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19 janvier 2018

LES PLUS CHAUDES…- est-ce grave docteur?

Sur le blog de Reynald Du Berger :

https://duberger.me/2018/01/18/les-plus-chaudes-est-ce-grave-docteur/

 

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J’ai ressenti beaucoup d’hostilité de la part de membres d’un groupe d’amateurs de météo qui s’expriment sur une page Facebook , quand j’ai osé questionner leur affirmation d’un réchauffement climatique anthropique comme cause des inondations qui ont éprouvé récemment des résidents de la rue Saint-Léandre à Québec. Je suis un scientifique et professeur d’université à la retraite. Je fais donc peu d’affirmations mais pose beaucoup de questions à ceux qui en font. Je tente aussi de développer cette attitude de rigueur prudente chez les jeunes des écoles que je visite.

 

Hier, La Presse publiait à sa façon un communiqué de l’ONU (le Grand machin) présenté ainsi à ses lecteurs « Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti jeudi l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme «exceptionnel» du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle. »

Pour le lecteur sans formation scientifique, le fait que l’ONU, un organisme reconnu internationalement, donc faisant autorité aussi bien en science du climat qu’en économie mondiale, le verdict était tombé et indiscutable. Nous courons vers la catastrophe d’ici la fin de ce siècle à moins de prendre des mesures sévères pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). 

« Les plus chaudes jamais enregistrées ». 

Voici quelques questions que je pose à La Presse, qui peut les relayer ensuite à l’ONU, laquelle peut les balancer à son tour à son groupe qu’elle a consacré comme formé d’ « experts » sur le climat, le GIEC.

De quelle température parle-t-on? De la température moyenne annuelle globale (TMAG) bien sûr. Comment cette TMAG est-elle évaluée depuis l’avènement des satellites? Quel est le degré de précision? Et avant l’ére satellitaire on disposait de thermomètres dans des stations météorologiques. Or, on a démontré que 80% environ des mesures thermométriques en territoire américain ne sont pas fiables, donc sont à rejeter. La Terre est recouverte aux 2/3 par des océans. De quoi dispose-t-on comme mesures des températures en mer? Essentiellement des mesures faites sur les routes des bateaux. Routes toujours les mêmes. Un capitaine part avec son cargo de South Hampton et se dirige à Shangai, via Panama. Il fait escale aux Antilles et embarque quelques caisses de bon rhum. De temps en temps, s’il n’est pas trop éméché, il lance un seau à la mer, le ramène et y plonge un thermomètre. Puis il consigne la température dans son livre de bord. Quelle est la valeur de ces mesures, surtout si le capitaine s’appelle Morgan? Pourtant, des climatologues ont réparti ces mesures toutes faites sur des routes de bateau, sur une grille océanique uniforme de x degrés par x degrés, avec une valeur assignée au centre de chaque cellule, prétendant obtenir ainsi un portrait de l’évolution des températures à la surface de la mer pour l’époque pré-satellitaire! Pour les 2/3 de la surface de la Terre, on ne dispose donc d’aucune donnée de température fiable avant l’ère des satellites!

Pour les époques pré-thermométriques on ne dispose que de proxies comme les carottes de glace, la dendrologie, l’analyse isotopique ou l’étude des sédiments de fonds de lacs. Et plus on recule dans le temps, moins ces proxies sont fiables. 

« Les années les plus chaudes » , mais les plus chaudes de combien et quelle est l’étalon de comparaison? Quelle année ou quelle plage d’années choisit-on comme référence et pourquoi? Quelle est la précision de cette référence? 

Je suis loin d’être certain que les scientifiques du climat sont en mesure de répondre à toutes ces questions. Mais elles sont pourtant importantes et fondamentales si l’on prétend faire des comparaisons et sonner des alarmes. Ce sont les questions que le lecteur devrait poser aux médias comme La Presse, qui lui lancent de tels « avertissements ». – a averti jeudi l’ONU- et « des chiffres qui montrent un rythme «exceptionnel» du réchauffement ». Quel est ce rythme (accélération?) et en quoi est-il exceptionnel? La « crosse » (la signification n’est pas la même au Québec qu’en France) de hockey de Mann figure pourtant toujours dans les manuels scolaires malgré que le GIEC l’ait écartée de ses derniers rapports depuis que deux Canadiens ont démontré qu’elle était une supercherie. 

Je ne répéterai jamais assez qu’en science, celui qui fait une affirmation a le fardeau de la preuve, contrairement au sceptique qui lui, ne peut absolument pas prouver la non existence de quelque chose qui n’existe pas. Voici donc quelques énoncés que j’invite les scientifiques, politiques, médias, groupes activistes et citoyens à commenter ou a tenter de réfuter. 

Les climato-alarmistes affirment que :

1- il y a un réchauffement climatique depuis le début de l’ère industrielle

2- ce réchauffement est essentiellement dû à notre consommation de carburants fossiles causant l’émission de gaz à effet de serre (GES)

3- si l’on ne réduit pas ces émissions de GES, nous nous précipitons tout droit et de façon accélérée, vers des températures moyennes annuelles globales (TMAG) qui nous mènent à la catastrophe, voire à l’apocalypse, d’ici à la fin de ce siècle.

Ils prétendent que leurs trois affirmations sont sûres à 95%, comme l’American Geophysical Union, -dont j’ai honte d’avoir été membre pendant plus de 35 ans- , l’a déclaré dans son déplorable manifeste. Ils prétendent également que 97% des scientifiques aptes à se prononcer sur le sujet, penchent en leur faveur.

De mon côté, si j’admets (1), j’exprime des doutes sérieux sur (2) et (3). Je pense que les températures prédites pour la fin du siècle sont nettement exagérées. Je ne pose donc aucune affirmation, mais oppose plutôt à leurs affirmations les 7 énoncés suivants, que je les invite à commenter, ou à tenter de contredire.

1- Il n’y a aucune preuve d’un réchauffement climatique anthropique (RCA) significatif.

2- Il n’y a pas de consensus dans la communauté scientifique à ce sujet. Le pseudo 97% , lancé par l’article des Australiens  Cook et. al., ne résiste pas à l’analyse critique et en est en réalité un de moins de 3% . Aucune étude , aucun sondage parmi la communauté scientifique apte à se prononcer ne démontre un quelconque consensus. Comment identifie-t-on un scientifique apte à se prononcer? 

3- Il n’y a aucune observation ni aucune  donnée qui démontre que les événements météorologiques  dits « extrêmes » (comme les récentes inondations au Québec, les sécheresses – feux de forêts- de Fort McMurray, les ouragans Harvey, Irma, Jose)  deviennent de plus en plus fréquents et sévères à cause de ce supposé RCA.

4- Au fur et à mesure que le temps passe et que les données et observations s’accumulent, les prévisions issues des modèles climatiques s’écartent de plus en plus des observations par satellites et par ballons sondes.- i.e. les modèles sont entachés d’énormes erreurs , et ces modèles sont donc invalides- 

5- Il n’y a aucune accélération démontrée de la montée du niveau des océans.

6- La température moyenne annuelle globale stagne ou augmente à peine depuis maintenant plus de 20 ans en dépit du fait que 40% de toutes les émissions humaines de gaz à effet de serre l’ont été au cours de ces mêmes 20 dernières années. Les climato-alarmistes ont-ils une explication ? 

7- Des chercheur$,, politique$, groupe$ activiste$ et média$ y trouvent leur compte et ont de$ intérêt$ évident$  à entretenir le dogme, l’ignorance et donc la crédulité climatique.

Si certains de ces énoncés peuvent être démontrés comme faux, je m’inclinerai. J’invite en attendant mes concitoyens à faire preuve de rigueur de pensée, puisque c’est de science qu’il s’agit et à ne pas hésiter à mettre en demeure ces scientifiques, médias, politiques et groupes activistes de prouver leurs affirmations.

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18 janvier 2018

Trump et les fake news

Le site internet du parti Républicain GOP.com a explosé hier soir lorsque dans un tweet, le président américain a annoncé la publication de sa liste des pires Fake News de 2017. La voici :

  1. Paul Krugman, du New York Times, qui a affirmé le jour où Trump a gagné l’élection présidentielle, que l’économie ne se redresserait jamais de la victoire de Trump ! La bourse est à 26 000 points, la croissance est à 4%, et le chômage est au plus bas à 4,2% ! (Bon : je ne suis pas du tout d’accord avec ce premier choix. Trump se trompe manifestement et il confond opinion et fait. Krugman n’a pas publié une fausse information, il n’a pas trafiqué la réalité, il a donné son point de vue. Il se trompait profondément certes. Peut-être qu’il savait qu’il se trompait et qu’il peut-être qu’il était de mauvaise foi. Cela ne constitue pas une Fake News mais une opinion)
  2. ABC News : Brian Ross a plombé les marchés dans une spirale descendante avec une fausse info sur une soi-disant complicité de Trump avec la Russie que révélerait son conseiller Michael Flynn. ABC a sanctionné son journaliste d’une mise à pied de 4 semaines sans salaire.
  3. CNN a faussement rapporté que le candidat Donald Trump et son fils Donald J. Trump, Jr. avaient eu accès aux emails des Démocrates piratés par WikiLeaks, alors qu’ils les ont eu quand ils étaient déjà dans le public. CNN a corrigé son article.
  4. Immédiatement après sa prise de fonction, le TIME a implicitement accusé Trump de racisme en affirmant que le président Trump avait retiré un buste de Martin Luther King, Jr. du Bureau ovale. Le journaliste du Time mentait, la Maison-Blanche a immédiatement publié les photos embarrassantes :
  5. Le Washington Post a faussement rapporté que le meeting politique du Président à Pensacola, en Floride, était vide, alors qu’il s’est tenu à guichets fermés. Dave Weigel, journaliste malhonnête, a montré une photo de l’arène vide prise plusieurs heures avant que la foule ne commence à affluer. Il a fini par s’excuser et supprimer son tweet quand des dizaines de twittos ont publié des photos de l’événement plein à craquer.
  6. CNN a édité une vidéo pour faire croire que le Président Trump était en train de suralimenter des poissons pendant une visite avec le Premier ministre japonais. C’est le Premier ministre japonais lui-même, lequel avait commencé à nourrir les poissons, qui a dénoncé la Fake News.
  7. CNN a annoncé à grand renfort de tambours une rencontre entre Anthony Scaramucci juste nommé à la Maison-Blanche, avec des Russes, afin de solidifier la piste d’une collusion entre Trump et la Russie pour voler l’élection. CNN s’est immédiatement rétractée quand Scaramucci a haussé le ton : CNN savait que la révélation était mensongère, et la chaîne a prétexté une « rupture importante dans le processus ».
  8. Newsweek a rapporté que la Première Dame polonaise Agata Kornhauser-Duda avait refusé de serrer la main du Président Trump. Il a suffi de publier les photos pour que Newsweek soit humilié– ce qui, comme tous les médias précédemment cités, ne l’a pas empêché de recommencer.
  9. CNN a publié que l’ancien directeur du FBI James Comey contesterait l’allégation du président Trump selon laquelle on lui a dit qu’il n’était pas sous enquête. Quand James Comey a confirmé les propos de Trump, CNN a publié un communiqué pour corriger sa Fake News qui accusait Trump d’être un menteur : CNN était le menteur (source : thehill.com/cnn-issues-correction-after-comey-statement-contradicts-reporting)
  10. Le New York Times a faussement prétendu sur sa première page que l’administration Trump avait caché un rapport sur le réchauffement climatique. Le 9 août, le NYT admettait que son article était faux, et que le rapport était public depuis des mois… (source : thehill.com/climate-report-already-made-public)
  11. Et enfin, et surtout : » la collusion avec la Russie ! » La collusion russe est peut-être le plus grand canular perpétré contre le peuple américain. Après un an d’efforts, la nomination d’un enquêteur spécial, trois enquêtes du Congrès, et les enquêtes engagées par les journalistes d’investigation, aucun début de preuve n’a été découvert parce que l’affaire est un immense hoax pour gogos !

