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20 avril 2019

Homéopathie : le point de vue de l'Académie

L’homéopathie n’est pas une médecine « alternative »

•   Serge Cannasse Actualités Médicales 12 avr. 2019 

(lu sur le site professionnel Univadis, pas de lien public)        > 

L’Académie de médecine persiste et signe, en associant celle de pharmacie à sa position : les données scientifiques ne vérifient pas les hypothèses fondant l’homéopathie (soigner le mal par le mal grâce aux hautes dilutions) et ne montrent pas son efficacité. Elle réitère donc ses conclusions précédentes (datant de 1984, 1987 et 2004). Il n’y a aucune raison de faire délivrer un diplôme ou un certificat d’homéopathie par les facultés de médecine et de pharmacie. En revanche, les enseignements de thérapeutique doivent donner des informations à son sujet. N’ayant pas subi avec succès les épreuves montrant qu’une substance homéopathique est un médicament, leur étiquetage doit porter la mention « L’efficacité du produit n’a pas été démontrée selon les normes en vigueur ». Enfin, « le remboursement de ces produits par la Sécurité sociale apparaît aberrant » et ce d’autant plus que pour des raisons économiques, de nombreux médicaments classiques pour lesquels il n’a pas été démontré de service médical rendu sont déremboursés. 

Les Académies ne prônent cependant pas l’abandon des médicaments homéopathiques, « dans les situations où l’emploi d’une thérapie complémentaire est souhaitée, à condition que celle-ci n’induise pas une perte de chance. » Mais le médecin doit être conscient qu’il ne s’agit pas d’une médecine « alternative ».

Les Académies constatent également, avec regret, que presque trois quarts des Français (72%) « croient aux bienfaits de l’homéopathie », qu’un peu plus de la moitié y a recours (52%) et que 43% des professionnels de santé (médecins, sages-femmes, dentistes) en prescrivent, y compris en milieu hospitalier. Pour elles, cela s’explique par la sous-estimation par les uns et les autres de l’effet placebo avec attente, « un phénomène neurophysiologique scientifiquement établi », dépendant de « l’attente du patient, de l’annonce qui lui est faite et de ce qui lui est proposé (charisme du thérapeute, réputation de la méthode, complexité du dispositif). » Est également en cause « l’effet conditionnement », lié à « la répétition d’expériences antérieures d’amélioration sous médicament actif », dépendant de « structures cérébrales profondes » et « spécifique du symptôme traité . » En conséquence, elles plaident pour l’inclusion ou le renforcement des enseignements dédiés à la relation médecin-malade, ainsi qu’au « bon usage des médecines complémentaires intégratives. »

Elles préconisent enfin la création d’une « base indépendante et actualisée d’information du public sur les thérapies complémentaires » pour tirer profit du constat que les Français feraient confiance à un site labellisé par l’État.

Ceci est à rapprocher de ce que j'en dis dans un chapitre de mon prochain livre :

Peu de gens réalisent la puissance de l’effet placebo, qui explique à lui tout seul l’efficacité de l’homéopathie. Si les Laboratoires Boiron n’ont jamais réalisé d’essai contrôlé en double aveugle pour prouver l’efficacité d’un traitement homéopathique contre placebo, c’est que l’issue est connue d’avance : pas de différence significative d’efficacité en faveur du produit « actif ». Pourtant des cohortes de patients sont réellement soulagées, constatent que ça marche, et refusent d’admettre que cela relève de l’effet placebo. Le déremboursement de l’homéopathie est une mauvaise chose. Car ces médicaments n’ont pas d’effet secondaire, et soulagent les patients. Ils ne sont pas coûteux et le déremboursement de l’homéopathie serait désastreux en terme d’économie de santé.

Dans l’histoire de l’homéopathie, on a tenté d’accrocher l’efficacité des médicaments à la mémoire de l’eau, objet de la célèbre expérience de Jacques Benveniste, publiée dans Nature. En effet, à certaines dilutions, il n’y a plus la moindre trace du produit actif dans le médicament que l’on prescrit. Benveniste a voulu établir avec un test sur la dégranulation des leucocytes que l’eau avait une mémoire de ce qu’elle avait contenu, et que cette mémoire pouvait rendre compte de l’efficacité de l’homéopathie. Cette publication a été très controversée et finalement rejetée par la communauté scientifique pour une raison très simple, et imparable : personne n’a su la reproduire. Une expérience scientifique qui n’est pas reproductible est sans valeur réelle. Depuis, le Professeur Montagné a tenté de réhabiliter Benveniste, en affirmant qu’il avait raison, et en faisant glisser l’explication vers la mémoire des atomes et la physique quantique. Et les tenants de l’homéopathie de se jeter sur cette publication pour affirmer l’efficacité des traitements homéopathiques.

Eh bien non ! Au maximum on pourrait dire qu’il y a une théorie qui peut-être expliquerait l’efficacité de l’homéopathie, mais celle-ci resterait à prouver. Le simple fait de dire que la mémoire des atomes peut expliquer l’efficacité n’est pas une preuve. Il faut un essai contrôlé. Il n’y en a jamais eu et je pense qu’il n’y en aura jamais.

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16 avril 2019

Notre-Dame de Paris et la misère du monde

Notre Dame de Paris en feu et les tripes de chacun se tordent de douleur.

Çà et là cependant des esprits chagrins nous rappellent qu'il ne s'agit que de bois et de pierre, qu'il n'y a pas mort d'homme, et que nous ferions mieux de nous apitoyer sur toute la misère qui règne dans le monde. Des enfants meurent de faim au Yemen quand ils ne sont pas tués par des armes françaises, des vagabonds meurent de froid dans les rues des grandes villes déshumanisées, et nous ne semblons pas nous en préoccuper. Pourtant cela devrait davantage requérir notre attention.

Eh bien non. Les choses n'ont pas à être confrontées ainsi, elles n'ont pas à être mises dans une telle perspective. Ces esprits chagrins sont comme les pharisiens de l'Évangile de Jean qui, comme Judas, sont choqués par le prix du parfum que Marie de Magdala verse sur les pieds de Jésus, argent qui eût été mieux employé à secourir les pauvres.

La réponse de Jésus montre que nous n'avons pas à avoir honte de notre douleur devant l'incendie de Notre Dame.

Jean 12.1-8:

 

 

1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie où était Lazare qu'il avait ressuscité.

2 Là, on lui offrit un repas ; Marthe servait et Lazare était parmi ceux qui se trouvaient à table avec lui.

3 Marie prit un demi-litre d'un parfum de nard pur très cher, en versa sur les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux; la maison fut remplie de l'odeur du parfum.

4 Un de ses disciples, Judas l'Iscariot, [fils de Simon,] celui qui allait le trahir, dit:

5 «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum 300 pièces d'argent pour les donner aux pauvres?»

6 Il disait cela non parce qu'il se souciait des pauvres, mais parce que c'était un voleur et, comme il tenait la bourse, il prenait ce qu'on y mettait. 

7 Jésus dit alors: «Laisse-la! Elle a gardé ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.

8 En effet, vous avez toujours les pauvres avec vous, tandis que moi, vous ne m'aurez pas toujours.»

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08 avril 2019

Lévothyrox : persiste et signe

"Le Monde" qui devient de plus un plus un journal de torche-cul fait du sensationnel avec ce titre scandaleux :

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Je persiste dans mes déclarations sur l'hystérie collective, voici le texte que j'ai écrit sur le sujet :

Le « nouveau Lévothyrox » tant décrié a été fabriqué à la demande de la direction du médicament pour améliorer la tolérance en remplaçant le lactose, responsable de la survenue de certains effets secondaires, par du mannitol, tout à fait inoffensif à cette dose. À fortes doses le mannitol ne présente pas non plus grand danger, en dehors de troubles du transit ou d’une diurèse osmotique. Le mannitol est présent dans beaucoup de produits et n’a jamais fait parler de lui ! Il est impossible que tout ce qui a été décrit comme accidents d’intolérance soit fondé, et imputable au changement d’excipient. On ne peut même pas alléguer une modification de la cinétique de la thyroxine après absorption digestive, car la thyroxine est une prodrogue qui doit être transformée en triiodothyronine dans l’organisme avant d’agir, et ce processus métabolique lisse les variations pharmacocinétiques possibles. Ceci ôte toute valeur aux résultats d’une étude récente qui conclut à l’absence de bioéquivalence entre l’ancienne et la nouvelle forme. Tout au plus a-t-on risqué une modification des taux sériques, justifiant un ajustement après contrôle de la TSH. 

Les medias ont présenté un grand nombre de cas de ces pseudo-effets toxiques de la nouvelle formule, en évitant soigneusement de les rapporter au nombre de prescriptions observées, car là le pourcentage apparaît ridiculement faible. 

Oui, l’affaire du Lévothyrox est bien entièrement due à un effet nocebo, la commission d’enquête diligentée par le ministère a été très claire, bien argumentée, et ne laisse pas une grande place au doute. Nous entendons encore beaucoup de propos ahurissants à ce sujet, comme quoi il s’agissait uniquement pour le laboratoire de faire plus de profit, ou que la composition réelle du produit est cachée, et qu’elle dissimule des éléments toxiques. Encore une théorie du complot. Des procès sont en cours, avec une quête de $$$$$€€€€€. Il est bien connu qu’une indemnisation substantielle guérira les troubles constatés.

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02 avril 2019

Ma période "Jean d'Ormesson"

Depuis plus d'un an, mes lectures sont pour leur plus grande part consacrées à l'oeuvre de Jean d'Ormesson que je considère depuis longtemps comme un phare intellectuel du XXème siècle dans notre pays.

J'ai commencé en fait il y a deux ans par "Le guide des égarés", opuscule charmant qui est le second volet d'une trilogie qui comporte d'abord "Comme un chant d'espérance", que j'ai terminé hier, et "Un hosanna sans fin" qui attendra que j'ai fini d'autres textes pour que je le lise.

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Pour mon anniversaire en janvier 2018, ma fille cadette m'a offert le premier tome des oeuvres de Jean d'Ormesson dans la Pléiade et j'ai acheté le second dès qu'il  parut, en septembre dernier.

J'ai commencé par le début, c'est à dire "Au revoir et merci", une sorte d'autobiographie un peu rébarbative mais utile pour comprendre les ressorts de la pensée de l'auteur. Ce texte a curieusement été étiqueté "roman" par Gallimard.

J'ai poursuivi avec "La gloire de l'Empire" qui m'a occupé un certain nombre de semaines. Un exercice de style époustouflant. Un roman qui réécrit toute l'histoire du bassin méditerranéen. On croirait lire un livre d'histoire alors qu'il s'agit d'un livre d'histoires, les personnages décrits, fictifs, sont plus vrais que ceux que l'Histoire nous a légués, le réel est habilement mélangé à l'imaginaire. Un chef d'oeuvre. C'est ce livre, primé et récompensé, qui lui a valu d'entrer à l'Académie Française.

Ensuite j'ai relu "La Douane de mer", que j'avais lu il y a quinze ou vingt ans et que j'ai redécouvert avec un grand plaisir. Ce roman raconte sa mort à Venise où il est en amoureux avec Marie, sa compagne. En montant au ciel il rencontre un esprit extraterrestre venu se renseigner sur notre monde, et, pendant trois jours, il lui explique l'histoire de l'humanité, les intrigues, les amours, les complots. Là aussi il m'a fallu plusieurs semaines.

Par contre c'est en deux jours que j'ai lu "Comme un chant d'espérance". Jolie réflexion sur le big bang et les univers multiples, sur Dieu dont il ne voit pas comment on peut s'en passer pour expliquer le monde.

Il y a deux choses que d'Ormesson a bien comprises, auxquelles je crois depuis des années, que je proclame régulièrement dans mes écrits :

D'abord,  je tiens  dans "Le labyrinthe des alchimistes" et dans "Contrecourants" le propos suivant : "La Vérité est dans le mythe, l'histoire se contente de l'exactitude." Jean d'Ormesson au début de "L'histoire du Juif errant" met cette citation de Nikos Kazantsakis en exergue : "Est-il rien plus vrai que la vérité? Oui : la légende. C'est elle qui donne un sens à l'éphémère vérité."

Ensuite je dis souvent : "L'éternité n'est pas dans l'écoulement sans fin du temps mais dans son abolition, elle est par essence d'une autre nature que la perpétuité. L'immortalité est l'impossibilité d'accéder à l'Éternité, car seule la mort peut y conduire." Ce que Jean d'Ormesson traduit par : "Le temps ne coule pas dans l'Éternité."

J'ai entamé l'histoire du Juif errant hier, j'en ai pour des semaines je pense.

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27 mars 2019

Éolien : le combat continue!

 

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LETTRE D'INFORMATION :  27 mars 2019

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Bonjour,
23/03/2018

La Charente Maritime vient de voter à une écrasante majorité pour un moratoire éolien pour une durée de 2 ans qui permettra d'établir un nouveau schéma départemental éolien en Charente Maritime à 35 voix pour, 10 voix contre et 8 abstentions.

Le Conseil départemental s'est donc prononcé sur la question, alors que le territoire est concerné par la construction de plus de 400 éoliennes, notamment sur l’Aunis et en Vals de Saintonge.

Le président du Département Dominique Bussereau est farouchement opposé à la multiplication des parcs éoliens industriels, notamment dans l’estuaire de la Gironde.

