Télécom
Je vais certainement choquer, mais je vais relativiser les évènements.
Sans nier qu'il y ait un comportement de la DRH qui a pu agir sur le stress et contribuer à certains suicides, je voudrais rappeler que le taux de suicides (nombre de suicides par rapport à l'effectif) est moindre à France Télécom que chez les médecins par exemple. Il ne dépasse pas tant que ça le taux de la population générale.
Ce n'est pas parce qu'on travaille à France Télécom qu'on est immunisé contre la dépression et les accès mélancoliques comme tout un chacun. Je crois qu'une bonne partie des suicidés de France Télécom se seraient suicidés de toute façon en raison d'une pathologie psychiatrique sous-jacente.
Le stress de la fonction publique
Une amie de ma fille cadette, juriste, avait trouvé un CDD pouvant déboucher sur un CDI à la Caisse d'Allocations Familiales. Elle vient de se faire virer.
Quand ils se sont aperçus qu'elle abattait en une journée le travail que ses collègues faisaient en une semaine, ils n'ont pas prolongé le CDD pour "inadaptation à ce poste". Non mais des fois qu'elle aurait obligé ses collègues à bosser normalement !!!
Un de mes meilleurs amis en a bien ri. Quand il était étudiant, il avait trouvé un job d'été d'un mois à la Sécu. Il s'agissait de classer des documents dans les dossiers appropriés. Effarés par son rendement, ses collègues l'ont rappelé à l'ordre dès la première heure de boulot. En un mois il a lu tranquillement une quinzaine de bouquins, classant une fiche de temps en temps, surtout pas plus vite que ses collègues.
Un audit à la Sécu sur la productivité, et il n'y a plus de trou : on vire les 3/4 du personnel et ça marche beaucoup mieux pour bien moins cher. Sans pousser personne au suicide!
19 octobre 2009
F1 TF1 et l'info
Hier soir, au journal de 20H, Claire Chazal commente le GP du Brésil et nous avons droit à quelques images : Jenson Button et son écurie Brawn GP sont champions du monde.
A l'issue de ce bref reportage, on ne sait même pas que Mark Weber a gagné la course. Bravo pour l'exhaustivité de l'info! Je sais, le GP venait d'être diffusé en direct, mais en cette fin de week end certains rentrent chez eux juste pour les infos. Nous aurions pu avoir une petite image du podium ou de l'arrivée de Weber, qui ne méritait pas un tel mépris.
14 octobre 2009
Crédit revolving : interdire ?
Le problème du crédit revolving tient plus à ses taux d'intérêt qu'à son principe. Il faudrait plafonner ces taux et considérer qu'au delà de 8 à 10% par exemple (à titre indicatif) on est dans un taux usuraire à proscrire. Quand on voit de petites gens qui sont obligés de payer leurs courses au supermarché avec une carte revolving qui leur facture 20% et plus d'intérêt (sans ce crédit usuraire ils ne peuvent même pas s'acheter de quoi manger), qu'ils sont obligés de prendre un autre revolving pour payer le premier, etc..., on a envie de rétablir la peine de mort juste pour les banquiers.
Un banquier, c'est quelqu'un qui vous prête un parapluie par beau temps et vous le réclame dès qu'il pleut.
Etre Parisien : la honte?
Depuis que les nouvelles immatriculations sont entrées en vigueur, les Parisiens ne mettent que rarement le 75 comme département en bas et à droite de la plaque. Ils préfèrent leur département de naissance, ou celui de leur résidence secondaire.
C'est si honteux et inavouable d'être parisien?
Lire l'article du Figaro en cliquant ICI.
12 octobre 2009
Ariège sauvage
Nous avons décidé de passer quatre jours dans un pays sauvage, dans la chaleur des tropiques. On nous a conseillé l'Ariège. Mais le climat est beaucoup trop pical pour moi, la preuve :
D'abord il faut trouver des indigènes pour demander son chemin.

Il faut aller dans les souks pour trouver de quoi seller sa monture.

Ensuite il faut affronter les bêtes sauvages.

Il faut aussi se réfugier dans sa case pour échapper à la chaleur écrasante du soleil.

Enfin nous arrivons à nous abriter sous un parasol au bord d'une plage de rêve, toujours sous une chaleur écrasante.

Ensuite nous cuisons à la broche l'animal exotique que nous avons chassé :

Nous avons quitté les tropiques ce matin, et nous voici de retour en attendant de nouvelles aventures...
09 octobre 2009
Pirates, Marine nationale et AIS
Des pirates somaliens ont été capturés alors qu'ils attaquaient par erreur, de nuit, le navire amiral de la flotte française, le ravitailleur "La Somme" qu'ils avaient confondu avec un cargo.
Je ne crois pas qu'il s'agissait d'une erreur. Ils sont plutôt tombés dans le piège qui leur était tendu. Tous les navires de commerce ont un AIS, cet émetteur récepteur qui fonctionne par GPS et VHF et qui transmet les caractéristiques du navire : nom, catégorie, numéro d'identification, vitesse, cap ...
Les pirates repèrent leurs cibles par un récepteur AIS (sans émetteur évidemment). Un bâtiment militaire est normalement clairement identifié ainsi. Les pirates ne l'attaquent alors pas. S'il coupe l'émission de son AIS, ce que ne doivent pas faire les navires de commerce, il devient suspect et les pirates ne l'attaquent toujours pas.
Je suis persuadé que les navires militaires peuvent prendre de fausses identités AIS et que c'est ça qui a piégé les pirates.
Nihil novi sub sole, lors des chasses que menaient les frégates et autres vaisseaux à voile, il était courant qu'ils arborent de faux pavillons pour ne montrer les vraies couleurs qu'au moment de l'assaut.
08 octobre 2009
Mitterand : homo lave plus blanc
Dans "l'affaire Mitterand", son homosexualité avouée, sa pédophilie niée, je n'ai pas d'opinion tranchée, mais les réactions de chacun m'amusent. Chacun réagit non pas en fonction des faits, des résultats d'une enquête, mais en fonction de ce qu'il est censé dire, soit au nom d'une doctrine (la famille Le Pen) soit au nom d'un règlement de compte envers un socialo passé à l'ennemi (Montebourg).
Quelle que soit la vérité, je suis choqué par le lynchage a priori. Montebourg demandant le limogeage sans délai de Mitterand avant même qu'il ne se soit expliqué laisse préjuger des méthodes de justice expéditive qu'il emploierait s'il était au pouvoir. Je n'aime pas particulièrement notre ministre de la culture, mais ce Montebourg est parfaitement haïssable dans son comportement antidémocratique et négationniste de ce qu'est la justice. Pourvu qu'il n'ait jamais la moindre once de pouvoir. Cet homme est dangereux pour la France.
Entendons-nous bien, je ne suis pas naïf, Mitterand s'est peut-être tapé quelques mineurs moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Mais ceux qui le fustigent n'en ont rien à foutre, il veulent sa peau pour des raisons de rancune personnelle et partisane.
Alors, j'irais volontiers défendre cet homme, que je n'aime pas particulièrement, dont je pense qu'il a peut-être fait ce qu'on lui reproche, parce que ce n'est pas pour de "bonnes raisons" qu'on l'attaque ainsi.
Je défends ici quelqu'un que je n'apprécie guère. J'ai dit lors de la mort de Michael Jackson que j'avais trouvé son intervention choquante. Mais lors de la curée indigne, je suis de son côté.
De nos jours, André Gide serait emprisonné pour ce qu'il a écrit. Qu'il l'ait fait ou non.
(pour ceux qui doutent : il l'a fait).