Par ailleurs, alors que les médias ont consacré 90 % de leur temps (selon l’étude d’Harvard et l’enquête du Pew Research Center) à la couverture négative ou la publication de fausses nouvelles sur Trump, le Président a obtenu les résultats suivants dont les médias n’ont pas parlé :

  1. L’économie a créé près de 2 millions d’emplois et a gagné plus de 8 milliards de dollars depuis l’investiture du président.
  2. Les Afro-Américains et les Hispaniques connaissent le taux de chômage le plus bas de l’histoire.
  3. Le président a signé des réductions d’impôt et des allégements fiscaux historiques pour les travailleurs américains qui n’ont jamais été vus depuis le président Reagan.
  4. Le plan du président Trump visant à réduire les réglementations et tracasseries administratives a dépassé sa demande de « 2 réglementations supprimées pour 1 réglementation nouvelle », et a atteint 22 suppressions pour chaque nouvelle mesure réglementaire adoptée.
  5. Le président a déclenché le boom énergétique américain en mettant fin à la réglementation de l’ère Obama, en approuvant le pipeline Keystone, en mettant aux enchères des millions de nouvelles terres pour l’exploration énergétique et en ouvrant à l’exploitation les immenses réserves inexploitées des zones désertes de l’arctique.
  6. ISIS est en débâcle, après avoir été écrasé en Irak et en Syrie, alors qu’Obama disait ne pas pouvoir mieux faire que les « contenir ».
  7. Le Président Trump a tenu sa promesse de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l’État d’Israël et a chargé le Département d’État de commencer à relocaliser l’ambassade.
  8. Avec l’encouragement du Président Trump, un plus grand nombre de pays membres paient leur juste part pour la défense commune au sein de l’Alliance de l’OTAN.
  9. Trump a signé la Loi sur la responsabilité des administrations envers les anciens combattants et la protection des dénonciateurs d’actes répréhensibles pour permettre aux cadres supérieurs de l’Administration de se débarrasser des brebis galeuses et des fonctionnaires défaillants, et a pris des mesures pour protéger les dénonciateurs.
  10. Le président Trump a enfin tenu sa promesse et nommé le juge constitutionnaliste Neil Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis.

Je ne sais pas si le président Macron, qui paraît-il a fait de la chasse aux Fake News un de ses chevaux de bataille, est honnête dans sa démarche, et qu’il ne s’agit pas en réalité d’un tour de passe-passe pour censurer les médias de la «fâcheuse sphère» qui révèlent ce que les médias nationaux ne veulent pas qu’on publie.

Je peux cependant affirmer sans me tromper qu’aucun média traditionnel n’est dans le viseur Fake News du président français. S’ils l’étaient, le président aurait déjà réclamé que les médias de service public respectent la neutralité de leur mandat. Pourtant ils sont les principaux pourvoyeurs de Fake News.

Mon père disait : si on te ment une fois, honte sur lui, si on te ment deux fois, honte sur toi. Vous n’imaginez pas combien font encore confiance à des journalistes dont ils ont eu la preuve qu’ils mentaient.

J’ai dans ma vie été quelques rarissimes fois roulé. Mais personne ne m’a jamais roulé deux fois. J’éprouve je l’avoue ma totale incompétence à comprendre mes amis, et le public en général, qui gobent les bobards des médias qu’ils ont vu mentir.

Le lien vers le site :

https://www.dreuz.info/2018/01/18/trump-montre-la-voie-a-macron-en-annoncant-les-gagnants-du-trophee-fake-news-avec-les-preuves/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29 

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16 janvier 2018

Vaccins : les nouvelles règles du jeu

Article paru dans le serveur professionnel Univadis, pas de lien pour le grand public :

Saisie par la DGS (Direction Générale de la Santé), la HAS (Haute Autorité de Santé) a fait le point sur l'exigibilité des vaccinations en collectivité pour les enfants. Elle rappelle que le Code de la santé publique (article R.3111-17) stipule que « l'admission dans tout établissement d'enfants à caractère sanitaire ou scolaire, est subordonnée à la présentation soit du carnet de santé, soit des documents en tenant lieu attestant de la situation de l'enfant au regard des vaccinations obligatoires. » Elle précise que « ces dispositions valent notamment pour les crèches, les garderies, les domiciles d'assistants maternels, les écoles et les colonies de vacances. » Si à l'admission, l'enfant n'a pas reçu les vaccinations obligatoires, les parents ont trois mois pour les faire effectuer. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a supprimé la sanction encourue par les parents en cas de refus de vaccination (six mois d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende).

Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, l'obligation vaccinale porte sur les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. La HAS insiste sur le « caractère indispensable » de l'ensemble des rappels des deux premiers vaccins, ainsi que de celui contre la coqueluche, aux âges de 6 ans et de 11-13 ans pour conférer une protection à long terme. En revanche, il est possible que l'obligation vaccinale pour le rappel du vaccin anti-poliomyélitique à ces âges disparaisse : elle est « historique et non liée à un rationnel immunologique ou épidémiologique  . »

Pour les enfants nés après le 1er janvier 2018, il y a désormais 11 vaccins obligatoires (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hépatite B, rougeole, rubéole, oreillons, méningocoque C, Haemophilius influenza B  , pneumocoque). La HAS préconise l'examen du statut vaccinal pour chacune des onze valences concernées avant l'entrée en collectivité.

Les nourrissons de moins de 6 mois doivent avoir reçu au minimum une dose de chaque valence requise pour son âge dans le calendrier vaccinal en vigueur (DTCaP, Hib, Hep B et pneumocoque).

Ceux âgés de 6 à 12 mois doivent avoir reçu les deux doses de vaccins DTCaP, Hib, Hep B et pneumocoque, ainsi qu'une dose de vaccin contre le méningocoque C.

Ceux âgés de 13 à 18 mois doivent avoir reçu l'ensemble des doses du calendrier vaccinal de la première année de vie (DTCaP, Hib, Hep B et pneumocoque), ainsi qu'au moins une dose des vaccins requis dans la seconde année de vie (ROR et méningocoque C).

Une fois la vaccination débutée, il est nécessaire de poursuivre l'immunisation selon le calendrier vaccinal en vigueur. Si les doses exigibles supplémentaires n'ont pas été administrées avant l'entrée en collectivité, elles devront l'être au plus tôt dans les suites de l'admission, en fonction de l'âge de l'enfant, de la date de la dernière dose reçue et du délai minimum entre les doses préconisé par le schéma de vaccination figurant au calendrier vaccinal.

Le maintien en collectivité des nourrissons au-delà de l'âge de 18 mois requiert qu'ils aient reçu l'ensemble des doses de vaccins obligatoires (3 doses de vaccins DTCaP, Hib, Hep B, pneumocoque – 2 doses de vaccins méningocoque C et ROR).

Ces consignes ne sont évidemment valables que si l'enfant n'a pas de contre-indication médicale reconnue à la vaccination.

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08 janvier 2018

collectif des climatoréalistes : voeux 2018

 
Bonne et heureuse année 2018
 
Bonne et heureuse année 2018
 

L'Association des climato-réalistes vous souhaite une bonne et heureuse année 2018 et vous propose un florilège de brèves extraites de ses bulletins d'informations parus au cours de l'année 2017

DÉFORESTATION : LA DÉSINFORMATION « EN MARCHE »

Un page du site d’En-Marche proclame : « 1 km2 de forêt disparaît à chaque seconde dans le monde » : 1 km2 par seconde égale 31,5 millions de km2 par an. « Le plus gros des mensonges médiatiques » explique l’économiste Rémy Prud’homme. N° 75 (06/11/2017)

CANICUL BÉNITS

Trente épisodes caniculaires ont été recensés entre 1850 et 2006 dont août 1911 l’un des mois les plus chauds de l’histoire et 1947 (40°C à Paris les 27 et 28 juillet). Emmanuel Leroy Ladurie indique qu’au dix-huitième siècle siècle les canicules pouvaient se répéter plusieurs étés consécutifs : ainsi les années 1705, 1706 et 1707, et le « couple brûlant » (sic) des années 1718 et 1719 « avec sauterelles africaines jusqu’au Languedoc ». N° 70 (30/06/2017)

LE CO2 EST LE NUTRIMENT DES PLANTES

Les observations satellitaires ont mis en évidence un verdissement de la planète : une récente étude publiée dans la revue Nature montre une augmentation de la couverture forestière en Afrique subsaharienne pendant la période 1992-2011. N° 69 (09/06/2017)

LA QUESTION DE LA TRANSITION ÉNERGETIQUE EST ELLE BIEN POSÉE ?

Un rapport de l’Académie des sciences estime que Dans l’état actuel du débat, nos concitoyens pourraient être conduits à penser qu’il serait possible de développer massivement les énergies renouvelables comme moyen de décarbonation du système en le débarrassant à la fois des énergies fossiles et du nucléaire. Nous voulons ici rappeler un certain nombre de vérités. N° 68 (12/05/2017)

ÉNERGiE PROPRE, SECRETS SALES

Le magazine anglais The Economist a publié un article intitulé « Les secrets sales de l’énergie propre » (clean energy’s dirty secret) qui attire l’attention sur les problèmes posés par les politiques énergétiques : ruine des producteurs, ruine des consommateurs, risque de rupture d’approvisionnement. N° 64 (04/03/2017)

LE HIATUS N'EST PAS UN MIRAGE

John Bates ancien scientifique de la NOAA révèle que l’étude de Tom Karl et al. 2015 était destinée à « discréditer la notion d’un hiatus de réchauffement planétaire …et influencer les délibérations nationales et internationales sur la Politique climatique » . On se souvient aussi que, lors de la sortie de l’article de Karl et al., Stéphane Foucart titrait avec la foi du charbonnier son article : «La "pause" du réchauffement climatique était un mirage » N° 61 (09/02/2017)

STABILITE DU NOMBRE DES ÉVÉNEMENTS EXTRÊMES

Le dernier rapport de la société d’Assurance AON montre que le nombre d’événements extrêmes (tremblements de terre inclus) est resté remarquablement stable sur la période 2000-2016. N° 60 (04/02/2017)

LA MÉMOIRE CLIMATIQUE DES HOMMES EST COURTE

Qui se souvient des hivers 2005-06 ou 2008-2009 ou encore de la vague de froid meurtrière en Europe lors de l’hiver 2012 ? Selon l’historien du climat Emmanuel Garnier, l’espérance de vie moyenne d’un événement anormal dans la mémoire des gens est de l’ordre de 2 à 5 ans. n° 58 (20/01/2017)

Retrouvez tous nos bulletins sur ce site ou sur Skyfall.fr (pour les publications antérieures au 15 mars 2017)

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07 janvier 2018

Un an de Trump

PUBLIÉ PAR  GUY MILLIÈRE LE 7 JANVIER 2018

À la fin de la troisième semaine du mois de janvier, cela fera un an que Donald Trump est à la tête des États-Unis.