De quoi satisfaire l’un des plus fervents opposants du département Michel Broncard, mais pas totalement. Ecoutez :

___________________________________________________________________

Paris le 12 mars 2019 
Communiqué de presse         

Eolien terrestre. Rien ne va plus  
Après les déclarations récentes sur France3 (1) et BFMTV (2) de Xavier   Bertrand  président de la  région des Hauts de France,  « Foutez- nous la paix avec les éoliennes, ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et ça détruit nos paysages », c’est au tour de Dominique Bussereau Président du Conseil départemental de la Charente-Maritime  et de l’Assemblée des départements de France d’exprimer dans le journal Sud-ouest (3) « son  ras le bol » et   de condamner les Promoteurs éoliens « qui sont des gens sans foi ni loi ». Il demande lui aussi  « un moratoire de deux ans sur l’éolien terrestre en Charente maritime  par le " risque sur nos paysages que fait courir la foultitude de projets éoliens ». Il évoque notamment un danger pour l’image touristique de la Charente-Maritime, un secteur économique clé pour le territoire.

La Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe 1387 associations alerte le gouvernement sur  une montée rapide  du refus de l’éolien terrestre  sur l’ensemble du territoire. Elle constate que la situation  devient  incontrôlable socialement et rejaillit   lourdement sur  l’image de l’ensemble de la classe politique.

La FED  estime que les actions des centaines de promoteurs qui écument les communes les unes  après les autres  sont  contraires  à l'intérêt général et qu’ils manipulent l’opinion en profitant depuis plus de 15 ans  d’un système subventionné abusif qui détruit  l’économie et les emplois 

Elle demande aux responsables de l’état   de se libérer  de l’emprise des industriels de cette filière  énergétique et  de prendre des mesures  par décret pour arrêter le plus vite possible le programme éolien terrestre français.


(1)https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/foutez-nous-paix-eoliennes-xavier-bertrand-president-region-hauts-france-1526168.html

(2)https://www.bfmtv.com/planete/7-projets-de-parcs-eoliens-sur-10-font-l-objet-d-un-recours-en-france-1506074.html

(3)https://www.sudouest.fr/2019/03/11/video-eoliennes-en-charente-maritime-dominique-bussereau-en-a-ras-le-bol-5888377-1391.php

Contact presse         
Jean-Louis Butré        
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08  

Michel Broncard
michel.broncard@orange.fr
06 23 80 71 93
        

 

 

 

 

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

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26 mars 2019

Les odieux complices de l'assassin Battisti

La liste de ces répugnants moralistes de gauche qui ont soutenu dans le sillage de Mitterand l'assassin Battisti qui vient d'avouer ses crimes est impressionnante. Dans ce palmarès la bêtise le dispute à la prétention.

Au palmarès sont nommés pour le Caca d'or de Gauchiasserie par ordre d'apparition à l'écran :

Bernard-Henri Lévy, Fred Vargas, Philippe Sollers, Guy Bedos, Jacques Higelin, Pierre Vidal-Naquet, Miou-Miou, Georges Moustaki, Danielle Mitterrand, Bertrand Tavernier, Daniel Pennac, Lio, Libération, Julien Dray, Noël Mamère...

Médaille d'or à titre posthume : François Mitterand

La gauche est vraiment une maladie mentale.

Voici l'édito de la rédaction de VA ce jour :

Battisti et l’odieuse complicité de la gauche française
 

Il a enfin avoué. Cesare Battisti, condamné par contumace à la perpétuité en Italie pour quatre meurtres commis dans les années 70, a reconnu pour la première fois sa responsabilité dans ces crimes. « Tout ce qui a été établi lors de ces sentences est vrai », a déclaré le terroriste de 64 ans, selon le procureur de Milan, cité lundi par les médias italiens. L’activiste d'extrême gauche, passé par l'organisation Prolétaires armés pour le communisme (PAC) et réfugié en France pendant 15 ans grâce à la scandaleuse doctrine Mitterrand, puis au Brésil, avant d’être capturé en janvier en Bolivie, a également présenté ses excuses aux familles des victimes et reconnu l'erreur de la lutte armée, après des années de mensonges. « Nous nous attendons à ce que ces pseudo-intellectuels de gauche, qui ont pendant des années dorloté cet assassin, présentent aussi des excuses », a d’ailleurs commenté le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini. Parmi ses fervents défenseurs figuraient notamment le philosophe Bernard-Henri Lévy qui avait estimé son innocence « plausible », l’écrivain Fred Vargas qui avait osé publier un livre intitulé La Vérité sur Cesare Battisti (sic), mais aussi Philippe Sollers, Guy Bedos, Jacques Higelin, Pierre Vidal-Naquet, Miou-Miou, Georges Moustaki, Danielle Mitterrand, Bertrand Tavernier, Daniel Pennac, Lio, Libération, Julien Dray, Noël Mamère et d'autres politiciens socialistes et communistes. Le meurtrier italien, alors menacé d'extradition, avait même été placé, en 2004, sous « la protection de la ville de Paris », à la suite d'un vœu adopté par la majorité du maire Bertrand Delanoë et de sa 1ère adjointe Anne Hidalgo. Nul doute que ces idiots utiles, complices de l’extrême gauche violente, feront aussi leur mea culpa. 

Amaury Brelet

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25 mars 2019

Bulletin des climato-réalistes N° 90

Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 90

SOIRÉE CLIMATO-RÉALISTE LUNDI 6 MAI

L’association des climato-réalistes organise une soirée de conférences lundi 6 mai à Paris de 18h30 à 21h30, avec des exposés de John Christy et Laurent Alexandre.

John Christy est climatologue à l’université d’Alabama à Huntsville. Il a conçu et développé les mesures satellitaires de température de la Terre qui sont l’un des éléments-clé pour la quantification des évolutions climatiques récentes, ce qui lui a valu la prestigieuse médaille de la NASA pour réalisation scientifique exceptionnelle.

John Christy vient d’être nommé conseiller scientifique de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Laurent Alexandre est chirurgien, essayiste et entrepreneur. Engagé sur diverses questions sociétales et de prospectives, il est chroniqueur dans de multiples médias lire sa dernière chronique dans L’Express, intitulée « les Verts vont mettre nos enfants sous Prozac ».

La conférence aura lieu Espace Grenelle, 84 rue de Grenelle à Paris (7ème). Les modalités d’inscription vous seront précisées ultérieurement.

ÊTES-VOUS PRÊTS POUR LA FIN DU MONDE ?

La « marche du siècle » pour le climat du 15 mars dernier aurait, selon ses organisateurs, rassemblé 450 000 jeunes en France. C’est peu rapporté aux près de quinze millions d’écoliers, collégiens, lycéens et étudiants du pays, mais c’est aussi beaucoup et inquiétant, car, comme se le demande Michel Negynas, « quand toute une génération se soulève contre la génération d’avant, et cela à l’échelon mondial, comment cela peut il finir ? ».

Dans une interview pour Atantico, Ferghane Azihari et Benoît Rittaud notent que ce mouvement n’aurait pas pris autant d’ampleur si la jeunesse n’était pas matraquée depuis longtemps de discours catastrophistes. À cause de celui-ci, la jeunesse est portée à manifester son anxiété en reproduisant le discours mortifère qui leur est martelé, comme Benoît Rittaud l’explique dans une vidéo.

La rhétorique apocalyptique tournant désormais en boucle, aucune référence au réel n’est plus nécessaire. Le récit d’un environnement en état perpétuel de dégradation est accepté sans aucune réserve, et « les alarmes sur tel ou tel phénomène soi-disant « inédit  » ne relèvent pas de l’exposition objective de la situation climatique mais d’une stratégie de communication », ajoute Benoît Rittaud dans une tribune.

L’ÉTAT FRANÇAIS ASSIGNÉ POUR « INACTION CLIMATIQUE »

Savamment orchestré par la pétition « l’Affaire du siècle », quatre ONG ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris, demandant au juge de reconnaître les  «manquements » de l’État et « d’enjoindre le Gouvernement d’y mettre un terme ». L’État accusé de ne pas en faire assez, alors qu’il est patent qu’il en fait déjà trop, comme pour la taxe carbone ? Et qu’il se prépare à en faire davantage, comme la multiplication par 2,5 des capacités d’éoliennes terrestres prévues par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ? Une accusation surréaliste, d’autant que ces actions coûteuses ne changeront rien au climat, comme l’explique Rémy Prud’homme.

Voici donc le gouvernement acculé à surseoir à la présentation du projet de loi sur la PPE afin de renforcer  « l’ambition du texte » . Car l’objectif de « neutralité carbone » en 2050 qui a subrepticement remplacé dans le texte la division par quatre des émissions, n’a pas eu l’heur de plaire au Conseil économique social et environnemental, qui a retoqué le projet et enjoint le Gouvernement à préciser « noir sur blanc » ses objectifs de baisse des émissions.

D’ici 2050, la France doit-elle diviser ses rejets de CO2 par 4, par 6 ou par 8 ? ironise Rémy Prud’homme. Dans un article intitulé « CO2 : Byzance, ou le diviseur qui divise », il montre que la division par 4 des émissions françaises entraînerait une réduction de l’augmentation des températures de 10 dix-millièmes de degré, une division par 6 de 11 dix-millièmes  et une division par 8 de 12 dix-millièmes.

LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE NE SERA PAS LE CONTE DE FÉES PROMIS PAR L’ADEME

Les conséquences du dérèglement climatiques sont largement mises en scène, mais on parle moins de celles qu’auraient les réductions massives de nos émissions sur le niveau de vie des français. Passons sur les calculs de l’ADEME qui, après avoir affirmé qu’un mix électrique « 100% renouvelable » en 2050 était possible, prétend dans une nouvelle étude démontrer que le déploiement massif des énergies renouvelables dans l’Hexagone aurait un impact positif sur la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat des ménages.

Jean Pisani-Ferry promet du sang et des larmes : il estime que la transition vers une économie neutre en carbone exigera des sacrifices, et que ce sont les plus vulnérables qui seront les plus touchés. On est loin, nous-dit-il, du scénario selon lequel nos concitoyens « pourraient continuer à consommer et à voyager comme à leur habitude. Ils sont sans doute disposés à manger un peu moins de viande et à utiliser des voitures moins gourmandes en carburant, mais à condition que leur pouvoir d’achat n’en soit pas affecté. »

LES LIBRES PENSEURS CONTRE LA DOXA CLIMATIQUE

 « L’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle est capable de résoudre » a écrit Karl Marx. Or c’est l’inverse qui se produit aujourd’hui : l’humanité cherche à résoudre un problème qui éventuellement n’existe pas et qui n’a pas de  solution dans un cadre démocratique. Saluons donc la Fédération nationale de la libre pensée, qui vient de publier un communiqué lucide sur la situation (commenté ici par Benoît Rittaud), dont voici un extrait :

Seule la totale liberté de recherche sans pression, l’arrêt des politiques de réduction des crédits de recherche et de mises en concurrence dans le cadre des appels d’offres cadrés et orientés pourra donner un souffle nouveau pour comprendre la réalité et trouver les solutions quand problème il y a, bien loin des buzz, du business vert et des opérations médiatiques.

Ce communiqué courageux et lucide a bien évidemment valu à ses auteurs de multiples réactions effarouchées. La Fédération a donc publié un second communiqué où tout en affirmant son « agnosticisme » en matière de climat défend la liberté pour les scientifiques « hétérodoxes » à remettre en cause la théorie dominante :

La Libre Pensée…défend la liberté, y compris pour un scientifique, de remettre en cause le discours de son collègue, ce qui, dans la climatologie actuelle, n’est pas possible, du fait des pressions politiques.

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18 mars 2019

Black block : la stratégie du coucou

Très bonne analyse sur Polony TV :

Au sujet des black blocs et de leur technique du coucou, qui consiste à s'installer dans un mouvement social qui n'a rien à voir et à profiter de sa dynamique.

"Quels sont les objectifs du black bloc? Profiter d'un rassemblement pour le prendre en otage, le détourner de son objectif initial afin d'y substituer une démonstration de force. Il s'agit de rendre visible une critique brutale du système politique et économique, de l'État et du capitalisme. D'où, cette appellation de technique du coucou: le bloc s'installe dans un mouvement social, une manifestation, un événement où sa présence n'a jamais été souhaitée par la majorité des participants, puis il la parasite. Il prend ses aises et pond ses œufs dans le nid des autres... Il n'exprime aucune revendication, il se met en scène et témoigne de l'existence d'une contestation radicale, violente, de toute forme de pouvoir, du refus de n'importe quel réformisme ou compromis avec l'ordre existant."

Le black block ce n'est pas les gilets jaunes, mais le pouvoir en place entretient savamment la confusion pour discréditer ce mouvement qui lui fait peur depuis novembre dernier.

Les black blocs ne sont pas des "gilets jaunes radicalisés", voici pourquoi

Ce qui s'est passé sur les Champs-Élysées dépasse les Gilets Jaunes. Le black bloc met en scène une violence spectaculaire, mais n'exprime aucune revendication.

"Ceux que j'appelle les Ingouvernables (l'ultragauche) parasitent, chaque samedi davantage, une couleur jaune devenue un prétexte commode pour contester violemment le capitalisme et l'État."
ANADOLU AGENCY VIA GETTY IMAGES
"Ceux que j'appelle les Ingouvernables (l'ultragauche) parasitent, chaque samedi davantage, une couleur jaune devenue un prétexte commode pour contester violemment le capitalisme et l'État."

Une grande explication sur les mots s'impose. Ce qui s'est passé samedi sur les Champs-Élysées dépasse dorénavant les origines du mouvement des Gilets Jaunes. Finissons-en tout d'abord avec la formule de "Gilets Jaunes radicalisés": ceux qui saccagèrent l'avenue phare de Paris appartiennent à la galaxie de l'ultragauche où s'inscrivent au nombre de ces adeptes de la violence comme mode d'expression individuel. Ces derniers ne veulent que soulager une brutalité à laquelle n'importe quel prétexte idéologique ou revendication catégorielle pourrait servir de drapeau circonstanciel. Ajoutons quelques casseurs pour faire bonne mesure (c'est-à-dire des opportunistes qui en profitent pour faire leur marché), et l'on aura à peu près épuisé la typologie globale des personnes que durent affronter les forces de l'ordre durant plusieurs heures.

Il faut cesser d'ignorer ce qui crève les yeux. Ceux que j'appelle les Ingouvernables (l'ultragauche) parasitent, chaque samedi davantage, une couleur jaune devenue un prétexte commode pour contester violemment le capitalisme et l'État, symbole et cœur –à leurs yeux– de toutes les "dominations". Ils défient indiscutablement la République et n'appellent aucune complaisance politique.

Quels sont les objectifs du black bloc? Profiter d'un rassemblement pour le prendre en otage, le détourner de son objectif initial afin d'y substituer une démonstration de force. Il s'agit de rendre visible une critique brutale du système politique et économique, de l'État et du capitalisme. D'où, cette appellation de technique du coucou: le bloc s'installe dans un mouvement social, une manifestation, un événement où sa présence n'a jamais été souhaitée par la majorité des participants, puis il la parasite. Il prend ses aises et pond ses œufs dans le nid des autres... Il n'exprime aucune revendication, il se met en scène et témoigne de l'existence d'une contestation radicale, violente, de toute forme de pouvoir, du refus de n'importe quel réformisme ou compromis avec l'ordre existant. Il n'appelle pas à la Révolution ailleurs et pour demain, mais encourage ici et maintenant l'émeute, l'insurrection permanente.

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16 mars 2019

Gilets Jaunes et casseurs

Qui tire les ficelles?


Ceux qui ont tout cassé aujourd'hui sur les Champs Élysées n'ont rien à voir avec des gilets jaunes.


Je ne suis pas certain qu'ils soient venus "spontanément".


L'amalgame GJ-casseurs est l'axe de travail du pouvoir en place.

Ne pas s'y laisser prendre.

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14 mars 2019

Climat : la grève des autistes

L’odieuse et illégale « grève scolaire mondiale pour le climat »

Par Benoît Rittaud

 

Si vous n’en avez pas encore entendu parler, ça ne va plus tarder : le 15 mars sera le jour d’une « grève scolaire mondiale pour le climat ». Attendez-vous à une prochaine avalanche d’éléments de langage vous expliquant une énième fois que, par votre faute, nous sommes au bord du gouffre : la planète va très bientôt se réchauffer d’une dizaine de degrés, la mer va monter de plusieurs mètres d’ici l’année prochaine, et d’ailleurs la « très sérieuse revue Nature » publie justement un nouvel article bourré de chiffres et de courbes plus sérieuses les unes que les autres montrant une « accélération encore pire que prévu » des catastrophes à redouter pour demain matin. Préparez-vous à vous sentir coupables.

La vie d’un militant de la « cause climatique » est toujours la même : publier des « appels » dans tel ou tel organe de presse bien-pensant sur la question (autant dire la presque totalité des médias), parader auprès des grands de ce monde dans force COP, « one planet summit » et autres réunions inutiles et coûteuses, et enfin orienter la politique énergétique du pays pour mettre consciencieusement à terre notre outil industriel majeur qu’est la production d’électricité nucléaire (qui n’émet pourtant pas de dioxyde de carbone, mais la cohérence n’est pas requise lorsqu’il s’agit de sauver la planète).

Malgré ces valeurs sûres pour faire les importants, les inquiets du climat doivent désormais faire face à trois gros problèmes. Le premier, c’est que leurs éléments de langage sont si stéréotypés qu’à peine nos prophètes prononcent-ils trois mots qu’il est possible à tout un chacun, avec un entraînement minimal, d’anticiper la fin de leur phrase. Le ridicule guette, ce dont ils se passeraient volontiers même si celui-ci ne tue heureusement pas davantage que quelques dixièmes de degrés centigrades de plus en un siècle.

Les alarmes sur tel ou tel phénomène soi-disant « inédit » relèvent davantage de la stratégie de communication que de l’exposition objective de la situation climatique.

Le second problème, c’est qu’après avoir entendu crier au loup climatique pendant tant d’années, passant de la banquise aux cyclones et voguant de coraux en glaciers, le grand public se lasse de plus en plus de ces focalisations sélectives, changeantes au gré des inévitables fluctuations des multiples courbes climatiques à disposition. Les alarmes sur tel ou tel phénomène soi-disant « inédit » relèvent davantage de la stratégie de communication que de l’exposition objective de la situation climatique, qui n’est en réalité pas plus inquiétante aujourd’hui qu’hier.

Troisième problème : les « solutions » proposées telles que la transition énergétique sont progressivement en train d’apparaître pour ce qu’elles sont : des politiques dispendieuses, socialement injustes, et dont les effets sur le climat seront nuls, même en supposant la validité des modèles les plus décidés à désigner le dioxyde de carbone comme gaz satanique.
Pour faire face à ces vents contraires, les ayatollahs du climat ont alors eu une idée : exploiter les enfants. Ne reculant devant aucune outrance, ils se sont choisis une égérie en la personne d’une adolescente suédoise atteinte d’autisme pour promouvoir une « grève scolaire » de tous les enfants du monde, destinée à dénoncer l’inaction climatique.

Quiconque a des enfants sait combien ceux-ci peuvent être angoissés devant le monde qui s’offre à leurs yeux, un monde qu’ils ne maîtrisent pas et connaissent mal. Ils s’effraient à l’idée qu’ils puissent ne jamais réussir à y évoluer de manière autonome. C’est l’un des rôles les plus fondamentaux des adultes que de les rassurer, leur apprendre à surmonter leur peur, leur enseigner qu’un jour ils seront de taille à faire face aux inévitables difficultés de l’existence, que tout n’est pas rose mais que l’on peut tout de même tâcher d’être heureux et de répandre un peu de joie autour de soi.

Lorsque des adultes tournent le dos à ce devoir, lorsqu’ils s’abaissent à exploiter une angoisse infantile en l’étalant, en l’exposant comme jadis on exhibait des infirmes, ils commettent un crime moral qui ne peut avoir aucune circonstance atténuante, aucune indulgence de principe, quoi que l’on pense de la cause ainsi « défendue ».

Malheureusement le terrorisme intellectuel sur ces questions n’a que trop bien fonctionné. Qui, chez les personnes « raisonnables », dénonce cette instrumentalisation des souffrances psychiques d’une adolescente, alors qu’un tel procédé indignerait n’importe quel éditorialiste s’il était question d’autre chose que de l’intouchable religion climatique ?

Les mots qui sortent de la bouche des adolescents ne sont que ceux qui leur ont été rabâchés depuis des années par les adultes.

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02 mars 2019

Contrecourants : nouvel éloge

Jean-Claude Bourret m'a gratifié sur Facebook d'une nouvelle critique élogieuse de mon dernier livre "Contrecourants".

Voici sa critique :

 

 

Pour ceux qui cherchent et notamment les FF et SS FM

J'ai terminé la lecture du livre de Claude Grellet : le fil rouge de la Tradition...

Un monument de culture et de réflexions qui ouvrent des perspectives et...l'Esprit de chacun.

Claude n'a pas trouvé d'éditeur (c'est assez dire que le métier d'éditeur, qui était une vocation, s'est transformé et marche sur une voie qui souvent, ne débouche que sur le profit, et non l'élévation d'Esprit)

Mais vous pouvez commander ce livre sur Amazon ou il est imprimé à la demande (Claude Grellet, ancien médecin, nous précisera cela ci-dessous)

Voici quelques extraits qui touchent...tellement de domaines passionnants :

"L'arabe est la langue des sciences et du commerce, tout autour du bassin Méditerrannéen.Même les juifs le parlent, réservant l'hébreu à un usage sacré. Les chrétiens coptes aussi parlaient couramment arabe. Il est significatif que Maïmonide, le médecin de Cordoue, ait écrit des commentaires de la Torah en arabe."

" Ceux qui ont pénétré au coeur d'une église romane, autrement qu'en touriste, comprendront, comme le dit le petit prince à Saint Exupéry, que l'essentiel est invisible pour les yeux, qu'il s'agit d'ouvrir son temple intérieur, en un lieu propice, pour que la présence Divine vienne y résider. ...Beaucoup d'édifices romans ont des éclairages d'un calcul éblouissant, les rayons du soleil, passant par les vitraux, tombent à certaines heures, et certaines dates, sur des endroits très précis, comme la vierge noire à Notre Dame du Port, à Clermont Ferrand, ou à Orcival, Saint Nectaire et Issoire..."

"La nef du Vézelay , en Bourgogne, est partiellement désaxée. Certains béotiens n'y ont vu qu' une erreur de construction, alors qu'il y a là, un calcul magique pour la circulation de la lumière au solstice d'été !"

"L'art Roman , d'origine orientale veut faire descendre Dieu dans le coeur de l'Homme...l'art gothique veut faire monter l'Homme vers Dieu"

"Si nous regardons l'Histoire des derniers siècles,l'Homme a construit successivement des cathédrales au Moyen-Âge, des chateaux sur la Loire à la renaissance, des gares pour les trains au siècle dernier et des tours de verre pour les bureaux ces dernières années.L'Homme est passé de Dieu au Roi, du Roi à la technique, et de la technique à l'administration.A chacun de voir ou est la vraie place de l'obscurantisme..."

"L'ésotérisme est indéfinissable puisqu'il s'agit de ce qui est caché et n'est accessible qu'à une "élite".Il est au dessus de ce qui est exprimable par les mots, le symbolisme permet de l'appréhender"

"L'émir Ousame (musulman), ambassadeur du Vizir de Damas au XIIème siècle, a rapporté ainsi son voyage à Jérusalem :

"Lorsque je visitais Jérusalem, j'entrai dans la mosquée Al-Aqsâ...Les templiers m'assignèrent une petite mosquée pour faire mes prières...je glorifiais Allah...Soudain un chevalier Franc bondit sur moi, me saisit et me tourna le visage vers l'est en disant" Voici comment l'on prie !"
Une troupe de (chevaliers) Templiers se précipita sur lui, et ...l'expulsa...Puis, les Templiers s'excusèrent et me dirent : "c'est un étranger qui vient d'arriver du pays des Francs, il n'a jamais vu quelqu'un prier sans être tourné vers l'est!"

Je vous donnerai d'autres extraits de ce livre que je conseille à tous ceux qui cherchent : "Contre courants. Le fil rouge de la Tradition." Par Claude Grellet. A commander sur Amazon.

 

Contrecourants

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26 février 2019

Bulletin des climato-réalistes N° 89

Bulletin n° 87
 

JOHN CHRISTY À PARIS LUNDI 6 MAI 2019

L’association des climato-réalistes organise lundi 6 mai à Paris une conférence avec le climatologue John Christy, professeur des sciences de l’atmosphère à l’Université d’Alabama à Huntsville qui vient d’être nommé conseiller scientifique de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Depuis 1989, John Christy publie la « courbe UAH » de mesure satellitaire de la température de la Terre, ce qui lui a valu la prestigieuse médaille de la NASA pour réalisation scientifique exceptionnelle.

LES CLIMATO-RÉALISTES CONTRIBUENT AU GRAND DÉBAT NATIONAL

La transition énergétique est inutile, coûteuse et injuste : telle est la conclusion sans appel du rapport de Rémy Prud’homme rédigé pour l’Association des climato-réalistes dans le but de participer au Grand Débat national. À lire, à diffuser et à utiliser lors des débats organisés sur ce thème.

PROGRAMMATION PLURIANNUELLE DE L’ÉNERGIE

Le nouveau projet de programmation pluriannuelle de l’énergie a été publié le 25 janvier : il prévoit de multiplier par 2,5 les capacités d’éoliennes terrestres et par 5 à 6 le parc solaire en dix ans. Environ 14.500 mâts seront ainsi installés, contre 8.000 à fin 2018, selon Reuters.

Que l’opposition à l’éolien soit majoritaire dans le pays ne préoccupe pas le Gouvernement. Au contraire, deux décretsvisent à accélérer l’instruction des recours contre les projets éoliens : celui du 29 novembre 2018 qui supprime un degré de juridiction (Tribunal Administratif) et celui du 24 décembre 2018 qui expérimente en Bretagne et dans les Hauts-de-France le remplacement de l’enquête publique par une participation du public sur Internet.

Le coût du soutien étatique aux énergies renouvelables explose : selon un rapport de la Cour des Comptes, les engagements déjà pris au titre du soutien à la production d’électricité renouvelable jusque fin 2017 représentent déjà 121 milliards d’euros courants. Si les objectifs de la PPE sont maintenus, les charges annuelles atteindront 10 milliards d’euros en 2023 (soit une multiplication par 10 depuis 2011).

Et ce n’est pas tout : plusieurs centaines d’éoliennes devront être démantelées chaque année à partir de 2020. Qui va payer, sachant que selon l’Usine Nouvelle une éolienne de 2 MW représente 840 tonnes de béton, 300 tonnes d’acier et 25 tonnes de composites ?

Le projet de PPE précise qu’une nouvelle trajectoire de la taxe carbone sera définie « en tenant compte des retours du grand débat national ». À quoi peut-on s’attendre sinon à une alourdissement de la fiscalité énergétique, sous une forme ou sous une autre ?