À de très rares exceptions près, les commentateurs français se refusent toujours à comprendre qui il est, ce qu’il fait et quelles sont les lignes directrices de sa politique intérieure et de sa politique étrangère.

J’ai expliqué tout cela dans un livre, La Révolution Trump ne fait que commencer*, mais il semble que les commentateurs français ne l’ont pas lu et préfèrent continuer à recopier les inepties qu’ils trouvent dans le New York Times et le Washington Post.

Redisons, dès lors, ce qui doit l’être.

  1. Donald Trump est un homme d’affaires qui a géré avec succès une entreprise présente sur les cinq continents, et valant plusieurs milliards de dollars pendant plus de quatre décennies (ce qui est plus difficile que d’écrire un article dans un journal), avant de considérer que son pays était en danger et devait être sauvé de la perdition.
  2. Il a choisi de se présenter à l’élection présidentielle pour être élu et pour mener une opération de redressement. Il a conçu un programme économique et géopolitique en concertation avec quelques-uns des meilleurs esprits américains.
  3. Il a gagné grâce à une stratégie électorale lucide et remarquable, en éliminant, du côté républicain, seize politiciens expérimentés, en terrassant la machine Clinton-Obama-grands médias, et en annonçant d’emblée qu’il allait gagner en l’emportant dans des Etats réputés impossibles à gagner par un candidat républicain (Michigan, Pennsylvanie, Wisconsin).

Il s’efforce depuis son entrée en fonction de mettre son programme en œuvre. Il a, malgré les obstacles, et le harcèlement de ses multiples ennemis (démocrates, establishment républicain, grands médias, gauchistes, Etat profond, pseudo-conservateurs) d’ores et déjà accompli immensément.

Sur un plan intérieur, il a voulu et veut, après huit années d’une présidence qui a soutenu des organisations criminelles, telles que Black Lives Matter, remettre de l’ordre à l’intérieur des États-Unis, ce qui implique de redonner confiance à la police et à la justice, et de redonner du dynamisme à l’économie.

La remise en ordre à l’intérieur du pays est en cours, même si le New York Times, le Washington Post, et la plupart des commentateurs français ne le disent pas. La police sait qu’un Président qui la respecte est en place et fait son travail. La criminalité recule. Les gangs les plus importants, tels le MS 13, sont démantelés ou en voie de l’être. Quand bien même des juges gauchistes mis en place sous Obama sont toujours là, de nombreuses nominations ont été effectuées par Donald Trump, et la justice fédérale recommence peu à peu à faire son travail elle aussi. La nomination du juge Gorsuch à la Cour Suprême a assuré que celle-ci restera du côté de la préservation de la Constitution et du Bill of Rights.

L’économie a redémarré. La croissance atteint ou dépasse nettement trois pour cent en rythme annuel (ce qui n’était pas arrivé depuis plus de neuf ans). Le chômage indique désormais une situation de plein emploi et atteint son niveau le plus bas depuis dix-sept ans, 4 pour cent (chiffre qui correspond au chômage frictionnel, constitué par le temps consacré par une personne pour passer d’un emploi à un autre). Une vague de déréglementation sans précédent est enclenchée. La réforme fiscale la plus profonde depuis les années Reagan vient d’être votée, et tout en baissant nettement les impôts de toutes les familles et tous les individus, elle baisse plus nettement encore les impôts sur les entreprises, ce qui favorise investissements, innovations et créations d’emploi. Elle a inclus l’abolition de l’Obamacare, système d’assurance santé monolithique et coûteux, en rétablissant la liberté de s’assurer et de choisir son assureur. La production d’énergie a été relancée et débarrassée des restrictions et asphyxies mises en place sous Obama, et la sortie des Etats-Unis des accords de Paris sur le «climat» avait ce but : le pays est énergétiquement indépendant, et devient exportateur d’énergie. Les accords commerciaux et financiers liant les Etats-Unis au reste du monde sont en cours de renégociation aux fins qu’ils servent au mieux les intérêts américains.

Donald Trump, ce doit être rappelé face aux désinformateurs, n’a jamais été protectionniste. Il entend créer des rapports de force dans les relations commerciales internationales : c’est ce que font les hommes d’affaires. C’est ce qu’il fait.

La police des frontières fait à nouveau pleinement son travail, et l’immigration clandestine recule très nettement. Il y a une diminution de soixante-dix pour cent de l’entrée d’immigrants clandestins dans le pays aujourd’hui. Les immigrants clandestins auteurs de crimes et délits sont systématiquement arrêtés et expulsés. Le financement fédéral versé aux villes sanctuaires a été interrompu.

***

Sur un plan international, Donald Trump entend aussi remettre de l’ordre, et revenir à un ordre du monde où les États-Unis assument leur rôle de principale puissance du monde libre et de principal défenseur de la liberté.

Cela implique de soutenir et récompenser les amis des États-Unis et de faire face et de punir les ennemis des États-Unis, ce qui, par-delà les fluctuations, a été la ligne directrice de la politique étrangère des États-Unis jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Barack Obama.

Ce qui en découle est la volonté d’endiguer la Corée du Nord, et le récent voyage de Donald Trump en Asie avait essentiellement ce but.

N’en déplaise aux aveugles volontaires, ce voyage a été un succès.

Le Japon et la Corée du Sud ont compris qu’ils pouvaient compter sur les États-Unis face au danger, et le discours prononcé par Donald Trump à Séoul a été un discours majeur.

Donald Trump a demandé à la Chine de Xi Jinping de contribuer à asphyxier le régime nord-coréen et a fait jouer des arguments économiques. La Chine a un besoin vital du marché américain et Donald Trump le sait. L’asphyxie du régime Kim Jong-Un est en cours, même si la Chine (et la Russie) ne respectent pas encore pleinement leurs promesses. Le but est de réfréner le régime, de l’empêcher d’être menaçant. Cela ne peut se faire par la guerre, Donald Trump le sait et n’utilisera les moyens militaires qu’en dernière extrémité. Cela peut se faire par la pression. La pression est exercée. Le discours de Donald Trump vis-à-vis de la Corée du Nord a été un discours de dissuasion dirigé non seulement vers Kim Jong Un, mais aussi vers la Chine et la Russie, qui ne veulent pas d’une guerre en Corée, et voient, bien sûr, d’un mauvais œil le réarmement massif du Japon et de la Corée du Sud décidé par Donald Trump.

Les étapes vietnamiennes et philippines du voyage de Donald Trump en Asie avaient pour but de circonscrire la volonté chinoise de mainmise sur le trafic maritime en Asie orientale. La volonté chinoise est freinée.

Au mois de mai dernier, Donald Trump avait fait un voyage qui l’avait conduit à Riyad et à Jérusalem.

L’objectif, dans ce cas, était d’endiguer l’Iran.

Donald Trump entendait mettre en place à cette fin une coalition regroupant les pays sunnites, avec pour chef de file une Arabie Saoudite rompant avec l’islam radical, et ouvrant les perspectives d’une alliance entre pays sunnites et Israël.

La révolution en cours en Arabie Saoudite, menée par Mohamed ben Salman prince héritier du trône, est la suite logique de ce voyage. L’alliance entre pays sunnites et Israël s’esquisse. La reconnaissance de Jérusalem, capitale d’Israël, par Donald Trump, s’est faite avec l’accord de l’Arabie Saoudite et de quarante pays sunnites. Les seuls soutiens qui restent à l’Autorité Palestinienne, isolée et radicalisée, sont l’Iran et la Turquie, qui sont sous le contrôle de la Russie de Poutine, qui ne veut pas d’une guerre au Proche-Orient. Outre l’Iran et la Turquie, l’Autorité Palestinienne est aussi soutenue par l’Europe occidentale.

En fin stratège, Donald Trump n’a pas voulu de confrontation avec la Russie, et considère que la Syrie est un pays sous la coupe conjointe de la Russie et de l’Iran.

Il laisse la Syrie à la Russie, mais lui demande de contribuer à l’endiguement de l’Iran et de la Turquie, et c’est ce que fait Vladimir Poutine.

Sachant que l’Iran est le danger principal au Proche-Orient, Donald Trump a commencé à faire sortir les Etats-Unis du désastreux accord de juillet 2015, remis en place des sanctions économiques contre le régime des mollahs, et averti les entreprises occidentales envisageant d’investir en Iran du risque qu’elles soient frappées par des sanctions américaines, ce qui fait que nombre d’entre elles ont reculé. Il a tenu des discours dissociant le régime des mollahs de la population iranienne, et a dit a celle-ci qu’il était légitime qu’elle espère mieux que l’oppression qu’elle subit depuis quatre décennies. Le soutien moral que Donald Trump apporte aux Iraniens insurgés aujourd’hui est la suite logique. Donald Trump sait qu’a l’époque d’internet ses discours sont écoutés en Iran. Il a voulu la déstabilisation du régime des mollahs et l’a anticipée. Elle est là, pleinement visible.

N’en déplaise aux aveugles volontaires, là encore, les effets du voyage de Donald Trump au Proche-Orient en mai dernier sont féconds. Ce qui se passe au Proche Orient et en Iran aujourd’hui découle de ce voyage et de discours tel celui tenu par Donald Trump aux Nations Unies il y a un peu plus de deux mois.

Donald Trump, ce doit être rappelé face aux désinformateurs, n’a jamais été isolationniste.

Il veut «la paix par la puissance», une formule qu’il a empruntée à Ronald Reagan lui-même.

La paix s’établit moins vite que le redressement économique d’un pays. Mais la paix par la puissance avance. La carte géopolitique du monde se transforme de manière très positive.

Les ennemis des Etats-Unis et les ennemis de la liberté voient leurs ambitions freinées et nettement ébranlées.

L’Europe elle-même est concernée par la stratégie de Donald Trump.