JUSTICE CLIMATIQUE

Chez les zélotes de la lutte contre le réchauffement climatique, il est de bon ton d’amalgamer Climat et justice, comme pour faire oublier la charge financière écrasante qu’ils entendent infliger à la collectivité. C’est ainsi que les quatre ONG qui vont déposer le 14 mars un recours contre l’État pour inaction climatique prétendent engager une « révolution climatique pour la justice sociale« . La maire de Paris a annoncé « la création d’une plateforme internationale d’accompagnement juridique qui sera à la disposition des maires qui veulent engager des actions de justice climatique et notamment des recours contre les États qui ne respectent pas l’Accord de Paris ».

En attendant le tour des personnes physiques, ce sont les personnes morales qui sont visées : treize collectivités et quatre associations menacent Total d’une action en justice. La compagnie pétrolière serait selon Libérationresponsable de 0,9% des émissions mondiales, soit l’équivalent de la totalité des émissions françaises.

UNE ÉTOILE EST NÉE

Selon le magazine américain Time, Greta Thunberg figure parmi les 25 adolescents les plus influents du monde. La classe politique est en extase : « Les jeunes ont raison, on n’en fait jamais assez », a déclaré sur BFMTV le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Isabelle Attard, ancienne députée écologiste du Calvados, explique comment le capitalisme vert est à l’oeuvre dans cette gigantesque opération de communication. Les premières photos de l’adolescente ont été prises par le responsable marketing du réseau social We Don’t Have Time, dont le cofondateur Ingmar Rentzhog, formé à l’école Al Gore, se trouve avoir été le dirigeant de l’une des principales agences suédoises en communication financière, Laika Consulting. Cet édifiant conte de fée est à découvrir en suédois ici, et en français .

TOUT ÇA POURQUOI ?

Cette vague de folie collective apparaît surréaliste lorsqu’elle est mise en perspective.

En acceptant les hypothèses du GIEC, Rémy Prud’homme démontre que la différence entre une politique forte (qui contraindrait les pays de l’OCDE à réduire de moitié leurs rejets annuels d’ici à 2050) et une absence de politiques (dite Business as usual) il n’y a que 3 centièmes de degré de température de différence.

Supposons maintenant que l’on réduise nos émissions de 50%, au prix d’une révision radicale de notre modèle de développement (sans doute par le biais de l’instauration d’un ordre mondial autoritaire), et que nous devions faire face à un refroidissement du climat — que la planète a déjà connu dans un passé récent, lors du petit âge glaciaire. Nous serions alors privés de nos capacités industrielles et scientifiques pour réagir.

VIDÉOS DES CONFÉRENCES DE LA CONTRE-COP24

Les trois dernières vidéos qui n’avaient pas pu être mises en ligne pour des raisons techniques ont été publiées sur le site. Elles sont accessibles ici.

LETTRES D’INFORMATION DE JEAN-CLAUDE PONT

Jean-Claude Pont, membre de notre comité et auteur de l’ouvrage Le vrai, le faux et l’incertain dans les thèses du réchauffement climatique, publie des lettres d’information gratuites pour prolonger l’action de son livre — même si elles en sont largement indépendantes. On peut les obtenir par simple demande par mail. Neuf de ses lettres ont déjà été publliées.

L’EXPÉRIENCE DONNE DE LA VOIX

Julien Aubert député LR des Bouches du Rhône obtient la création d’une Commission d’enquête sur « l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique ».

Gérard Longuet a publié un billet dans Le Figaro du 18 février « La taxe carbone est absurde : la France est déjà exemplaire ».

Loïk Le Floch Prigent :
Sur son blog : « Economie verte et éléphants roses : les emplois verts ne sont qu’un rêve ».

NOTES DE LECTURE

Réchauffement climatique : le pavé dans la mare !

par Jean-Marc Bonnamy édité aux éditions Harmattan. Voir aussi la note de lecture qui en est faite par Drieu Godefridi dans Contrepoints.

La France fait de mauvais choix technologiques

Par Gérard Kafadaroff et Jean-Pierre Riou, dans La Tribune.

Onze faits que vous devez savoir pour ne pas être dupé par la pseudo-science du réchauffement climatique anthropique

Par Camille Veyres, ce cours d’une heure sur la physique de l’atmosphère et le carbone dans les océans sur YouTube , iciet 

DERNIÈRES PUBLICATIONS SUR LE SITE DE L’ASSOCIATION

Une vaste cavité sous le glacier « Thwaites » en Antarctique Ouest repérée par la NASA
Désastres naturels : pas d’évolution significative selon le rapport 2018 de l’assureur AON
L’élévation du niveau de la mer surestimée selon une étude publiée dans la revue « Nature »
Vague de chaleur en Australie: réchauffement global ou événement météorologique local ?
Vagues de froid aux Etats-unis et réchauffement climatique

 
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22 février 2019

Grand débat : la transition énergétique

 

L'une des quatre questions du grand débat organisé par le Gouvernement porte sur la transition énergétique. Elle fait bien sûr écho aux revendications initiales des « Gilets Jaunes » contre la hausse de la taxe carbone. Malheureusement, comme souvent pour tout ce qui touche au climat, à l'énergie et à l'environnement, les termes de la question ferment délibérément la porte à un échange rationnel. Selon le Gouvernement, il ne s'agirait pas de débattre sur l'opportunité d'une transition énergétique, mais seulement sur la manière de la rendre acceptable par les citoyens, voire de l'accélérer. 

Ainsi donc, hélas, les vraies questions ne sont pas véritablement posées. 

En demandant à Rémy Prud'homme de rédiger le présent rapport, l'Association des climato-réalistes souhaite présenter à tous, de manière accessible et en se fondant sur les sources les plus officielles, la réalité de la transition énergétique derrière les effets d'annonce et les affichages de vertu. Rémy Prud'homme est économiste, il a été Directeur-adjoint de la Direction de l’Environnement à l’OCDE, professeur invité au MIT, et consultant pour de nombreuses organisations internationales, en particulier la Banque Mondiale ; il est aujourd'hui un membre actif du comité scientifique de notre association. Son rapport apporte, dans le langage à la fois clair et rigoureux que nous lui connaissons, les informations qu'il est indispensable de connaître pour se faire un avis éclairé. Nous appelons donc tous ceux qui souhaitent s'engager dans le grand débat à prendre connaissance des éléments de ce rapport et à les diffuser autant qu'il est possible, de sorte à ce qu'un maximum d'élus et de citoyens se libèrent de leurs œillères sur la question. 

La transition énergétique est inutile, coûteuse, néfaste pour l'environnement. Elle affaiblira notre pays sans aucun bénéfice réel pour la collectivité. Elle nourrit les amalgames, appauvrit les plus pauvres et n'accomplira pas ce qu'elle prétend. Il est urgent de l'abandonner. Puisse ce rapport y contribuer. 

Benoît Rittaud 
Président de l'Association des climato-réalistes 
INTRODUCTION

Le paysage énergétique du globe et de la France a peu changé durant les siècles antérieurs au 19ème siècle. Napoléon et César se déplaçaient, s'éclairaient, se chauffaient, s'habillaient à peu près de la même façon. Depuis le début du 19ème siècle, en revanche, ce paysage change rapidement et radicalement. Les énergies traditionnelles (hommes, animaux, vent, eau) ont été presque éliminées, et remplacées par des énergies nouvelles (charbon, pétrole, électricité, nucléaire). Dans le domaine des transports, par exemple, la marche à pied, le cheval et le bateau à voile ont été supplantés par le chemin de fer, puis l'automobile, puis l'avion, et par le bateau à moteur. Ces changements ont largement contribués à l'extraordinaire amélioration du niveau de vie enregistrée au cours des deux derniers siècles, dans les pays dits développés d'abord, puis, depuis un demi-siècle dans les pays dits en développement. 

Ces changements montrent surtout que le monde de l'énergie a été, et reste, constamment en transition. La transition énergétique – ou pour mieux dire les transitions énergétiques – sont donc une constante de nos sociétés. Elles ont été conduites par deux forces : la technologie, et le marché. C'est la technologie, basée sur les progrès de la science, qui a fait apparaître la machine à vapeur, le moteur à explosion, l'électricité nucléaire, toutes les innovations qui ont bouleversé le paysage de l'énergie. Et la mise en oeuvre de ces innovations a été assurée principalement par le marché, et très peu par l'intervention politique. Dans la plupart des pays, chemin de fer, automobile, bateau à moteur, ou électricité nucléaire se sont développés tout seuls, avec un peu de régulations, mais généralement sans subventions. Aucune de ces « transitions » n'a été une « politique ». 

Ce qu'on appelle aujourd'hui en France la transition énergétique est d'une nature radicalement différente. Elle concerne essentiellement la décarbonation de l'économie. Elle a pour objet de réduire les rejets de gaz carbonique (CO2) de la France de 340 millions de tonnes (Mt) actuellement à 170 Mt en 2050, et à zéro ultérieurement. Cette trajectoire ou transition n'est générée par aucune innovation technologique (même si elle est susceptible d'en entraîner quelques unes). Elle est d'origine exclusivement politique. Ses promoteurs la justifient par la peur des conséquences que le CO2 pourrait avoir sur le climat. Elle ne peut être atteinte que grâce à un ensemble de taxes, de subventions, d'interdictions, d'obligations, de persuasion, c'est-à-dire d'interventions politiques, dont le coût économique et budgétaire sera nécessairement élevé. Voilà qui la différencie totalement des autres transitions énergétiques. Cela ne la condamne pas automatiquement: il y a beaucoup de politiques publiques, (comme l'enseignement, la sécurité, la justice, la protection de l'environnement) qui sont désirables et même indispensables. Cela ne la justifie pas automatiquement non plus : il y a également beaucoup de politiques publiques inutiles et non désirables. Il est donc légitime de soumettre cette « transition énergétique » française à un examen critique. 

On le fera en montrant que cette politique est (i) inutile, (ii) dispendieuse, et (iii) injuste. 

I - UNE POLITIQUE INUTILE

La théorie officielle du réchauffement anthropique 
La transition énergétique française (et européenne) repose largement sur la théorie du réchauffement anthropique. Cette théorie soutient que ce sont les gaz de serre, principalement le CO2, émis par l'activité humaine qui entrainent l'élévation de la moyenne des températures. Cette théorie est davantage politique que scientifique. Elle a été initiée par les Nations-Unies, qui ont créé une organisation intergouvernementale, le GIEC (le I de cet acronyme signifie : intergouvernemental). Le GIEC a explicitement pour mission de développer, de prouver, de perfectionner cette théorie. Il s'en acquitte fort bien. Cet activisme lui a valu d'être honoré d'un prix Nobel (comme les membres du GIEC aiment à le rappeler) ; mais d'un prix Nobel de la paix, c'est-à-dire un prix qui récompense une activité politique, pas d'un prix Nobel scientifique, ou d'un prix Crawford (qui célèbre des découvertes dans les domaines scientifiques non couverts par les prix Nobel scientifiques). 

Comme il sied à des esprits scientifiques, nous sommes critiques, réservés, ou prudents relativement à cette théorie intergouvernementale. Expliquer pourquoi n'est pas l'objet de la présente contribution. Elle prend au contraire cette théorie telle qu'elle est, comme si elle était empiriquement validée, et c'est en s'appuyant sur les affirmations du GIEC que l'on peut montrer l'inutilité des politiques qui s'en inspirent. 

La théorie du GIEC soutient que la moyenne des températures du globe dépend directement de la teneur de l'atmosphère en CO2, définie comme la masse de CO2 rapportée à la masse de l'atmosphère (qui est actuellement de 4 dix-millièmes). Si cette teneur augmente, la température augmente en conséquence. De combien ? Cela se mesure d'une façon un peu bizarre, qu'on appelle la sensibilité : le nombre de degrés Celsius induit par un doublement de la teneur. Une sensibilité de 1 signifie qu'un doublement de la teneur entraîne une augmentation des températures de 1°. On distingue une sensibilité de court terme et une sensibilité de long terme (un ou plusieurs siècles après la hausse de la teneur)1. On s'intéresse ici à la sensibilité de court terme. Elle est estimée dans le dernier rapport du GIEC à « entre 1 et 2,5 » sur la base des travaux publiés avant 2011 ; la fourchette est assez large ; les travaux publiés par la suite suggèrent des valeurs plus basses (Gervais 2018, p. 69). On retiendra ici une sensibilité de 1,5. 

Ce qui compte, selon cette théorie, c'est le stock de CO2, pas le flux annuel des émissions. Bien entendu, le flux des émissions anthropiques de CO2, qui sont bien connues, contribue à l'augmentation du stock. En fait, la moitié2 de ces émissions est absorbée par les océans et la végétation; mais l'autre moitié accroit le stock. En 2017, le stock de CO2dans l'atmosphère est d'environ 3200 Gt3 (retenons ce chiffre pour nos calculs); les émissions de l'année dans le monde sont de 33 Gt ; en 2018 le stock sera de 3216,5 Gt. Muni de ces informations, on peut estimer quel sera l'impact sur la température des réductions d'émission de CO2des différentes politiques mises en œuvre : très modeste, comme on va le voir.

L'impact des politiques des pays de l'OCDE sur les températures 
La politique testée est la suivante : d'ici 2050, les pays de l'OCDE – en gros les pays développés – réduisent leurs émissions annuelles de 50% ; les autres pays – pratiquement les pays en développement – n'augmentent pas leurs émissions annuelles. Cette politique est testée par rapport à un scénario du fil de l'eau, sans politique de transition énergétique, dans lequel les émissions annuelles restent identiques au cours de la période. Ces deux spécifications sont raisonnables, et même optimistes. 