Le discours tenu par Donald Trump à l’OTAN était destiné à exiger que les pays membres de l’OTAN contribuent davantage à leur propre défense et sortent de leur position d’assistés comptant sur la défense américaine sans payer leur dû : plusieurs pays ont d’ores et déjà commencé à aller dans le sens défini par Donald Trump. Le discours tenu il y a quelques mois par Donald Trump à Varsovie s’adressait à toute l’Europe centrale. Les gouvernements de celle-ci défendent leur civilisation, refusent l’islamisation que Bruxelles veut leur imposer, et refusent plus largement les directives de Bruxelles. Il se dessine une division entre-deux Europes : une Europe des nations que défend Trump, et c’est celle de la Hongrie, de la Pologne, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Roumanie, de la Bulgarie, des pays baltes, celle que rejoint l’Autriche avec son nouveau gouvernement, et une Europe occidentale enlisée dans l’apaisement, celle de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni, de la Belgique, des Pays-Bas et de la Scandinavie.

On peut ajouter à tout cela le renforcement considérable de l’armée américaine grâce au vote de programmes d’armements supplémentaires et au changement des règles d’engagement, le retrait des Etats-Unis de l’UNESCO, institution antisémite privée ainsi d’environ le quart de son financement, le commencement de coupes nettes dans le financement américain de l’ONU, la suppression programmée de l’aide financière américaine à l’Autorité Palestinienne et à des régimes continuant à financer le terrorisme islamique.

Dans les milieux du journalisme et de l’édition en France, le refus forcené de comprendre est en situation de domination absolue

Ce que Donald Trump a accompli en sa première année de présidence est absolument remarquable.

C’est d’autant plus remarquable qu’il a fait face à des obstacles, et au harcèlement de ses multiples ennemis.

Vous ne saurez rien de ce que Donald Trump a accompli si vous lisez la presse française, car les commentateurs français, à d’infimes exceptions près, ont choisi de ne pas le dire.

J’envisage toujours d’écrire un livre appelé Ce que veut Trump, parce qu’un article ne peut tout expliquer, parce que c’est une mutation du monde qui s’esquisse et parce que oui : la révolution Trump ne fait que commencer.

Je n’écrirai le livre que si j’obtiens des conditions lui permettant d’avoir un impact.

Dans la France telle qu’elle est, obtenir ces conditions sera très difficile, peut être impossible.

Dans les milieux du journalisme et de l’édition en France, le refus forcené de comprendre est en situation de domination absolue, et il existe une ligne officielle et omniprésente : Donald Trump doit être présenté comme un crétin dangereux.

Cette ligne officielle et omniprésente signifie que ceux qui lisent seulement le français et ne prennent leurs sources que dans les grands médias ne sont plus informés. C’est d’une gravité absolue.

 

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Limite de vitesse à 80 km/h

"Contrepoints" publie la lettre ouverte suivante au Premier Ministre :

Par la ligue de défense des conducteurs.

Monsieur le Président,

Le 5 septembre dernier, dans votre discours aux préfets, vous avez constaté en évoquant la sécurité routière « nos chiffres ne sont pas bons » et demandé « qu’un nouveau plan puisse être adopté à l’automne. »

La principale mesure de ce plan risque fort d’être un abaissement généralisé de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles, soit sur la quasi-totalité du réseau secondaire.

Cette mesure n’est pas seulement impopulaire, comme le prouvent les 2 millions de signatures qu’a recueillies notre pétition « Non à la baisse des limitations de vitesse ».

Elle est également en totale contraction avec les principes que vous avez vous même édictés en introduction de ce même discours pour « transformer en profondeur le pays autour de deux fils conducteurs qui en assurent la cohérence » :

D’une part libérer et protéger, cela vaut pour l’économie, la sécurité publique (…). En sur-administrant, (…) nous avons étouffé l’économie et la société en faisant croire que l’État était omnipotent, qu’il pouvait répondre à tout en déresponsabilisant progressivement, en sur-réglementant bien souvent. (…)

Le deuxième fil directeur c’est investir et faire confiance, nous dépensons trop par volonté de tout faire mais nous n’investissons pas assez.

Libérer et protéger, investir et faire confiance sont ces deux fils directeurs. 

Procéder à cet abaissement généralisé de la vitesse à 80 km/h, c’est priver les Français de la liberté de rouler à une vitesse adaptée, sans pour autant les protéger puisqu’il n’y a pas de lien scientifique établi entre vitesse et accidents.

C’est continuer à les déresponsabiliser comme le fait la politique de répression par les radars depuis quinze ans, en leur faisant croire qu’obéir mécaniquement à une règle administrative (un panneau de limitation de vitesse) est gage de sécurité, alors que l’élément essentiel de la sécurité est une conduite responsable, faite de vigilance et d’anticipation.

Limiter uniformément la vitesse à 80 km/h sur toutes les routes, c’est le contraire même de « faire confiance » aux citoyens et à leur capacité à adapter leur conduite et leur vitesse aux circonstances. C’est ralentir et infliger une punition collective à des millions de conducteurs qui n’ont jamais eu le moindre accident.

Cette punition est d’autant plus insupportable qu’elle fait suite à un manque d’investissement public dans l’entretien et l’amélioration des routes. Avec plusieurs années de baisses de budget, les pouvoirs publics s’exonèrent de leur principale responsabilité en matière de sécurité : l’entretien et l’amélioration du réseau routier. Or il s’agit bien là, non pas de dépense vaine, mais d’investissement dans la sécurité et dans la fluidité des trajets qui sont aux sources du dynamisme économique et du lien social et familial.

Monsieur le Président, nous vous demandons de ne pas avaliser la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h, contraire aux principes que vous souhaitez pour transformer et dynamiser  le pays.

Enfin, si certains conseillers prétendent que baisser la vitesse est la seule solution pour réduire accidents et mortalité routière, c’est faux.

Nous en voulons pour preuve l’expérimentation durant deux ans de cet abaissement à 80 km/h qui s’est soldée par un fiasco.

Un fiasco parce que, pour améliorer la sécurité des usagers des tronçons où le 80 km/h était expérimenté, les pouvoirs publics ont réalisé des travaux de rénovation et d’aménagement de ces tronçons.

Ce faisant, ils ont fait la démonstration tout à la fois du manque d’efficacité à attendre de cette baisse de vitesse et de l’urgence qu’il y a à entretenir, réparer et améliorer les endroits dangereux propices aux accidents.

À la place du 80 km/heure, mesure de régression et de punition qui se doublera d’une explosion de PV-vitesse, la Ligue de Défense des Conducteurs demande de revenir à une politique humaine, faite en accord avec les principaux intéressés, à partir de règles respectables, et qui ont permis de baisser la mortalité routière depuis les années 70 (outre les améliorations spectaculaires des véhicules) :

  • campagnes d’information et de prévention ;
  • présence des forces de l’ordre pour interpeller et sanctionner les conducteurs au comportement dangereux ;
  • enfin et surtout, amélioration constante du réseau routier. Cela pourrait même être fait à moindre coût pour les finances publiques, en réaffectant les budgets alloués aux radars. Plutôt que de multiplier un peu partout les obstacles à la circulation, les feux à récompense, chicanes, rétrécissements et innombrables dos d’âne, qui coûtent un argent fou, il vaudrait mieux aménager les intersections dangereuses, rénover la signalisation au sol et réparer les nids de poule.

Ce sont deux millions de conducteurs responsables, soucieux de leur sécurité et de celle des autres, qui vous demandent de renoncer à l’abaissement de la vitesse à 80 km/h pour le remplacer par des mesures conformes à l’esprit des réformes que vous souhaitez mener : libérer et protéger, investir et faire confiance.

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06 janvier 2018

Consensus. Vous avez dit consensus?

Vous ne pouvez pas avoir échappé ces derniers mois et ces dernières années à l'axiome de base de la pensée réchauffiste : le fameux consensus scientifique qui rassemblerait 97% des scientifiques. Ce pourcentage sorti du chapeau est martelé sans contestation possible par toute la presse aux ordres, par tous les messagers de la pensée unique.

En écho à ce consensus, il y a eu ce prétendu manifeste de 15000 savants affirmant l'importance de la lutte contre le réchauffement. Avez-vous été lire cette liste? On se croirait le premier avril. Albert Einstein (si!) y côtoie Adolf Hitler. Et ce canular est présenté partout comme l'expression du consensus scientifique pour la lutte contre le réchauffement climatique!!!

Par contre on ne parlera nulle part en France de cette pétition, signée par 31487 savants américians dont 9029 physiciens :

pétition

Il s'agit pour ces professionnels sérieux de dire que non seulement le CO2 n'est pas en cause dans le réchauffement mais en plus qu'il s'agit d'un gaz utile à la planète.

 

 

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21 décembre 2017

Les pro-vaccin contre-attaquent!

(paru sur le site professionnel Univadis, réservé aux professionnels de santé)

Paris, le mercredi 20 décembre 2017 - L'annonce par le gouvernement de sa volonté de rendre obligatoires onze vaccinations chez l'enfant, vaccinations dont la réalisation conditionnera l'inscription à l'école, a suscité des réactions outrées et outrancières des groupes anti vaccinations. Déjà très actifs sur la toile, ces réseaux ont fourbi leurs armes ces dernières semaines, multipliant les interventions. La très remarquée sortie du professeur Luc Montagnier, vivement regrettée par ses pairs, aura constitué le point d'orgue de leur opération destinée à jeter le trouble et la confusion dans les esprits.

Des vaccins très efficaces

Face à cette entreprise de mystification délétère, la riposte s'organise. L'INSERM vient ainsi d'établir une mise au point détaillée, destinée à résumer les données scientifiques concernant les onze vaccins qui deviendront obligatoires à partir de l'année prochaine. Cette note se présente clairement comme une réponse au « débat d'opinion, souvent mal informé, alimenté par les arguments catastrophiques des lobbys anti-vaccins » qui a tenu la première place médiatique ces derniers mois. D'abord, l'INSERM rappelle que tous les vaccins ciblés par la décision du gouvernement présentent une efficacité égale ou supérieure à 90 %, à l'exception de la coqueluche dont l'efficacité est évaluée entre 85 et 90 %.
Adjuvants aluminiques : 90 ans de recul L'INSERM se montre plus prolixe en ce qui concerne les effets indésirables. L'Institut rappelle tout d'abord que ces effets «  sont généralement mineurs et de courte durée ». Les réactions allergiques qui peuvent être plus graves demeurent «  extrêmement rares » (1 cas sur 450 000). Puis, l'INSERM revient sur l'ensemble des allégations concernant les vaccins pour les écarter une à une. Il signale ainsi qu'il est « avéré que l'étude suggérant un lien entre vaccination ROR et autisme était une fraude scientifique » et relève que de « nombreuses études (…) ont infirmé le lien suspecté entre la vaccination contre le virus de l'hépatite B et des effets indésirables graves ».

A propos des adjuvants aluminiques, l'INSERM invite à se souvenir que l'on dispose aujourd'hui d'un recul d'utilisation de 90 ans et remarque que les rares travaux suggérant un risque de développer une myofasciite à macrophages sont isolés et non parfaitement étayées.