En l'absence de politiques contraignantes, on voit mal pourquoi les rejets de CO2 diminueraient dans les 33 années à venir: au cours des 33 années passées, ils ont en effet beaucoup augmenté : de 80% (malgré 23 COPs qui prétendaient en organiser la diminution). Postuler leur stabilité dans le tiers de siècle prochain, c'est déjà faire une belle confiance aux progrès de la technologie qui poussent naturellement aux économies d'énergie (par habitant ou par unité de PIB). 

La politique testée est également très ambitieuse. Au cours des 33 années passées, les rejets des pays de l'OCDE ont augmenté de 16% ; transformer ce +16% en un -50% implique des mesures contraignantes et coûteuses. La stabilité des émissions du reste du monde sera également très difficile à obtenir: elles ont augmenté de 290% au cours des 33 années précédentes. 

Le tableau 1 suivant montre l'impact de ce scénario sur les températures.



Ces calculs simples font apparaître les résultats suivants. Avec l''évolution « naturelle », c'est-à-dire en l'absence de politiques de transition, la moyenne des températures du globe augmenterait en 2050, selon la théorie du GIEC, de 0,26 °C. Une politique forte, qui contraindrait les pays de l'OCDE à réduire de moitié leurs rejets annuels d'ici à 2050, réduirait cette augmentation de la moyenne des températures du globe à 0,23 °C. Par rapport à l'évolution « naturelle », cette lourde politique de transition aurait donc pour effet de réduire la moyenne des températures de 0,027 °C, c'est-à-dire de 3 centièmes de degré. Cet impact n'est pas totalement nul, mais il est très petit, pratiquement négligeable. 

On a testé également une politique de transition encore plus drastique qui imposerait à l'ensemble des pays de l'OCDE des rejets zéro en 2050. Cette politique (extrêmement coûteuse et totalement irréaliste) porterait l'impact à 5 centièmes de degré (au lieu de 3). Son impact reste également négligeable. C'est pourquoi, il n'est pas excessif de dire que les politiques de transition énergétique des pays de l'OCDE sont inutiles.

L'impact des politiques de la France sur les températures 
Ce qui est vrai pour l'ensemble des pays de l'OCDE – que la transition énergétique ne sert à rien – est encore plus vrai pour la seule France, pour au moins deux raisons. 

Le poids des émissions de la France – La première est que la France ne pèse pas lourd, et de moins en moins lourd, dans les émissions anthropiques de CO2 du globe : actuellement 0,3 Gt, soit 1% du total mondial des émissions, qui ne représente lui-même que 1% du stock de CO2, censé définir la température. Si la France cessait demain, par on ne sait quel miracle, de rejeter du CO2, cela réduirait le stock de CO2 dans l'atmosphère de 1 dix-millième, et l'impact sur la température serait totalement insignifiant. 

Le caractère exemplaire de la France – L'argument souvent avancé pour justifier la transition énergétique en France est que nous devons donner l'exemple aux autres pays du monde. La réponse est que nous le donnons déjà, l'exemple, et qu'il n'est nullement suivi. La France est en effet l'un des pays du monde où les émissions de CO2 par rapport au PIB sont les plus basses, comme le suggère le tableau 2. Cela provient principalement du fait que notre électricité est, grâce à la part du nucléaire dans notre mélange électrique, l'une des plus décarbonées du globe. Des cinq grandes sources d'électricité, deux rejettent du CO2 : le charbon (beaucoup), le gaz (moitié moins), et trois n'en rejettent pas : l'hydraulique, le nucléaire et les renouvelables. Tableau 2 – Contenu en CO2 de l'économie et de l'électricité, Pays du G8, 2017 et 2013

Répétons que les centrales nucléaires produisent de l'électricité sans rejets de CO2. On s'excuse d'avoir à rappeler cette évidence. On le fait parce qu'elle n'est pas du tout partagée par l'ensemble des Français. Un sondage récent montre en effet que 78% des Français pensent que l'électricité nucléaire contribue au réchauffement climatique4. Leur opinion ne doit évidemment rien à leur expérience personnelle, mais tout à ce qu'ils ont lu ou entendu sur le sujet dans ou sur les manuels scolaires, les journaux, les radios, les télévisions, les réseaux sociaux. On mesure ici au passage l'incroyable ampleur de la désinformation qui règne en France en matière d'énergie. 

La transition énergétique en France est donc particulièrement inutile. Nous avons déjà fait beaucoup, plus que les autres, en matière de décarbonation. Ce que nous pouvons faire de mieux pour le globe, c'est donner de la publicité à nos succès (au lieu de clamer que nous allons tout changer), dans l'espoir que ces succès seront parfois imités, tout en continuant à améliorer notre productivité en carbone. 

Pour conclure sur l'inutilité d'une transition énergétique radicale en France, on donnera l'exemple, moins général mais plus parlant, des centrales électriques au charbon en France et en Chine. Il y a encore 4 centrales au charbon en France, d'une capacité de 3 GW, qui produisent 1,8% de l'électricité de notre pays. Le gouvernement est décidé à fermer ces centrales dans les années à venir, et fait grand cas de cette décision, présentée par le Président de la République lui-même comme une contribution majeure à la transition énergétique. Dans le même temps, la Chine (longtemps et peut-être même toujours vantée par les écologistes français comme un modèle à imiter5) va construire environ 560 centrales au charbon, d'une capacité de 259 GW. Un minuscule pas en avant et un grand bond en arrière : -4 en France, +560 en Chine. Dire que l'exemple français ne fait guère école est une litote.

II - UNE POLITIQUE DISPENDIEUSE

Cette politique de transition inutile est cependant fort coûteuse. Pour estimer ce coût, il faudrait passer (i) des objectifs généraux (réduire les rejets de CO2 de moitié d'ici 2050), (ii) aux objectifs sectoriels (réduire les rejets de CO2 du système de transport de x%, etc.), (iii) puis aux moyens qui vont être employés à cet effet (augmenter de y% les impôts sur les carburants), (iv) puis estimer les conséquences directes et indirectes de la mise en œuvre de ces moyens (une réduction de z% de la mobilité), et (v) enfin estimer le coût de ces conséquences pour les finances publiques (l G€ par an) et pour l'économie (n G€ par an). C'est une tâche très lourde, que les pouvoirs publics se gardent bien d'entreprendre; la question du coût de leurs politiques de transition ne semble d'ailleurs pas leur principale préoccupation. On se contentera de l'esquisser, en décrivant ce qui est actuellement décidé ou envisagé, et en essayant de le chiffrer, sur le seul cas de la France. 

Le point de départ de l'analyse est la répartition par secteurs des rejets de CO2 (que la transition vise à réduire).

Quatre secteurs dominent le tableau : les transports, principalement routiers ; l'énergie, principalement l'électricité ; le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage et eau chaude) ; et l'industrie. Dans la plupart des autres pays du monde, la répartition est très différente. Elle est dominée par l'électricité, dont la production représente environ 40% des rejets de CO2 du globe, et dans beaucoup de pays par l'industrie. 

Comme le montrent les points d'interrogation du tableau, le projet de transition énergétique n'est chiffré qu'en ce qui concerne la réduction du total. On ne sait pas ce qui est visé pour chacun des secteurs. Tous sont lourdement taxés, réglementés, et subventionnés. Le ministère responsable se flatte de disposer de plusieurs dizaines de taxes environnementales (Ministère de l'Environnement 2017, p. 109 seq. en recense pas moins de 36) pour un montant de plus de 50 milliards d'euros (Ministère de la Transition écologique 2017). On se focalisera sur les deux secteurs qui semblent plus particulièrement faire l'objet de politiques engagées au nom de la transition énergétique: l'électricité, et les transports.

L'électricité 
La focalisation de la politique de transition sur l'électricité est paradoxale puisqu'il s'agit, on l'a vu, d'un secteur dans lequel la France est exemplaire. Cette focalisation se manifeste par la volonté cent fois répétée de diminuer la part du nucléaire afin d'augmenter celle de l'éolien et du photovoltaïque. Le ministère de la Transition le dit très clairement : « l'énergie éolienne a vocation à constituer un des piliers [c'est nous qui soulignons] du système électrique français ». Dans un contexte de stagnation de la consommation (qui n'a pas augmenté au cours des quinze dernières années, et dont on voit mal pourquoi elle augmenterait au cours des trente prochaines années), plus de renouvelables, c'est moins de nucléaire. Cette évolution est engagée au nom de la transition énergétique. Là, on n'est plus dans le paradoxe, mais dans la manipulation et le mensonge. Fermer des centrales nucléaires qui ne rejettent pas de CO2 et les remplacer par des éoliennes qui n'en produisent pas non plus ne réduira pas d'un gramme nos rejets de CO2

En réalité, cela aura plutôt pour effet de les augmenter, pour deux raisons. La plus importante est que l'électricité éolienne et photovoltaïque est intermittente et aléatoire. Elle est produite lorsque le vent souffle (25% des heures de l'année) et/ou que le soleil brille (12% des heures de l'année), pas forcément au moment où l'on en a besoin. L'électricité ne se stocke pas. Pour se prémunir contre une panne généralisée, on est obligé de maintenir en activité des centrales thermiques, comme les centrales au charbon que l'on va fermer, ou des centrales au gaz qu'il va falloir construire à grands frais, qui rejettent du CO2. L'autre raison est que la construction de milliers d'éoliennes, qui ont des fondations de 1500 tonnes de béton chacune, implique la production de millions de tonnes de béton, une activité qui émet beaucoup de CO26

Il y a peut-être de bonnes raisons de préférer les éoliennes aux centrales nucléaires (nous voyons mal lesquelles), mais il n'est pas sérieux de le faire au nom de la transition énergétique. Elles sont doublement inutiles : inutiles pour réduire le CO2 français, réduction qui est elle-même inutile pour réduire la température 

Cette politique a un coût, ou si l'on préfère un surcoût, par rapport à ce que serait le coût de l'électricité en l'absence de renouvelables intermittents. Ce surcoût est à la fois direct et indirect (Prud'homme 2017). 

Surcoût direct – Le coût de production direct de l'électricité éolienne et photovoltaïque (ce que déboursent les promoteurs) a été plus élevé que le coût de production de l'électricité traditionnelle. Les promoteurs ont donc demandé, et obtenu, des subventions. Sans subventions, pas d'éolien et pas de photovoltaïque, en France comme ailleurs. Lorsque l'Espagne a supprimé ces subventions, les investissements dans les renouvelables se sont immédiatement arrêtés. Ces subventions ont généralement pris la forme d'obligations d'achat à des prix élevés : EDF est obligé d'acheter toute l'électricité renouvelable produite, qu'elle en ait besoin ou pas, à un prix élevé, pendant une quinzaine d'années (la durée de vie de l'investissement). Pour le producteur, c'est le pied : un marché assuré, à un prix rémunérateur. Un fonds spécial rembourse ensuite EDF de la différence entre le prix qu'elle a payé et le coût « normal » de l'électricité. 

Cette différence est une mesure du surcoût direct des renouvelables. Elle est connue et officielle, grâce à la CRE, la Commission de Régulation de l'Energie, qui la calcule chaque année (pour donner le montant du chèque de remboursement). Ce surcoût s'élève actuellement à environ 5 milliards d'euros par an, et il augmente régulièrement. La CRE a calculé que le montant cumulé de ces surcoûts sera (avec des hypothèses très prudentes) de 57 milliards pour les années 2014-25. 

Qui paye ce surcoût direct ? Vous et moi, les consommateurs d'électricité, au moyen d'une taxe assise sur la consommation d'électricité, baptisée CSPE ou Contribution au service public de l'électricité (Ah qu'en termes choisis ces choses-là sont dites !). Son taux augmente d'année en année. Son montant figure (en très petites lettres) sur votre facture d'électricité. Comme vous pouvez le voir en examinant attentivement cette facture, le fisc impose au passage une TVA à 20% sur cette taxe, dont le caractère de « valeur ajoutée » n'est pas évident. Les 5 milliards de CSPE nous coûtent donc en réalité 6 milliards. 

Surcoût indirect – Eolien et solaire imposent également d'autres coûts aux riverains des installations, et au système électrique. Les éoliennes massacrent les paysages ; de ce fait elles dévalorisent les immeubles proches ; la perte de valeur causée par les éoliennes déjà implantées en France a été évaluée à plus de 20 milliards, ce qui est une forme de surcoût. Les éoliennes nuisent à la flore et à la faune, et les éoliennes en mer sont pires que les éoliennes sur terre. La multiplicité des « fermes » (une expression bucolique qui décrit bien mal la réalité industrielle) éoliennes et solaires entraîne une augmentation des coûts de transport de l'électricité, d'au moins 1 milliard par an. Leur intermittence aléatoire implique des filets de sécurité ou des contrats d'interruption coûteux. Le stockage, s'il existait, serait également très coûteux. Le pire est sans doute ce qu'on appelle l'effet d'éviction : la priorité accordée à l'électricité renouvelable oblige les centrales classqieues à réduire temporairement leur activité, donc à amortir leur coûts fixes sur une production moindre, donc à en augmenter le coût. On connaît mal ces surcoûts indirects, mais les estimations disponibles suggèrent que leur importance est du même ordre de grandeur que les surcoûts directs. Qui va les supporter ? Toujours vous et moi, les consommateurs d'électricité, sous forme de prix plus élevés. 