L'Institut évacue de la même manière les craintes concernant un potentiel « épuisement du système immunitaire » lié au caractère combiné des vaccins : cette thèse « ne repose sur aucune base scientifique » assène la mise au point. Au passage, l'INSERM rappelle que les données sont parfaitement rassurantes quant à l'efficacité comparable de la vaccination combinée et dissociée.
L'obligation ne suffit pas Outre ce passage en revue des effets indésirables supposés, l'INSERM se penche sur la pertinence de l'obligation. A cet égard, il ne peut que rappeler qu'il existe une « justification individuelle » et « collective » de la vaccination. Il avance également, telle une confirmation négative de l'impact de l'obligation, que les Français sont 55 % à affirmer qu'ils ne vaccineraient pas leurs enfants contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite si l'obligation était levée. Néanmoins, l'Institut ne peut taire les incertitudes qui existent quant à la «  corrélation stricte entre obligation et augmentation de la couverture vaccinale ». Ces limites signalent l'existence «  d'autres facteurs (…), tels que la capacité des systèmes de santé à atteindre tous les enfants : par exemple, la gratuité et la facilité d'accéder à l'acte vaccinal ». D'une manière générale, l'INSERM qui ne masque pas sa probable adhésion au principe de l'obligation vaccinale insiste sur le fait qu'elle doit s'accompagner de « plusieurs autres actions ». Il s'agit d'une plus grande implication de l'école, de la formation des professionnels, du développement de la recherche, mais aussi de campagnes de sensibilisation, dont cette mise au point de l'INSERM pourrait constituer un premier modèle.
Prix Nobel contre Prix Nobel Soulignons que cette initiative de l'INSERM précède ce vendredi une conférence de presse organisée par l'Université Paris Descartes, intitulée sans ambages : « Les vaccins : une chance pour nos enfants ». En présence de Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de Médecine (prix qu'elle a partagé avec un certain Luc Montagnier !) et des professeurs au Collège de France Alain Fisher et Philippe Sansonetti, cette rencontre fera elle aussi le point sur les «  nombreuses contre-vérités scientifiques » qui «  circulent, mettant en exergue la prétendue dangerosité des vaccins ». Un point concernera notamment le prétendu lien entre mort subite du nourrisson et vaccination.

 

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Radar business

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16 décembre 2017

Contre-sommet des climato-réalistes : le discours de Václav Klau

 

Discours prononcé le 7 décembre 2017 à Paris au Contre-sommet des climato-réalistes par Václav Klaus, ancien premier ministre et ancien président de République tchèque.

Ne renonçons pas à combattre l’alarmisme climatique, il n’est jamais trop tard

Mesdames et Messieurs,

Merci pour votre invitation et pour l’occasion qui m’est donnée de participer à cette importante réunion. Il m’est agréable de revenir en France, après bien des années, et de voir à quoi ressemble le Paris de l’époque des migrations de masse.

Je voyage à l’étranger, sans cesse ou presque, mais pas en France. Je ne sais si c’est ma faute ou autre chose. Une raison en peut être mon incapacité à parler le français, ce que je crois une insuffisance regrettable ; une autre raison est cette évidente différence entre mes opinions et la pensée-conforme qui, en France, imprègne beaucoup d’esprits.

J’ai pourtant ces dernières années, été inspiré par les ouvrages de certains auteurs français dont Michel Houellebecq, Pascal Bruckner, Pierre Manent, Alain Finkielkraut, sans oublier mon vieil ami Pascal Salin. Ça m’a donné une motivation nouvelle pour reprendre contact avec la France et ses intellectuels.

J’avoue que je n’étais, jusqu’à une date récente, pas au courant de l’existence de l’Association française des Climato-réalistes, de ses activités, et de sa capacité à organiser des réunions aussi importantes que celle d’aujourd’hui. Je vous remercie de m’avoir fait venir et de me donner l’occasion de m’adresser à cette audience distinguée.

L’alarmisme climatique postule un réchauffement planétaire dû à l’action de l’homme, et qui mettrait en danger l’humanité elle-même ; c’est devenu l’un de mes principaux sujets de préoccupation et d’inquiétude. Je suis absolument en désaccord avec cette doctrine du réchauffement climatique global qui est un ensemble de croyances, une idéologie si ce n’est une religion ; cette doctrine et ces croyances mettent en danger la liberté des hommes et la prospérité de l’humanité. Cette doctrine a une existence indépendante de la climatologie scientifique : les discussions et controverses ne portent pas sur les températures ou sur d’autres observations, mais expriment un conflit idéologique.

Mon approche du sujet se fonde :

  • sur l’expérience très particulière que j’ai acquise sous le régime communiste sous lequel j’ai passé les deux-tiers de mon existence. Cette expérience a aiguisé notre regard. Nous sommes devenus hypersensibles aux efforts déployés pour violer nos libertés, supprimer l’utilisation de la raison et le libre-échange des idées, hypersensibles aux efforts pour nous imposer les dogmes de ceux qui se considèrent comme meilleurs que les autres. A l’époque communiste nous avons vécu une situation irrationnelle où la science était à la fois encouragée et interdite, reconnue et valorisée, mais en même temps, manipulée et détournée. Mon sentiment est aujourd’hui le même.
  • sur ma qualité d’économiste avec des convictions très fortes quant aux rôles des marchés et des gouvernements dans la société et l’économie, quant au rôle des mains visible et invisible dans le pilotage de notre vie et la préparation de notre futur ; les interventions politiciennes dans le domaine économique sous prétexte de « combattre pour le climat » sont, pour moi, absolument indéfendables.
  • sur mon expérience de politicien qui, depuis 25 ans, a toujours combattu toutes les variantes de l’idéologie « verte » et en particulier, son couronnement, la doctrine du « réchauffement climatique global ». J’ai depuis bien des années été mêlé de près à ce débat sur le « réchauffement climatique global » et sur le rôle que l’humanité y pourrait jouer, débat plein de controverses et de manipulations énormes. J’ai été le seul chef d’état à oser exprimer des vues totalement « dissidentes » à l’assemblée générale des Nations Unies, il y a dix ans déjà.

J’ai participé activement à ce débat de bien des façons ; la plus visible est mon livre intitulé « La planète bleue dans des entraves vertes », publié en 18 langues (la version française en est Planète Bleue en Péril Vert, Institut de Recherches Economiques et Fiscales, Aix-en-Provence, 2009). Cette année j’ai publié une suite « Allons-nous être détruits par le climat, ou bien détruits par notre combat « pour » le climat ? »; ce livre est actuellement en tchèque avec une version anglaise à paraître très bientôt.

Je ne suis pas d’accord avec le prétendu « consensus » que proclament les propagandistes de l’alarmisme « climatique ». L’objet de ce consensus est extrêmement limité : les scientifiques, et les individus qui pensent rationnellement, sont d’accord pour dire que les températures moyennes ont, depuis deux siècles, augmenté, et que des activités humaines pourraient y avoir joué un certain rôle. Rien de plus. Il est clair que tant l’amplitude du réchauffement que ses causes sont encore et toujours l’objet des très vifs débats. Il n’y a, à ce sujet, aucune espèce de consensus.

Les politiciens qui, il y a deux ans, ont signé l’accord de Paris, ou bien ne sont pas conscients de l’absence de tout fondement scientifique à cet accord, ou bien ils en sont conscients, mais l’ont signé parce qu’il sert leurs intérêts politiques ou personnels. Et ce peut être les deux, l’ignorance et la malhonnêteté.

Ces politiciens ont compris qu’il est très facile de jouer la carte du réchauffement climatique global, au moins à court et moyen terme. Ils savent bien, comme Keynes l’a dit, qu’à long terme nous serons tous morts. Le problème est que ces politiciens ne veulent pas voir les conséquences à long terme des politiques qui se fondent sur cette doctrine. Ils espèrent que les électeurs apprécieront leur souci pour des sujets plus valorisants que les prochaines élections.

Voici comment l’on peut résumer la doctrine du réchauffement climatique :

  1. On commence par affirmer qu’il y a un réchauffement global (et pas seulement local), statistiquement significatif, confirmé par les observations, indiscuté et indiscutable.
  2. On continue en affirmant que la série temporelle des températures globales a une tendance croissante qui domine ses composantes cycliques et aléatoires. Cette tendance est prétendue non-linéaire, et, peut-être même, exponentielle.
  3. On déclare ensuite que cette tendance est dangereuse pour l’humanité (ce qu’affirment les environnementalistes « modérés ») ou pour la planète (ce qu’affirment les environnementalistes « durs » de la « deep ecology« ).
  4. On postule ensuite que la croissance de la température globale moyenne est exclusivement, ou essentiellement, un phénomène causé par l’homme et attribuable aux émissions croissantes de CO2venant de l’activité industrielle et des combustibles fossiles.
  5. La sensibilité de la température « globale » vis-à-vis de petites variations de la concentration de CO2dans l’atmosphère est supposée extrêmement grande.
  6. La croissance actuelle des températures ne peut être inversée que par une réduction radicale des émissions de CO2, qui devrait être gérée par les organes d’une sorte de gouvernement mondial. Ils oublient de nous dire que ce n’est pas possible sans détruire la démocratie, l’indépendance et la souveraineté des différents pays, la liberté des hommes, la prospérité économique et les espoirs d’éliminer la pauvreté dans le monde.

Je ne crois en aucun de ces six articles de foi et suis heureux de ne pas être le seul. Nombreux sont les scientifiques, tant des sciences de la nature que des sciences de la société, des économistes surtout, qui n’y croient pas plus que moi. La difficulté est que les véritables scientifiques (ou la plupart d’entre eux) font de la science et ne veulent pas être impliqués dans des discussions publiques au sujet de cette doctrine.

Comment provoquer un changement ? J’aurai l’audace de dire que la science toute seule n’y parviendra pas. La doctrine du réchauffement climatique global ne se fonde pas sur la science. Le débat scientifique seul ne peut donc pas suffire à la discréditer.

Je crains aussi qu’un changement décisif ne puisse résulter de nouvelles données d’observation. Il est bien évident que les températures actuellement observées ne confirment pas du tout les prophéties alarmistes et apocalyptiques des croyants du réchauffement climatique global, ni leurs hypothèses « quasi-scientifiques » quant à l’existence d’une relation entre CO2 et température, excluant toute autre cause de variation des températures. Comme nous le savons tous, les données statistiques n’ont, pendant les 18 ans de 1998 à 2015, pas montré de « réchauffement global« .

Discuter de points techniques de façon toujours plus approfondie ne servira pas non plus à grand-chose, parce ça n’intéresse pas les adeptes de la théorie du réchauffement climatique. Leurs idées sont celles d’idéologues, nullement celles de scientifiques ou de climatologues. Des données et des théories, si sophistiquées qu’elles soient, ne les feront pas changer d’avis.