Comment évoluent ces surcoûts unitaires (au kWh produit) au cours des années, avec l'augmentation de la part des intermittents dans le mélange électrique ? Les surcoûts directs diminuent, principalement parce que le prix des composants importés (turbines éoliennes et panneaux solaires) baisse. Mais les surcoûts indirects augmentent. 

Surprix – Surcoûts directs et indirects se retrouvent bien entendu dans le surprix payé par les utilisateurs. En Europe, on observe que ce prix est une fonction directe et croissante du taux de pénétration dans les renouvelables, comme le montre le graphique ci-après. 

Là où la part des renouvelables (éolien et solaire) est faible, le prix est bas. Là où elle est forte, le prix est élevé. Les ménages allemands paient leur électricité deux fois plus cher que les ménages français. Le programme prévu dans la transition énergétique française implique au moins un doublement du prix de l'électricité.

Les transports 
En France, le secteur des transports est de loin le secteur qui rejette le plus de CO2. Ces rejets viennent principalement du transport routier de personnes et de marchandises. Depuis longtemps déjà, on cherche à réduire l'importance de cette activité, et donc de ces rejets. Les politiques engagées à cet effet sont nombreuses, coûteuses, et malheureusement inefficaces.

Des tentatives nombreuses – La panoplie des armes anti-voiture est très fournie. Sans prétendre à l'exhaustivité, on en citera huit :

• Remplacer les camions par des trains de marchandises ;

• Remplacer la voiture par le train pour les longs trajets ;

• Favoriser le co-voiturage ;

• Développer les transports en communs dans les villes ;

• Réduire les vitesses ;

• Développer le vélo (et la trottinette) ;

• Remplacer le diesel par l'essence ;

• Remplacer les carburants par de l'électricité.

Des tentatives coûteuses – Pour atteindre ces objectifs, les politiques n'ont pas lésiné sur les moyens : taxer très lourdement le transport automobile, et subventionner lourdement les modes alternatifs. 

Le montant des taxes spécifiques sur le transport routier, c'est-à-dire des taxes qui ne frappent pas les autres biens, s'élève à 45 milliards en 2017. Ce n'est guère moins que l'impôt sur les sociétés (57 milliards) et 60% du montant de l'impôt sur le revenu (77 milliards). C'est trois plus que ce que les administrations publiques, Etat et collectivités territoriales, dépensent en investissements et en fonctionnement pour les routes. La plus importante de ces taxes est bien entendu la TICPE, la taxe sur les carburants, dont le montant s'élève à près de 36 milliards d'euros en 20177. Les carburants routiers sont, après le tabac, le bien le plus lourdement taxé en France. 

Le gouvernement avait l'intention d'alourdir encore cette fiscalité en augmentant la taxe carbone. Il y a, provisoirement, renoncé. Dans l'hypothèse de la nécessité d'une réduction des rejets de CO2 (hypothèse que nous avons rejetée), le principe de cette taxe n'est pas absurde. Si le carbone est un mal, le taxer en général, sous toutes ses formes, est désirable. Cela exercera une pression pour que tous les acteurs en consomment (et donc en rejettent) moins, de mille façons possibles que l'on n'a même pas besoin de connaître ou d'imaginer. Plus la taxe carbone sera lourde, plus les rejets de CO2 seront réduits. Une bonne taxe carbone pourrait ainsi remplacer, et avantageusement, toutes les autres formes de politiques anti-carbone, et assurer à elle seule la transition énergétique. 

C'est la mise en œuvre de ce beau principe qui pose problèmes. Il suppose une grande confiance dans la toute puissance des mécanismes de marché. Soulignons deux difficultés, parmi d'autres. Le mal étant global, mondial, il faut que le remède soit appliqué dans tous les pays du monde ; sinon, la mise en œuvre dans un seul pays se traduira par des déplacements d'activité – et de rejets de carbone – vers les autres pays. En réalité, une taxe carbone unique dans le monde est une utopie politiquement et socialement absurde. Deuxièmement, la taxe carbone étant hégémonique dans son principe, sa mise en œuvre suppose l'abolition préalable des autres taxes et interdictions en vigueur. En réalité, particulièrement en France, la taxe carbone est partout introduite comme une addition, pas comme une substitution. Le débat récent relatif à la taxe carbone sur les carburants en France l'illustre bien. Un argument de ses partisans a été : la preuve que nous pouvons parfaitement supporter une taxe carbone à 45 euros, c'est que la Suède en a une à 120 euros et n'en souffre pas du tout. Cet argument cachait le fait que la TIPCE en place depuis longtemps fonctionne, dans les transports, exactement comme une taxe carbone. En fait, le montant des taxes sur les carburants est plus élevé en France qu'en Suède. 

Les modes alternatifs, en revanche, sont lourdement subventionnés. Ils en ont un peu honte, et essayent de le cacher ; la SNCF prétend même parfois faire des bénéfices, et avec l'aide des médias, réussit à le faire croire8. En réalité, la différence entre ses dépenses annuelles et ses recettes annuelles est d'environ 14 milliards9 par an, comme le savent tous les spécialistes, et comme le très officiel rapport Spinetta (2018) l'a bien montré. Cette différence est comblée par des subventions diverses ou par une augmentation de la dette, elle-même effacée de temps en temps par une subvention ad hoc. La prétendue réforme de la SNCF introduite en 2018 ne changera rien à cette situation. Elle prévoit au contraire une augmentation immédiate des investissements de 2 ou 3 milliards par an, qui augmentera d'autant les subventions à la SNCF dans les prochaines années. 

La situation est pire encore pour les transports en commun locaux. Leur déficit (dépenses de fonctionnement et d'investissement moins recettes commerciales) s'élève à environ 9 milliards par an. Il est principalement couvert par le produit d'un impôt spécifique, le Versement Transport, assis sur les salaires. Au total donc, environ 23 milliards de subventions par an. Ces chiffres sont à peu près constants depuis une dizaine d'années. 

A côté de ces subventions massives aux transports publics, les aides aux autres tentatives de réduire les rejets de CO2 du transport sont modestes. L'exception pourrait être le développement du véhicule électrique. La subvention est actuellement de 6000 euros à l'achat. Si le nombre de véhicules concernés augmentait, comme le souhaite le gouvernement, jusqu'à atteindre un million de véhicules par an (hypothèse bien improbable), cela coûterait aux contribuables 6 milliards par an. 

Des tentatives inefficaces – Pour l'essentiel, toutes ces coûteuses tentatives pour réduire les rejets de CO2 du secteur des transports sont restées sans effet. Les véhicules à moteur continuent à assurer l'essentiel des déplacements de marchandises et de personnes. Non pas à cause d'une politique du tout-routier (comme on le dit parfois) mais au contraire (comme on l'a vu ci-dessus) malgré une politique du moins-routier. 

Cela est patent dans le domaine des marchandises En dépit d'une bonne dizaine de « plans frets » visant à doubler, ou même à tripler, la part du rail, et appuyés sur des milliards d'euros, la part du rail subventionné stagne ou diminue régulièrement alors que celle du camion ponctionné augmente. En tonnes*km, le fret ferroviaire représente aujourd'hui moins de 10% du total. En dépense des chargeurs, ce qui est bien plus significatif, il représente moins de 2% du total. 

S'agissant des transports locaux quotidiens, qui comprennent notamment les déplacements domicile-travail, (et qui sont bien connus grâce à de lourdes enquêtes nationales transports et déplacements, malheureusement trop rares) la voiture assure 89% des déplacements (mesurés en passagers*km). Cela n'est pas vrai à Paris, où un excellent réseau de métros, de trains de banlieue, et de RER réduit considérablement cette part. Mais, contrairement à ce que croient les élites qui habitent la capitale, Paris n'est pas la France. En matière de transport, Paris et le reste de la France sont deux pays différents. 

Pour l'ensemble des transports de voyageurs, les véhicules à moteur (voitures, deux-roues, autobus et autocar) représentent 87% des déplacements mesurés en voyageurs*kilomètres. La bicyclette n'en assure que 0,5%. Pour gonfler ce chiffre, les zélateurs du vélo s'expriment en nombre de déplacements (comme si on pouvait additionner ou comparer un déplacement de 1 km avec un déplacement de 50 km), et se limitent, sans le préciser, aux déplacements urbains, qui sont évidemment les seuls qui peuvent s'effectuer en vélo. 

On pourrait multiplier les exemples. Le transport en France actuellement, est essentiellement automobile. Certains le déplorent. Mais il faut bien le constater. Cela s'explique par la supériorité de ce mode pour la grande majorité des déplacements (pas tous), en termes de rapidité, de coût, de confort, de souplesse. La sur-taxation massive de l'automobile, et la subvention massive des autres modes, ne parviennent pas à changer cette situation. 

C'est pourquoi les rejets de CO2 du secteur ne diminuent guère. Ils ont diminué un peu au cours des années passées. Pas parce que la circulation automobile a diminué au profit des modes alternatifs ; elle a au contraire légèrement augmenté. Mais parce que les rejets de CO2 au km parcouru se sont réduits, grâce au progrès de la technologie des véhicules. 

Cela signifie aussi que freiner le transport routier, c'est en fait freiner le transport tout court. Le poids du routier est si grand, les possibilités de substitutions sont si faibles, que des taxes et des contraintes supplémentaires conduisent nécessairement à une hausse des coûts de transport en général, qui engendre forcément une diminution de la mobilité. Dans les agglomérations, la diminution de la mobilité réduit la taille effective du marché de l'emploi, et donc son efficacité. Moins de mobilité, ce sont des travailleurs qui ont moins accès aux emplois qu'ils souhaitent, et des entreprise qui ont moins accès aux travailleurs qu'elles souhaitent : c'est une moindre productivité, et même une augmentation du chômage. Diminuer la mobilité au niveau du pays, c'est réduire les échanges entre régions, et donc les gains de l'échange. On connaît bien le rôle des infrastructures de transport dans l'attractivité et la prospérité d'un pays ou d'une zone. Mais améliorer les infrastructures en détériorant le coût de leur utilisation, c'est ne rien améliorer du tout. 

Il faut au passage dénoncer l'abus qui est fait de l'argument « ça va réduire les rejets de CO2 » pour justifier n'importe quel projet ou action de transport. Il n'est pas sérieux de défendre le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, qui coûtera plus de 30 milliards d'euros (à partager avec l'Italie) en disant que ce projet va économiser quelques milliers de tonnes de CO2 ; dire cela n'est pas un argument, mais un prétexte. 

Plus choquant encore, cette affirmation diffusée sur le site officiel de la Délégation Interministérielle à la Sécurité Routière : « En roulant à 80 km/h plutôt qu'à 90 km/h, diminution du CO2 de 30% ». Cette mesure controversée, qui consiste à réduire ainsi les vitesse maximales autorisées, réduira les vitesses moyennes de 2 à 5 km/h, et selon les formules du ministère de la Transition lui-même la consommation de carburant10 – et donc le CO2 rejeté – de 1 à 2%. Ecrire 30% à la place de 1% ou 2% est une affabulation grossière. Tous les amoureux de la vérité et de la République sont tristes de la voir publiée sous le timbre de la République française. CO2, que de gros mensonges on commet en ton nom !

II - UNE POLITIQUE INJUSTE

Les politiques dites de transition énergétique sont non seulement inutiles et dispendieuses, elles sont également régressives11. Elles pèsent davantage sur les pauvres que sur les riches, par rapport au revenu, et même souvent en valeur absolue. Sur les ménages pauvres, sur les régions pauvres, et sur les pays pauvres.

Régressivité interpersonnelle 
Les secteurs qui rejettent le plus de CO2 sont l'électricité, le transport routier, et le logement. Les politiques de réduction du CO2 vont principalement viser ces secteurs, et en augmenter le coût. Le malheur veut que dans ces trois secteurs, la consommation augmente moins vite que le revenu. Pour chacun d'entre eux, la part de la dépense est plus grande chez les ménages pauvres que chez les ménages riches. Taxer ces dépenses ou en augmenter le coût pèsera donc bien plus lourd chez les ménages pauvres que chez les ménages riches. Un chiffre résume cette situation : celui de l'élasticité-revenu12 de la demande de ces biens. Des calculs conduits sur les données de l'enquête sur les budgets des ménages de 2011 (la plus récente disponible) font apparaître des élasticités-revenu de 0,5 pour l'électricité, et de 0,8 pour les carburants. Ces estimations surestiment l'élasticité car elles sont calculées non pas par rapport au revenu des ménages mais par rapport à leurs dépenses. 

Cette réalité est bien connue, depuis longtemps. Les pauvres sont plus durement affectés que les riches par la fiscalité environnementale. Les gouvernements le savent bien, et pour limiter les dégâts sociaux introduisent des systèmes d'aides aux ménages pauvres, comme par exemple le chèque énergie, ou des primes pour l'achat de voitures neuves moins émettrices de CO2. De la main droite, il fait augmenter le prix de l'énergie et des carburants (au moyen de taxes ou de régulations), de la main gauche il exonère ou subventionne les plus pauvres pour la consommation de ces biens. Mais ces exonérations ou subventions sont en pratique très loin d'effacer le caractère fondamentalement régressif des hausses de prix causées par la transition énergétique. 

Il y a même des cas où ces aides deviennent régressives. C'est le cas des véhicules électriques. Ils sont subventionnés à hauteur d'au moins 6000 euros par véhicule. Même avec cette aide leur prix demeure bien trop élevé pour un ménage pauvre. Cette aide ne bénéficie en pratique qu'aux ménages riches, généralement pour l'achat d'une deuxième voiture. 

Cette situation débouche sur une précarité énergétique croissante. Un nombre de plus en plus important de ménages n'ont plus assez d'argent pour se chauffer ou pour se déplacer. Le phénomène a été analysé par l'INSEE (Cochez et al, 2015) sous le nom de « vulnérabilité énergétique », définie comme la situation dans laquelle un ménage consacre plus de 8% de son revenu au chauffage de son logement et/ou plus de 4,5% de son revenu à ses déplacements. 22% des ménages sont en situation de vulnérabilité énergétique pour le logement ou pour les déplacements, et 3% pour les deux à la fois. Cette vulnérabilité frappe particulièrement les personnes seules et les moins de 30 ans. L'étude a simulé l'impact de fortes hausses des prix de l'énergie. Une hausse de 40% du coût du chauffage porterait le taux de vulnérabilité au logement de 15% à 27%, presque un doublement. Une hausse du prix des carburants de 30% porterait celui des déplacements de 10% à 17%. Cette précarité énergétique ne frappe pas que la France. Elle est également préoccupante en Allemagne et au Royaume-Uni. Les politiques de transition énergétique n'en sont pas la seule cause ; mais elles y contribuent dans une mesure importante. 

Régressivité interrégionale 
La régressivité interrégionale, c'est-à-dire le fait que certaines régions soient plus touchées que d'autres par les politiques de transition énergétique, est moins connue, mais pas moins importante. Le phénomène est illustré par le tableau suivant. 

Tableau 4 – Dépenses d'électricité des ménages en électricité et en carburant, par zones géographiques, 2011

Il est très frappant. Comme le prix de l'électricité et des carburants est identique sur tout le territoire, la dépense reflète les différences de consommation. Elles sont considérables. Un ménage rural consomme 60% de plus d'électricité qu'un ménage parisien, et 110% de plus en carburants. Rapportés au revenu, qui est évidemment plus élevé dans les grandes agglomérations que dans les zones rurales ou les petites villes, les écarts de dépenses seraient encore plus importants. Les augmentations du prix de l'électricité ou des carburants qui résultent des mesures prises pour réduire le rejet de CO2 (du type taxe carbone) frappent donc beaucoup plus lourdement les zones rurales et les petites villes. En simplifiant beaucoup : environ deux fois plus en valeur absolue et trois fois plus en valeur relative (relativement au revenu des ménages). Elles aggravent sérieusement les fractures territoriales. En regardant ce tableau, on comprend mieux la géographie des gilets jaunes. 

Beaucoup d'autres mesures vont dans le même sens. La localisation des éoliennes, par exemple, est très largement concentrée dans les zones ou espaces les plus pauvres. Pas d'éoliennes à l'Ile de Ré ou dans le Lubéron, et pratiquement pas en Ile-de-France. Les dommages qu'elles causent, comme la dévaluation des immeubles, sont donc concentrés dans ces zones pauvres. Il en va de même pour la gêne causée par le changement de vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h. Cette gêne ne concerne pas du tout les Parisiens : ils effectuent leurs déplacements quotidiens à moins de 50 km/h, et l'essentiel de leurs déplacements de vacances ou de week-end à 130 km/h sur des autoroutes. Elle concerne en revanche à peu près tous les Creusois qui n'utilisent pratiquement que les routes départementales affectées par cette mesure.

Régressivité internationale 
L'injustice la plus grave concerne sans doute la répartition des coûts de la transition énergétique entre pays riches et pays pauvres. En valeur absolue, en dollars, le surcoût d'une réduction donnée de CO2 (en remplaçant par exemple une centrale au charbon par des éoliennes) est le même en Allemagne et en Inde. Disons qu'il est de 200 dollars. Mais il faut bien voir que 200 dollars, c'est plus, beaucoup plus, en Inde qu'en Allemagne. C'est 100 heures de travail en Inde et 2 heures et demie de travail en Allemagne. Les pays pauvres ne peuvent tout simplement pas se payer notre transition énergétique. 

On essaye de les persuader du contraire avec deux arguments, également très faibles. Le premier est que réduire leurs émissions de CO2 est de leur propre intérêt, en ce que cela leur évitera les coûts d'un réchauffement excessif. Mais ces coûts sont des coûts pour demain, pour la fin du siècle, et tels que les modèles les prévoient. Aujourd'hui, de tels coûts n'existent pas. Contrairement à ce qui est dit et répété dans les pays riches, le nombre et l'intensité des tempêtes n'augmentent pas, ni la pluviométrie, ni la sécheresse, ni le niveau des mers (au delà de 2 mm par an), ni la maladie (la mortalité infantile et l'espérance de vie s'améliorent au contraire partout), ni la famine (qui a disparu des pays en paix). La production agricole, loin de diminuer, augmente au contraire à peu près partout, plus vite que la population, en particulier du fait de l'augmentation de la teneur en CO2, qui est la nourriture naturelle des plantes. 

Le deuxième argument est qu'on leur a promis 100 milliards de dollars par an s'ils acceptaient de jouer notre jeu. C'était à Copenhague, en 2009, à la COP 15. Une somme considérable, une offre tentante. Mais une promesse de Gascon. Neuf COPs plus tard, on ne sait toujours pas qui exactement payera cette manne, ni qui en bénéficiera, selon quels critères et avec quels contrôles. 

Ces arguments n'ont, à juste titre, nullement convaincu les pays pauvres, et en particulier la Chine et l'Inde. Leur priorité est le développement économique, pas du tout la transition énergétique. Ils l'ont toujours dit clairement (et honnêtement), en particulier à la COP de Paris, et ils n'ont pris aucun engagement concret de diminution de leurs rejets de CO2. Lorsqu'il y a contradiction entre ces deux objectifs, ils choisissent le développement. 

Les pays riches ont tout aussi fait un choix inverse, non seulement pour eux-mêmes, mais pour les autres. Entre transition énergétique et développement des pays pauvres, les pays riches préfèrent la transition. Ce qui a été perçu comme un véritable « impérialisme climatique » a été particulièrement net en matière d'électricité. Les pays pauvres, en particulier en Afrique, mais aussi en Inde ou au Pakistan, veulent des centrales au charbon, parce qu'elles produisent une électricité meilleur marché, dont ces pays ont un besoin vital. Les pays riches, et les banques publiques de développement qu'ils contrôlent, à commencer par la Banque Mondiale mais aussi l'aide publique française, ont décidé de refuser de financer, y compris sous forme de prêts remboursables, toute centrale à charbon. Les ONG environnementales ont exigé le même comportement des banques privées. En pratique, ce refus n'a pas eu trop de conséquences, car la Chine s'est substituée aux pays développés ; elle finance (à des taux plus élevés que la Banque Mondiale) les centrales à charbon dont les pays pauvres estiment avoir besoin pour se développer. Mais ce refus laissera des traces socio-politiques.

CONCLUSION 
Comme à peu près tous les climato-réalistes, l'auteur n'est en rien un ennemi de l'environnement, ni de l'intervention publique, bien au contraire. Il est très sensible, et depuis très longtemps (Prud'homme 1980), aux nuisances que l'empreinte croissante de l'homme peut causer à la nature et à notre environnement: pollutions de toutes sortes, consommation excessive des ressources naturelles, atteintes à la biodiversité, destruction du patrimoine naturel et culturel, etc. Il sait bien que la lutte contre ces dommages potentiellement considérables et parfois irréversibles doit être constante, et qu'elle implique nécessairement de multiples interventions des pouvoirs publics. 

Nous avons eu le bonheur de voir que, au cours des décennies passées, cette lutte a souvent été un succès. Dans les pays développés en tout cas, et pour des dizaines de polluants, les niveaux de pollution sont aujourd'hui bien inférieurs à ce qu'ils étaient il y a quarante ans, et a fortiori à ce qu'ils étaient au 19ème siècle (Gerondeau 2018). La disparition des ressources naturelles comme le fer, le cuivre ou le pétrole, présentée dans les années 1970 comme imminente et catastrophique, ne s'est pas produite. Les dommages dramatiques que la dégradation de l'environnement allaient, nous prédisait-on, causer à la santé et la longévité ne se sont pas du tout réalisées, bien au contraire. Certes, tout n'est pas parfait en matière d'environnement, et beaucoup reste à faire. Mais la combinaison du progrès scientifique, de l'intervention politique, et du marché a porté de beaux fruits, et elle a démenti complètement la plupart des prévisions catastrophiques brandies par les activistes de l'environnement. 

Au cours des deux dernières décennies la peur du réchauffement de la planète a remplacé la peur de la dégradation de l'environnement. La lutte contre le CO2 a pris la place de la lutte contre les pollutions. Comme dans Le Rhinocéros d'Eugène Ionesco, cette lutte contre le CO2, sous le nom de transition énergétique, envahit les esprits et les institutions. Symboliquement, en France (pas dans tous les pays, heureusement) le ministère de l'Environnement a effacé le mot « environnement » de son intitulé, pour devenir le « ministère de la Transition écologique et solidaire ». Lorsqu'il y a conflit entre promotion d'industries (prétendument) écologiques et défense de l'environnement, comme dans le cas des éoliennes, le ministère de la Transition devient un ennemi de l'environnement. Les éoliennes massacrent les paysages (y compris ceux qui sont inscrits au Patrimoine mondial de l'humanité), tuent des chauves-souris par milliers, déversent des millions de tonnes de béton dans les campagnes, etc. Dans un combat à fronts renversés, le ministère de la Transition soutient fermement les promoteurs de l'éolien contre les défenseurs de l'environnement. Il dispense les industriels de l'éolien du permis de construire, ignore les avis négatifs des gestionnaires des parcs naturels terrestres ou marins affectés, et multiplie les obstacles aux recours juridiques des riverains impactés. 

C'est cet hégémonisme, cette nouvelle peur, et notre amour de l'environnement, qui nous ont conduit à essayer de regarder d'un peu plus près la « transition énergétique ». Avec des chiffres et pas seulement avec des slogans. En quoi consiste-t-elle exactement ? Quels sont ses objectifs ? A quels coûts peuvent-ils être atteints ? Avec quelles conséquences économiques et sociales ? Nous sommes heureux de présenter au public et au débat les modestes résultats de cet effort : la « transition » en cours est culpabilisante, mais elle n'est ni écologique, ni solidaire, et encore moins économique. 
Références 
Gerondeau, Christian. 2018. L'air est pur à Paris. L'Artilleur. 101 p.

Gervais, François. 2018. L'Urgence climatique est un leurre. L'Artilleur. L'Artilleur. 302 p.

Ministère de l'Environnement, de l'énergie et de la mer. 2017. Fiscalité environnementale – Un état des lieux.

Ministère de la transition écologique et solidaire. 2018. Les principales taxes environnementales en 2016.

Nordhaus, William. 2013. The Climate Casino. Yale University Press. 378 p.

Prud'homme, Rémy. 1980. Le ménagement de la nature – Des politiques contre la pollution. Dunod. 212 p.

Prud'homme, Rémy. 2017. Le Mythe des énergies renouvelables. L'Artilleur. 315 p.

Spinetta, Jean-Cyril. 2018. L'Avenir du transport ferroviaire. Rapport au premier ministre. 120 p.

Rittaud, Benoit. 2010. Le Mythe climatique

1 - En jargon, la sensibilité de court terme est appelée TCR, la sensibilité de long terme ECS.

2 - En fait 55%, mais prendre 50% améliore la lisibilité et la compréhension.

3 - Gt = milliards de tonnes. On utilise les symboles suivants : K (kilo) = milliers ; M (méga) = millions ; G (giga) = milliards ; T (tera) = milliers de milliards.

4 - Baromètre Développement Durable d'EDF, Enquête 2017. A la question : « Indiquez si selon vous les centrales nucléaires contribuent à l'effet de serre (au réchauffement climatique », 44% des Français répondent « Beaucoup », et 34% « Un peu ». Ces pourcentages sont particulièrement élevés chez les jeunes ; et augmentent au cours des années.

5 - « En matière d'énergies renouvelables, on aurait intérêt à s'inspirer de la Chine » Yannick Jadot, 8 janvier 2018, BFMTV

6 - La construction d'une centrale nucléaire implique également l'utilisation de béton : 18 fois moins, au kwh d'électricité produit, que des éoliennes.

7 - Ce montant ne comprend pas la TVA que les carburants payent comme tous les biens et service, mais il comprend la TVA sur la TIPCE générée par la taxe qui est une extension de la taxe spécifique.

8 - A cet effet, elle compte les subventions dont elle bénéficie come des « recettes », ce qui fait sourire – jaune – n'importe quel entrepreneur.

9 - Sans compter le déficit du régime spécifique de retraite de la SNCF (environ 3 milliards par an).

10 - Si C est la consommation de carburant et V la vitesse, on a :

C=0,1381-2,34*10-3*V+1,6*10-5*V2. De toutes façons, tous les automobilistes savent bien qu'en diminuant sa vitesse de 2 ou 5 km/, on ne réduit pas sa consommation de 30%.

11 - Un impôt (et par extension une politique) est dit proportionnel lorsqu'il augmente comme le revenu, progressif lorsqu'il augmente plus vite que le revenu, et régressif lorsqu'il augmente moins vite que le revenu. Lorsque le revenu est multiplié par 2, un impôt proportionnel est multiplié par 2, un impôt progressif par 3 ou 4, un impôt régressif par 1,5.

12 - L'élasticité-revenu nous dit de combien varie la demande lorsque le revenu augmente de 10%. Si la demande augmente de 10%, l'élasticité-revenu est de 1 ; si elle augmente de 5%, l'élasticité est de 0,5 ; si elle augmente de 20%, l'élasticité et de 2.