C’est aussi vrai pour la dimension économique du débat. Si quelqu’un veut réduire ou éliminer les émissions de CO2, il doit ou espérer une révolution dans l’efficacité économique [NdT : en € de PIB par quantité d’énergie] qui détermine les quantités de CO2 émises, ou se mettre à organiser une décroissance économique mondiale. Il n’y a aucune autre possibilité.

Une diminution radicale des émissions de CO2 a des conséquences et à court terme et à long terme : les analyser impose de faire très attention aux relations intertemporelles [NdT : taux d’actualisation[1]] et d’examiner les coûts d’opportunité [2]. Il est évident qu’en supposant un taux d’actualisation très faible, presque nul, les promoteurs de la doctrine du réchauffement climatique global négligent de prendre en compte le temps et les opportunités alternatives[NdT : ces opportunités alternatives sont des investissements plus rentables et utiles.]

Prendre un taux d’actualisation faible dans la modélisation économique du réchauffement climatique global nuit gravement aux générations actuelles, et les désavantage par rapport aux générations futures. Nous ne pouvons pas admettre les affirmations

  • que choisir un taux d’actualisation très faible protège les intérêts des générations futures,
  • que les coûts d’opportunité sont sans importance, au motif que dans le cas particulier du réchauffement global, nous n’aurions pas la liberté de faire des choix.

Cette façon de penser est étrangère à l’économie, voire antiéconomique et ne doit en aucun cas être acceptée.

L’expérience vécue, personnelle, que j’ai eue de la planification centralisée et des tentatives de gérer la société par des directives venues d’en haut me force à vous mettre en garde contre les arguments et les ambitions des croyants de la doctrine du réchauffement climatique global. Leurs arguments et leurs ambitions sont très semblables à ceux que nous entendions quand nous vivions sous le communisme.

Il nous faut résister et combattre ces idées dangereuses. Ce doit être fait au niveau politique. Voilà ce que nous devons expliquer à nos concitoyens.

(Traduction : Camille Veyres)

[1] Le taux d’actualisation est la formulation technique et précise du populaire “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”. Il permet de prendre en compte le fait que la majorité d’entre nous préfèrent recevoir 100 euros aujourd’hui plutôt que s demain, ou payer 100 euros demain plutôt qu’aujourd’hui. Si je suis indifférent entre recevoir 100 euros aujourd’hui ou 105 euros demain, j’ai un taux d’actualisation de 5%. [Note de Rémy Prud’homme]

[2] Le coût d’opportunité est une façon intéressante de donner un sens à la notion de coût. Nos ressources en argent ou en temps  sont toujours limitées. L’argent (ou le temps) que je consacre à ceci, je ne le consacre pas à cela; je me prive donc de l’utilité, du plaisir, de la satisfaction, que m’aurait procuré cela ; cette privation est pour moi le véritable coût de ceci, de « l’opportunité » que j’ai laissée tomber. Le coût d’opportunité des subventions aux renouvelables, c’est l’utilité des dépenses publiques ou privées de santé ou de logement chassées par lesdites subventions. [Note de Rémy Prud’homme]

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12 décembre 2017

Jean d'Ormesson

" Qu'ai-je donc fait ? J'ai aimé l'eau, la lumière, le soleil, les matins d'été, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de détails sans le moindre intérêt comme cet olivier très rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanqué de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oublié le nom. Je ne regrette ni d'être venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grâce à Dieu, n'a jamais pu rien savoir. J'ai trouvé la vie très belle et assez longue à mon goût. J'ai eu de la chance. Merci. J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon. Pensez à moi de temps en temps. Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus là. C'est une drôle de machine à faire verser des larmes de sang et à rendre fou de bonheur. Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagné et je me dis, je me trompe peut-être, qu'il m'a donné - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grâce et de bonne volonté - ce qu'il y a eu de meilleur de toute éternité : la vie d'un homme parmi les autres."

Jean d'Ormesson

 

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10 décembre 2017

Retour à Fukushima

Retour à Fukushima

Cette analyse de Jean Pierre Riou est très pertinente :
S’il devait s’appliquer à lui-même, le principe de précaution s’interdirait tout seul tant il est dangereux. 
Et il importe de ne pas ignorer les risques, plus grands encore, que peuvent faire courir les marchands de peur aux moutons qu’ils affolent en agitant leurs épouvantails.
La gestion des risques est un métier, celui-ci ne doit pas céder à l’émotion mais s'en tenir à la mesure des faits.
Ce qui rend regrettable qu’une certaine presse puisse privilégier le titre racoleur à l’objectivité du contenu, l'article à sensation aux conclusions scientifiques. 
Et semble préférer se faire l’écho des rapports officiels quand ils sont alarmants que lorsqu'ils sont de nature à rassurer.
Les leçons de Fukushima
Le tsunami qui a submergé Fukushima  en mars 2011 en est devenu le symbole, et l’analyse de ses répercussions est riche d’enseignements :
La première leçon en est qu’après les 20 000 morts emportés par les flots, aucun des décès qui ont suivi l’explosion d’hydrogène dans la centrale de Fukushima Daiichi n’est imputable à l’accident ni à ses émissions radioactives. 
Tous ont été provoqués par le déplacement des populations et le stress qui s’en est suivi.
Depuis, de nombreuses études ont mis en évidence les pathologies entraînées par le déplacement des populations et considèrent désormais que cette évacuation a été excessive.

Une campagne d'un suivi sanitaire de 30 ans a été aussitôt entreprise et concerne 2 millions d’habitants de la préfecture de Fukushima et spécifiquement 360 000 thyroïdes d’enfants.
Cette campagne est pilotée par l’Université médicale de Fukushima en collaboration avec d’autres centres médicaux. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport en 2013, le Comité scientifique de l’ONU sur les conséquences des émissions radioactives (UNSCEAR) a publié le sien en 2014. En France, l’IRSN publie régulièrement les résultats de ce suivi.
Toutes leurs conclusions s’accordent à considérer que les doses reçues ont été faibles, même sur les travailleurs de la centrale, qu’à ce jour, aucune modification statistique des pathologies n’a été décelé, et qu’aucun élément ne permet encore de savoir si des effets ultérieurs seront, ou non, susceptibles de se manifester. 
De la nécessité de l’information scientifique
En décembre 2015, l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait la résolution A/RES/70/81 concernant les effets des rayonnements ionisant qui déclarait :


« Consciente de l’importance croissante des travaux scientifiques du Comité et sachant que des activités supplémentaires imprévues peuvent être nécessaires, comme ce fut le cas après l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, considérant qu’il importe de maintenir la haute qualité et la rigueur scientifique des travaux du Comité (…)
Demande au Programme des Nations Unies pour l’environnement de continuer, dans la limite des ressources existantes, à fournir un appui énergique au Comité afin de lui permettre de poursuivre efficacement ses travaux et d’assurer la diffusion de ses conclusions auprès d’elle-même, de la communauté scientifique et du public »
Le propos du présent article n’est pas de chercher à minimiser le drame japonais, mais de s’interroger sur les raisons qui ont occulté cette volonté de l’ONU de faire connaître, notamment au public, les conclusions rassurantes de ses travaux, tandis qu’en même temps, celles des experts du GIEC  concernant le climat,  sont surmédiatisées.
Des effets pervers de l’information partisane
Au prétexte de dénoncer un risque, l’information partisane a véhiculé 2 effets pervers :
1° Le premier est le fait que s’il est légitime de s’inquiéter des conséquences à long terme de l’exposition japonaise aux émissions radioactives, celles de l’exposition au charbon sont avérées, et notamment supposées provoquer 1850 décès chaque année en Allemagne … et 2490 hors de ses frontières.  
Leur pérennité se trouvant pourtant implicitement  cautionnée par l’effort allemand de réduire son parc nucléaire.
2° Le second est que les marchands de peur, en incitant les populations à fuir, les exposent à des dangers plus grands encore dans leur fuite. 
De même qu’en dissuadant les populations déplacées de respecter  les consignes de retour, ils augmentent, le cas échéant,  les conséquences d’un déracinement prolongé, comme celles de l’accroissement du stress lors de leur retour.
Pour Philip Thomas, professeur en « Risk Management » à l’Université de Bristol, l’évacuation des populations à la suite d’une catastrophe nucléaire représenterait même purement et simplement une grave erreur en raison des dégâts pires encore qu’elle entraîne. Sans préjudice des sommes colossales inutilement perdues. 
Car si la vie humaine n'a pas de prix, en matière de gestion des risques elle a malheureusement un coût qui implique une gestion rationnelle des moyens disponibles.
Fukushima aujourd’hui
Une mission française s’est rendue à Fukushima en 2017 et a mesuré les débits de dose journaliers moyens dans les principales villes impactées. 
Ces mesures se sont révélées inférieures à celles enregistrées à Cherbourg la même semaine. 
Les mesures correspondant aux 15 minutes à 40 m du réacteur accidenté restant même d’ailleurs inférieures  à celles des 11h du vol Tokyo-Paris.
Et ces mesures ne faisaient que confirmer celles du Pr R. Hayano, de l’Université de Tokyo, qui concernaient 8 étudiants et quatre professeurs, à l’occasion d’un voyage depuis la France en 2015. 
Toutes ces mesures rappellent également l’importance de l’exposition aux rayonnements liée aux transports aériens, aux portiques de sécurité, ou d’ailleurs à l’imagerie médicale
Elles faisaient suite à 2 semaines d'enregistrement de l’exposition de 206 de ses étudiants, en Europe, au Japon, ainsi qu’à Fukushima même. 
Qui ont mis en évidence la plus forte exposition en France, à Bastia, et l’absence de la moindre anomalie à Fukushima.
Ces conclusions, ainsi que le simple fait que l’Université de Fukushima soit remplie de ses étudiants, contrastent avec les images médiatisées de techniciens en combinaisons intégrales qui donnent à l’européen moyen  l’impression que toute trace de vie sociale a disparu de la préfecture de Fukushima depuis 2011. 
La part des choses
L’accident de la centrale de Fukushima Daiichi n’en reste pas moins une catastrophe majeure. 
Mais la raison exige de le mettre en regard avec chaque paramètre de la problématique. 
Et impose de garder présent à l’esprit le fait que la filière nucléaire reste la moins dangereuse par unité d’électricité produite. 
D’une énergie à l’autre
Les rupture de barrages hydrauliques ont déjà entrainé la mort de plus de 100 000 personnes à Banqiao, dans la province du Henan, et bien d’autres encore depuis, dont 4 disparus lors de l’effondrement de celui de Fujinuma en mars 2011 à la suite du séisme du Tokohu, origine du Tsunami. 
Les nombreux accidents dans les mines de charbon viennent grossir le lourd bilan des 300 000 morts provoqués chaque année en Chine par sa combustion, ou des plus des 20 000 décès rien qu’en Europe
Et bien que la biomasse soit renouvelable, ses émissions n’en sont pas moins nocives.
Et à tout le reste
Trente ans après les milliers de morts de la catastrophe de Bhopal, les sols restent contaminés sans qu’on entende de slogans demandant la sortie du chimique, ni celui de la sortie de l’aviation à chaque crash aérien, qui menace pourtant même les grandes capitales. 
Sans compter les catastrophes naturelles ou autres incendies, semblables à celui qui frappe actuellement la Californie et dont l’évacuation des populations est d’une plus grande ampleur encore que celles de Fukushima, pourtant jugées excessives depuis.
La gestion des risques
Dans une tribune publiée par « Le Monde de l’énergie », Bertrand Barré, ancien Directeur des réacteurs nucléaires au CEA et Directeur de la Recherche et Développement à Cogema posait la question :
Nucléaire : spécialiste ou militant, deux éthiques incompatibles ?"
 
Et concluait par le constat : 
« Le militant antinucléaire est convaincu qu’il faut arrêter le nucléaire par tous les moyens quelles qu’en soient les conséquences, et que le meilleur moyen est d’empêcher cette gestion pour la prétendre impossible… »
La politique de l'énergie sous tend toutes les autres et les choix qu’elle implique sont lourds de conséquences.
Quand l’opinion publique est appelée à se prononcer, on ne peut que redouter les effets d’une information militante. Il en va de la responsabilité des médias.
Car les conséquences économiquesécologiques ou géostratégiques d’une décision militante sont étrangères à tout principe de précaution.

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Journée de la laïcité

La journée de la laïcité comme je la conçois, c'était hier :

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09 décembre 2017

Jérusalem capitale

On dit vraiment tout et n'importe quoi à propos de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Trump.

Israël n'avait pas besoin de Trump pour que Jérusalem soit sa capitale, elle l'est depuis la création de l'état. De la même façon la France n'a pas besoin de Trump ou de Netanyahu pour reconnaître que sa capitale est Paris, elle en a décidé ainsi souverainement. Israël apprécie certainement cette reconnaissance, qui reste symbolique et ne change pas un iota à ce qui est.

La seule nuance est que la possession territoriale de Jérusalem par Israël a posé problème, et le pose encore un peu. C'est pourquoi, au début de l'existence de l'état hébreu, Tel Aviv a vu s'installer le siège du pouvoir politique, mais sans rien retrancher au fait que Jérusalem était la capitale.

Dire que la parole de Trump va enflammer une région qui est déja embrasée autant que faire se peut est une grande stupidité.

J'aime beaucoup cette synthèse réservé aux anglicistes :

 

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06 décembre 2017

Censure sur le climat

Ce lien est très intéressant et met bien en évidence la censure qui règne sur ce qui concerne le climat :

https://www.dreuz.info/2017/12/05/limposture-climatique-devoilee-par-le-silence-de-meteo-france/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

Les références à Dreuz info sont honnies, taxées de fascisme primaire, un peu comme Valeurs Actuelles et Boulevard Voltaire, et pourtant, il n'y a que là que l'on sort de la pensée unique formatée en dehors de laquelle il est interdit de s'exprimer. Ce qu'il y a de pire en matière de (dés)information c'est, je crois, la triade asservie : l'Obs, Libé et le Monde. Il s'agit de la presse écrite, en info audiovisuelle, il n'y a que de l'asservi et aux ordres dans notre pays.

Voici ce que dit l'article de Dreuz :

 

L'imposture climatique dévoilée par le silence de Météo France

PUBLIÉ PAR  BERNARD MARTOIA LE 5 DÉCEMBRE 2017

«Le mensonge le plus cruel est le silence,» dit Robert-Louis Stevenson.

Contrairement au calendrier traditionnel, l’automne pour les météorologues commence le 1er septembre et s’achève le 30 novembre. Dont acte. A chaque fin de saison, le site Méteo France s’empresse de tirer un bilan hâtif en dénonçant le réchauffement anthropique. J’attendais le bilan de l’automne pour savoir si Météo France oserait dire qu’il a été plus froid que la moyenne.

Météo France a publié, le 29 novembre 2017, un bilan tronqué sous le titre «un automne très peu arrosé.» Aucune carte et aucun graphe de température dont le site est si gourmand d’habitude, juste une ligne comme suit : «Malgré un mois d’octobre parmi les plus chauds depuis 1900, en moyenne sur la saison, la température devrait être conforme à la normale.»

Hier, j’ai interrogé Météo France comme suit.
« Alors que pour toutes les saisons passées, vous avez donné leurs températures moyennes pour mettre en exergue le réchauffement anthropique, vous n’avez pas publié la température moyenne de l’automne par rapport à la normale de saison. Pourquoi cette absence ? »

La réponse de Météo France n’a pas tardé : «Bonjour, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre site Internet et à Météo-France. Un bilan provisoire de l’automne a été publié le 29 novembre.»

http://www.meteofrance.fr/actualites/56174330-bilan-un-automne-tres-peu-arrose

Cette non-réponse à ma question n’est pas surprenante. Elle est conforme à l’idéologie progressiste et totalitaire qui a envahi l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest. Toute nouvelle qui est bonne à son agenda est publiée, toute mauvaise nouvelle ne l’est pas. De cette non-réponse, on peut en déduire que l’automne en France a été plus froid que la moyenne en dépit d’un mois d’octobre doux et ensoleillé. De la part d’un service public comme Météo France, on pourrait s’attendre à ce qu’il informe correctement le public mais ce n’est plus le cas.

Même la météo est sujette à la censure !

La France suit la même pente que l’ex Union Soviétique. Dans son livre « Le Météorologue » publié en 2014, Olivier Rolin relate l’histoire du météorologue Alexeï Féodossiévich Vangenheim qui fut condamné à dix ans de travaux forcés sur les îles Solovski, après avoir été jugé coupable de sabotage et de menées contre-révolutionnaires. Même s’il avait fini par s’accuser lui-même de ces crimes, il fut rejugé et condamné au peloton d’exécution en octobre 1937.

A un ancien collègue diplomate, convaincu du réchauffement anthropique, avec qui j’ai récemment débattu de ce sujet sensible, sa conclusion m’a alerté sur l’état général de l’opinion française : «Un conseil toutefois : vérifie l’état de ton cerveau au cas où il y ait quelque chose qui commence à clocher. » La même dérive totalitaire est observable aux États-Unis. Voici la réponse d’un lecteur américain éduqué. « The effects of humans on climate change seems irrefutable. » Tout citoyen progressiste n’admet plus la controverse scientifique.

Après avoir martelé urbi et orbi que le réchauffement climatique est anthropique, l’ONU a fait preuve de prudence en changeant le qualificatif de la nouvelle conférence climatique COP 23 qui s’est tenue à Berlin. Elle n’a plus vocation à régler le réchauffement climatique anthropique mais le changement climatique. Ce changement sémantique n’est pas anodin car il traduit un scepticisme grandissant au sein de la communauté onusienne.

Malgré le lien établi par le GIEC entre l’augmentation du taux de carbone et la température de l’atmosphère, quatre professeurs d’université Istvàn Marko, Alain Préat, Henri Masson et Samuel Furfari ont présenté à l’académie royale de Bruxelles une dizaine de faits qui contredisent la thèse du réchauffement anthropique défendu par le GIEC. Aucun journal français n’a voulu publier leur travail.

La taxe audiovisuelle à laquelle nul ne peut échapper sert à entretenir une pléthore de journalistes de gauche. Le citoyen progressiste est ravi, le citoyen conservateur ulcéré.

Que l’information soit biaisée ou parcellaire n’est pas surprenante, mais que le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne trouve rien à redire à cette absence criarde de pluralisme est très inquiétant. La France n’a jamais été un État de droit. Mais qui s’en soucie en dehors de quelques spécialistes ?

Le président du CSA Olivier Schrameck est un membre de la nomenklatura française. Il était le directeur de cabinet de Lionel Jospin quand ce dernier était premier ministre. L’énarchie est omnipotente à tous les niveaux. Elle est présente au sommet de l’État avec Emmanuel Macron, dans le gouvernement avec Édouard Philippe, dans les assemblées parlementaires, et dans tous les contre-pouvoirs comme le CSA avec Olivier Schrameck ou l’observatoire de la laïcité avec Jean-Luc Bianco.

La conception du pluralisme à la française est similaire à cette boutade du constructeur américain d’automobiles Henry Ford : « Any customer can have a car painted any color that he wants so long as it is black. » Traduction en français : « Tout électeur français peut choisir son élu selon ses convictions politiques à condition qu’il soit un énarque pour les postes clés de l’État. »

 

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05 décembre 2017

Buffalo Grill pour gens pressés.

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Lorsque j'ai à faire à Nîmes le matin et l'après-midi, surtout si je passe par la rocade sud, je ne rentre pas à Moussac et m'arrête volontiers déjeuner au Buffalo Grill du coin. La viande y est bonne, le rapport qualité pris correct, mais surtout il faut être pressé.

Si comme moi ce midi vous avez le temps, ayant terminé de confier vos travaux photos chez l'encadreur pour la prochaine expo à 11h30 et que vous avez jusqu'à 14h avant un rendez-vous médical, surtout, évitez cet endroit.

J'arrive tranquillement, même pas assis j'ai déjà une salade sur la table, et que je tarde à m'asseoir semble déjà inconvenant.

On ne peut pas dire que le service est lent, mais j'ai pris mon temps pour manger. Ils n'ont pas la wifi, pour ne pas prolonger je pense le temps de passage des clients, mais avec la 4G j'ai pu tranquillement lire mes mails, y répondre, voir mon mur ici-même, écrire quelques conneries...

L'os de ma côte de boeuf à peine rongé, le fromage blanc arrive 5s 3/10èmes après la commande. - Un café? - Oui, volontiers, mais pas tout de suite. Il arrive 10s et 6/10èmes plus tard, ils ont doublé le temps de service pour satisfaire mon "pas tout de suite".

L'addition est apportée en même temps que le café. Le problème est que je prends toujours au moins deux cafés.

Dans ce cas, dans les restos de ce genre où l'addition est donnée dès le café sans attendre qu'elle soit réclamée, deux attitudes peuvent être constatées. Le plus souvent le second café est offert, pas à Buffalo Grill, ils emportent la note et la rapportent corrigée. Très rapidement.

Je n'ai pas osé en demander un troisième malgré l'envie que j'en avais.

La salle s'était bien remplie. Après un dernier coup d'oeil à mon iphone, je me suis levé et j'ai entendu la serveuse toute en émoi annoncer à la taulière : "la 102 se libère!!!!"

Taulière à qui j'ai payé ma note.

- Tout s'est bien passé? - Oui mais... - Oui mais quoi?

J'explique.

- Vous savez il faut contenter tout le monde...

J'y retournerai, mais uniquement un jour où je serai à la bourre, il me feront rattraper mon retard, c'est sûr.

 

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03 décembre 2017

NASA : Pas de réchauffement depuis 23 ans!!!

Cette étude de la NASA confirme qu'il n'y a plus de réchauffement climatique depuis 23 ans. Pourquoi ne l'a t'elle pas dit plus tôt? Parce qu'avant elle était aux ordres du politiquement correct obamesque.

Le lien vers l'étude :

http://dailycaller.com/2017/11/29/study-satellites-show-no-acceleration-in-global-warming-for-23-years/

Comme le dit mon ami Reynald : "Même pas 0,1°C/décennie! Cela fait, si la tendance se maintient, 1°C en 100 ans! On est loin des 4°C à 5°C en 2100 selon les affirmations des alarmistes ! Et « l'accord de Paris » de vouloir limiter à 2°C en 2100! Allo? Allo?"

On lit notamment dans cet article que depuis 1994 les auteurs ont averti que les modèles du GIEC étaient exagérément pessimistes.

Voici le texte de la publication :

Global warming has not accelerated temperature rise in the bulk atmosphere in more than two decades, according to a new study funded by the Department of Energy.

University of Alabama-Huntsville climate scientists John Christy and Richard McNider found that by removing the climate effects of volcanic eruptions early on in the satellite temperature record it showed virtually no change in the rate of warming since the early 1990s.

“We indicated 23 years ago — in our 1994 Nature article — that climate models had the atmosphere’s sensitivity to CO2 much too high,” Christy said in a statement. “This recent paper bolsters that conclusion.”

Christy and McNider found the rate of warming has been 0.096 degrees Celsius per decade after “the removal of volcanic cooling in the early part of the record,” which “is essentially the same value we determined in 1994 … using only 15 years of data.”

The study is sure to be contentious. Christy has argued for years that climate models exaggerate global warming in the bulk atmosphere, which satellites have monitored since the late 1970s.

Christy, a noted skeptic of catastrophic man-made global warming, said his results reinforce his claim that climate models predict too much warming in the troposphere, the lowest five miles of the atmosphere. Models are too sensitive to increases in carbon dioxide concentrations in the atmosphere, he said.

“From our observations we calculated that value as 1.1 C (almost 2° Fahrenheit), while climate models estimate that value as 2.3 C (about 4.1° F),” Christy said.

While many scientists have acknowledged the mismatch between model predictions and actual temperature observations, few have really challenged the validity of the models themselves.

A recent study led by Lawrence Livermore National Laboratory climate scientist Ben Santer found that while the models ran hot, the “overestimation” was “partly due to systematic deficiencies in some of the post-2000 external forcings used in the model simulations.”

Christy’s removal of volcanic-driven cooling from satellite temperature data could also draw scrutiny. The study also removed El Nino and La Nina cycles, which are particularly pronounced in satellite records, but those cycles largely canceled each other out, the co-authors said.

Christy said his works shows the “climate models need to be retooled to better reflect conditions in the actual climate, while policies based on previous climate model output and predictions might need to be reconsidered.”

Two major volcanoes — El Chichon in 1982 and Pinatubo in 1991 — caused global average temperature to dip as a result of volcanic ash, soot and debris reflecting sunlight back into space.

Those eruptions meant there was more subsequent warming in the following years, making the rate of warming appear to be rising as a result of man-made emissions or other factors, Christy said.

“Those eruptions happened relatively early in our study period, which pushed down temperatures in the first part of the dataset, which caused the overall record to show an exaggerated warming trend,” Christy said.

“While volcanic eruptions are natural events, it was the timing of these that had such a noticeable effect on the trend. If the same eruptions had happened near the more recent end of the dataset, they could have pushed the overall trend into negative numbers, or a long-term cooling,” Christy said.

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Contre Cop 23

Bulletin n° 76
 

CONTRE-SOMMET DES CLIMATO-RÉALISTES
JEUDI 07 DÉCEMBRE 2017

Musée Social (5 rue Las Cases Paris 7ème

 


 

 

Des invités venus du monde entier s’y succéderont à la tribune, parmi lesquels Václav Klaus, ancien premier ministre et ancien président de la République tchèque, Chantal Delsol, philosophe, Patrick Moore, co-fondateur de l’ONG Greenpeace, ou encore Ian Byatt, ancien responsable du service des eaux auprès du gouvernement britannique. Un service de traduction simultanée en français sera assuré, et une librairie proposera des livres à la vente.

Les conférences sont en accès libre et gratuit pour les adhérents et les étudiants, le tarif est de 15€ pour les autres.

Le programme de la journée est disponible en cliquant sur ce lien 

ONE PLANET SUMMIT

Un évènement placé sous le double signe de la catastrophe et de la finance

Emmanuel Macron avait donné le ton lors de la COP23 : « Le seuil de l’irréversible a été franchi ». Ce catastrophisme grandiloquent n’est pas gratuit nous dit l’économiste Rémy Prud’homme, c’est du chantage : ou vous payez , ou vous nous entraînez dans l’abîme, une forme moderne de « la bourse ou la vie ».

Faites valser les milliards

Le sommet du climat sera précédé le 11 décembre par un Climate Finance Day s’inscrivant dans l’initiative française « Finance For Tomorrow », qui vise (sans complexes) à faire « shifter the trillions » (sic) ou « Réorienter massivement les flux financiers vers une économie bas carbone et inclusive » traduit Novethicpartenaire de cette initiative. Cette journée de la finance climatique est sponsorisée (entre autres) par Amundi, Axa, BNP première banque mondiale à avoir exclu le financement du pétrole non conventionnel (gaz de schiste, sables bitumineux…), HSBC. qui y trouveront l’occasion de verdir leur communication. Mais pas que …

Le casse du siècle

Comme l’écrit Rémy Prud’homme, « derrière les envolées lyriques sur le sauvetage de la planète…il y a principalement (et presque uniquement) le développement à marche forcée de l’électricité éolienne et photovoltaïque, activité qui est devenue un big business, pour un petit nombre de multinationales géantes, soutenues par les plus grandes banques du monde ». Le marché est juteux : selon la Banque Mondiale, c’est d’environ 90 000 milliards de dollars dont on aura besoin dans les 15 prochaines années, pour financer les infrastructures nouvelles, soit 60 fois plus par an que le fonds vert (100 milliards de dollars par an d’ici à 2020).

Mais qui va payer ?

On trouve déjà pléthore de produits financiers (durable/responsable/solidaire/inclusif) qui permettent aux épargnants de se donner bonne conscience ; pour ceux qui n’ont pas ou peu d’économies, il restera leur feuille d’impôts et les factures d’énergie : selon Les Echos, fin 2016, les diverses taxes (TVA, CSPE, etc.) représentaient 35 % de la facture (5 points de plus qu’il y a cinq ans) cette évolution étant due au soutien public aux énergies renouvelables (plus de 5 milliards d’euros prévus cette année).

LA FACE CACHÉE DE LA TRANSITION ÉNERGETIQUE

La déglingue des marchés de l’électricité

François Lévêque professeur d’économie à l’Ecole des Mines explique dans The Conversationque les prix de gros de l’électricité ont diminué d’environ de moitié au cours des dix dernières années, des prix négatifs étant parfois observés. Selon lui, « l’architecture actuelle du marché de gros n’est pas adaptée à une production massive d’énergie renouvelable intermittente et subventionnée de façon maladroite à l’image des autres incitations à l’énergie bas carbone ».

Enormes besoins de minerais et de métaux induits par les filières éolienne et solaire.

La Banque mondiale souligne dans une récente étude les énormes besoins en minerais et métaux associés aux filières éolienne et solaire, (aluminium, cobalt, cuivre, minerai de fer, lithium, terres rares, etc.) et pourraient in fine consommer « significativement plus de ressources que les systèmes traditionnels basés sur les énergies fossiles ». Notons que selon RTE (Réseau de transport d’électricité), il faudra plus de 16 000 éoliennes (contre 6 500 aujourd’hui) pour atteindre l’objectif de 50 % de part du nucléaire en 2030 (initialement prévus en 2020).

BIODIVERSITÉ ET ÉNERGIES RENOUVELABLES : JE T’AIME, MOI NON PLUS

Biodiversité et transition énergétique, enquêtes sur des liaisons dangereuses

C’était le thème de la journée annuelle de la FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité) qui reconnaît que la primauté et l’urgence de la lutte contre le réchauffement laisse de côté l’impératif de préservation de la biodiversité. Commentaires du site connaissances des énergies ici.

Biocarburant et déforestation

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) appelle à décupler la consommation de bioénergie dans les transports entre 2016 et 2060. On n’est pas à une contradiction près : selon notre-planete.info la déforestation massive en Indonésie pour la production d’huile de palme change le climat. Or la demande en huile de palme devrait doubler en 2030 et tripler d’ici 2050 en Europe . Aux Etats Unis la situation est carrément ubuesque : les producteurs américains n’étant pas en mesure de produire suffisamment de biodiesel comme l’exige la législation fédérale doivent en importer comme nous l’apprend cet article.

BÊTISIER (TRAGIQUE)

Un environnementaliste suédois éminent propose une dictature climatique

Par la page facebook de Bjorn Lomborg on apprend que le professeur suédois Jørgen Randers propose de suspendre la démocratie pour résoudre la crise climatique.

Justice climatique mondialisée

Selon La Croix un tribunal allemand a accepté jeudi 30 novembre la requête d’un agriculteur péruvien dont la maison est menacée par la fonte du glacier voisin : conseillé par l’avocate d’une ONG allemande, Il porte plainte contre l’énergéticien allemand RWE qui ne dispose d’aucune centrale électrique au Pérou.

ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION

Le Contre sommet des climato-réalistes

JEUDI 7 DÉCEMBRE 2017
Musée Social (5 rue Las Cases Paris 7ème)

Des invités venus du monde entier parmi lesquels Václav Klaus, ancien premier ministre et ancien président de la République tchèque, Chantal Delsol, philosophe, Patrick Moore, co-fondateur de l’ONG Greenpeace, ou encore Ian Byatt, ancien responsable du service des eaux auprès du gouvernement britannique.

Télécharger le programme en cliquant ici

Le Climathon

Le Climathon est une revue de presse satirique créé en 2015, qui récompense la meilleure pièce de propagande climatique proposée dans les médias et délivre des accessits aux tentatives méritantes. Hebdomadaire en 2015, le Climathon est désormais mensuel.
Découvrez les lauréats de la saison 2017-2018 en cliquant ici

Les trois dernières publications sur le site de l’Association

La modélisation du climat, science ou scientisme ?
Les glaciers de montagne à la sortie du petit âge glaciaire
Incertitudes du cycle du carbone

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16 novembre 2017

Chassez le Christianisme et vous aurez l'Islam

Chaque fois que les soi-disant libres penseurs font interdire une crèche ou démolir une croix ils ouvrent la voie à une mosquée ou à un minaret.


Défendre l'expression de nos racines chrétiennes n'est pas seulement une affaire de chrétiens, mais l'affaire de tous ceux qui veulent garder un rempart contre la barbarie qu'est l'islam d'aujourd'hui.

 

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14 novembre 2017

Expo photo

Je fais partie des exposants à l'expo photo de Cruviers-Lascours.

Voici l'affiche.

A noter que la photo avec les oiseaux fait partie de celles que j'expose.

Vernissage samedi 18h30, vous êtes tous les bienvenus.

 

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