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14 février 2019

Contrecourants

Jean-Claude Bourret m'a gratifié d'une critique très élogieuse de mon dernier livre sur Facebook.

Je rappelle que ce livre, politiquement non correct entre autres à cause d'un chapitre sur le drame de la laïcité et de propos sur la notion de race ou sur l'homosexualité, a été refusé par tous les éditeurs, y compris celui de mes deux premiers ouvrages.

Si vous êtes intéressés, je l'ai auto-édité sur Amazon, qui l'imprime à la demande. Il suffit de taper mon nom ou le titre sur amazon.fr pour pouvoir le commander.

Voici le texte de Jean-Claude :

Rencontre initiatique...

Sur le chemin d'un homme qui cherche en permanence le sens de sa vie, il y a parfois une lumière intense : celle de la Connaissance à l'état pur...

Dans notre monde rationnel, matérialiste, manipulé par les forces de l'argent, il est rassérénant d'ouvrir la porte qui conduit sur une réflexion profonde, appuyée sur une culture référencée et indiscutable.

Claude Grellet , médecin de profession, mais sage d'orientation, a écrit un chef d'oeuvre, que je recommande vivement à tous ceux qui cherchent, à commencer par les FM...

Je reviendrai à plusieurs reprises sur les analyses de Claude Grellet, mais plutôt que d'acheter le dernier roman "à succès", qui n'est rien d'autre que la promotion d'un éditeur via un auteur, je vous engage à lire cette saga culturelle passionnante, ou juifs, chrétiens, musulmans (et bien d'autres) vont être passionnés par des pans de leur culture, qu'ils ne connaissent pas forcément...

 

Contrecourants

 

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12 février 2019

Macron : triste constat

Cette chronique d'Ambroise de Rancourt est hélas trop vraie, trop pertinente. Macron fait mal à la France.

"Je viens de lire l'hallucinant article de Mediapart de ce jour sur l'affaire Benalla : en substance, un type habilité "secret défense" qui passe des contrats desécurité avec des mafieux dans les rues adjacentes à l'Elysée. Et qui s'en donne à cœur joie depuis son licenciement : les millions pleuvent. Ça, c'est la première étape : dans le Saint des saints, on accueille une petite racaille indigente, qui murmure à l'oreille du monarque républicain. Elle est belle, la République. Du côté des partisans de notre jeune et beau Roy : silence gêné. 

Mais il y a pire. Le ministre de l'Intérieur, ayant lui-même fréquenté la pègre méridionale française en ses jeunes années, explique aux médias qu'il s'agit d'une "affaire de cornecul". La personne chargée de la sécurité des Français, supérieur hiérarchique de tous les préfets de France, est donc un petit caïd, grossier et arrogant, et en plus manifestement inconscient de la grandeur de la tâche qui lui incombe - même si en vrai, tout le monde sait que c'est Nunez qui fait le boulot, mais passons. Du côté des partisans : silence radio. 

Pendant ce temps, les instructions pleuvent : les magistrats se voient recommander de ficher à tour de bras des citoyens exerçant leur droit de manifester, de coffrer des innocents s'il le faut. Qui puent, qui crient, qui cassent et frappent, pour certains, c'est vrai : ce n'est pas comme si l'incompétence crasse de leurs dirigeants ne leur avait donné aucune raison d'accumuler tant de rage depuis trente ans. Des peines ahurissantes de sévérité tombent. Tout ça est dans le "Canard", pas sur d'obscurs sites peu recommandables. On souligne que ces destructions matérielles, pour révoltantes qu'elles soient, sont bien peu de chose à côté de l'entreprise de salissement et d'avilissement sans précédent qui est menée depuis deux ans à la tête de l'Etat. Du côté des partisans : silence gêné - mais parfois, déjà, des injures et des procès en grandiloquence.

Et puis il y a cette belle loi qui apporte des restrictions inimaginables au droit de manifester. Qui transforme les préfets en instruments de satisfaction des pires fantaisies de l'administration. Fantaisies contre lesquelles absolument tous les garde-fous de notre droit public sont tendus : l'une des premières notions que l'on apprend, c'est "la protection des administrés contre l'arbitraire administratif". Mais en fait non : on est juste capricieux. Eh, détends toi ! On est pas en Russie, cool, man ! Venant de gens qui souvent n'ont pas la moindre notion de droit - mais pas grave : dans notre France disruptive qui bouge un max, c'est fini ces conneries, tu comprends pas ?

Ce qui est désarmant dans tout ça, c'est que non seulement politiquement, je veux dire stratégiquement, ce pouvoir est abyssalement NUL, c'est-à-dire qu'il est à peu près aussi visionnaire que l'état-major français des années 30. Et que malgré tout, il est exigé de nous qu'on le respecte pour son "pragmatisme" et son "professionnalisme", les deux qualités qui lui font sans doute le plus défaut.

Mais en plus, il ajoute à cette nullité abyssale, révoltante, la vulgarité chaque jour aggravée d'un exercice du pouvoir qui souille les institutions comme jamais on ne les avait souillées. Même les barbouzeries mitterrandiennes étaient pleines de noblesse à côté de ces petits moulinets méprisables. Et le pire, dans tout ça ? Il faudrait qu'on se pince le nez, et qu'on se force à aimer ça. Une espèce de centrisme radicalisé, mou, et pourtant autoritaire et arrogant, comme l'était le pacifisme des années 30, nous impose désormais sa vision ridicule et erronée de ce qu'est, à ses yeux, la rationalité politique du moment.

En-dehors de ça, point de salut : tu es populiste, radical, utopiste, complotiste, aussi, de plus en plus souvent. Les extrême-centristes deviennent de plus en plus, dans les discussions même privées, de petits procureurs du bon sens et du pragmatisme. Si tu n'es pas sur le même trottoir qu'eux, tu es déjà gênant, pour ne pas dire suspect. 

Quelle horreur, sincèrement. Politiquement, ces trois ans vont être très, très longs à subir. Et ils le seraient un peu moins si l'on n'était pas certain que la France sera en bien plus mauvais état en 2022, après cinq ans de ce stupide traitement préfabriqué maquillé en audace, qu'elle ne l'était en mai 2017."

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02 février 2019

La Chandeleur à Saint Victor

Au début des années 1930, mes grands-parents habitaient en haut de la rue Sainte, à Marseille, tout près de Saint Victor et du four des navettes. Chaque 2 février, le matin de la Chandeleur, avant l’aube, mon grand-père, officier de marine très pieux, faisait partie des hommes qui portaient la Vierge Noire hors de la crypte pour la procession annuelle. Autour d’eux on portait des chandelles vertes, et après la procession chacun allait au four des navettes acheter des navettes, ces délicieuses pâtisseries parfumées à la fleur d’oranger, en forme de barque. Les navettes de la Chandeleur sont avec les treize desserts de Noël une des traditions auxquelles ma mère a toujours été le plus attachée.

La Vierge Noire, c’est Marie dans toute sa plénitude du côté du ciel. Ce n’est pas la servante du Seigneur, portant comme une offrande un bébé. Elle tient un enfant déjà grand, couronné et muni d’un sceptre, fier et souverain. C’est une Vierge en majesté. Au début de février, la lumière commence à vaincre l’obscurité, même si ce n’est pas encore le printemps. La couleur noire de la statue n’est pas seulement là pour nous signifier ces ténèbres, mais aussi comme signe de la potentialité, c’est la « materia prima ». Ce symbole est proche de celui de la Terre dans les mystères d’Eleusis consacrés à Déméter, il nous vient en fait du culte d’Isis. Certes celui d’Isis et d’Osiris tels que Plutarque nous les rapporte, après la chute de l’empire égyptien, avec des mystères là aussi analogues à ceux d’Eleusis dont ils ont été les précurseurs, mais aussi celui d’Isis dans le Haut-Empire, avant la décadence dont nous avons vu qu’elle était survenue très tôt.

La couleur verte des cierges est celle du printemps, c’est à dire de la renaissance à partir de la « materia prima ». Le vert est ici en aval du noir où il prend sa source pour indiquer le début de la nouvelle manifestation. Les navettes nous renvoient bien entendu au symbolisme de la barque, qui est celui du passage et de la réalisation. On le trouve dans les mythes égyptiens pour le transport du soleil entre le crépuscule et l’aube.

La procession :

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La bénédiction des navettes :

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25 janvier 2019

François Gervais explique

Si quelqu'un croit encore au réchauffement climatique par l'action de l'homme, qu'il regarde ce petit film :

https://www.youtube.com/watch?v=DBOC8lC6KBU&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1L20NGJtmtVQ95nKL3C2mMUe1lwSeiD--AOMPjOI2cyIh04KpsQYFG3Rg

 

 

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21 janvier 2019

Macron dans le texte

On pouvait s'attendre au pire, et on est en train d'avoir le pire..

 

 "Il y a, dans cette société (Gad), une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées" (09/2014)

 "Avec ma ligne d’autocars, les pauvres pourront voyager plus facilement" (10/2014)

 "Je ne suis pas là pour protéger les jobs existants" (12/2014)

 "Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires" (janvier 2015)

 "Si j’étais chômeur, je n’attendrai pas tout des autres. J’essaierai de me battre d’abord" (02/2015)

 "Je pense qu’il y a une politique de fainéants, et il y a une politique d’artisans. Moi, je suis avec les artisans" (02/2015)

 "Les salariés français sont trop payés" (03/2015)

 "Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est gratuit quand ils sont mineurs" (08/2015)

 "Les jeunes veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires" (09/2015)

 "Le libéralisme est une valeur de gauche" (09/2015)

 "Je n’aime pas ce terme de modèle social" (10/2015)

 "Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties" (01/2016)

 "Les salariés français doivent pouvoir travailler plus sans être payés plus, si les syndicats majoritaires sont d’accord" (01/2016)

 "Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler" (05/2016)

 "35 heures, pour un jeune, ce n’est pas assez" (11/2016)

 "Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains" (11/2016)

 "L’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier" (01/2017)

 "Le chômage de masse, en France, c’est parce que les travailleurs sont trop protégés" (02/2017)

 "Les Britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher" (02/2017)

 "Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une" (04/2017)

 "Je suis pour une société sans statuts" (03/2017)

 "Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires est une nécessité" (04/2017)

 "Une gare, c’est un lieu où l’on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien" (06/2017)

 "Mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c'est différent" (06/2017)

 "Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, ou perdus" (07/2017)

 "Je n’aime pas le terme de pénibilité. Donc, je le supprimerai, car il induit que le travail est une douleur" (07/2017)

 A des enfants : "Tu sais, quand tu es président de la République, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent" (08/2017)

 "La démocratie ne se fait pas dans la rue" (09/2017)

 "Être populaire ne m’intéresse pas, mon pays doit avant tout être réformé" (09/2017)

 "Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" (09/2017)

 Tous ses conseillers présentent le même profil, jeune et diplômé : "J'assume. Les maréchaux d'Empire étaient jeunes et ce n'étaient pas des paysans" (09/2017)

 "Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel" (09/2017)

 "Certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes, là-bas, parce qu’il y en a qui ont les qualifications, et ce n’est pas loin de chez eux" (10/2017)

 "Je crois à la cordée. Il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont du talent, je veux qu’on les célèbre. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole" (10/2017)

 "Je ne sais pas ce que c'est une politique pour les riches" (11/2017)

 "Ceux qui défendent les emplois aidés sont ceux qui n’en voudraient pas pour eux" (11/2017)

 "Ceux qui naissent pauvres restent pauvres. Il faut responsabiliser les pauvres pour qu’ils sortent de la pauvreté" (06/2018)

 "On met un pognon de dingue dans les minima sociaux, et les gens ne s’en sortent pas" (06/2018)

 "Je dis aux jeunes : Ne cherchez plus un patron, cherchez des clients" (06/2018)

 "Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même" (07/2018)

 "Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien" (08/2018)

 Les Français ? « Des Gaulois réfractaires au changement ». (08/2018)

 "Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants" (08/2018)

 "La France n’est pas un pays qui se reforme parce qu’on se cabre, on résiste, on contourne, nous sommes ainsi faits" (09/2018)

 Du travail, "je traverse la rue et je vous en trouve". (09/2018)

 "La passion triste de la France, c’est la jalousie" (10/2018)

 "Le maréchal Pétain a été pendant la Première guerre mondiale aussi un grand soldat" (11/2018)

 "Le carburant, c’est pas bibi". (11/2018)

 "Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent" (01/2019)

 Penser qu'en rétablissant pleinement l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), "la situation d'un seul gilet jaune s'améliorera, c'est de la pipe". 01/2019

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15 janvier 2019

Valsartan Irbésartan rappel de lots

 

Rappels-de-lots-de-medicaments-apres-le-valsartan-l-irbesartan

 

 

Le Valsartan (appellation générique du Nisis et du Tareg) et l'Irbésartan (appellation générique de l'Aprovel) sont sous les feux de l'actualité pour une action potentiellement cancérigène.

Il est important de préciser que les molécules des médicaments ne sont absolument pas en cause, mais que ce sont des substances contenues dans l'excipient qui le sont. Elles ne sont pas présentes dans les médicaments originaux, malheureusement difficiles à obtenir, leur fabrication ayant été réduite pour cause de concurrence effrénée des génériques.

Depuis l’été 2018, des traces d’impuretés potentiellement cancérigène - plus précisément de la N-nitrosodiméthylamine (NDMA) et de la N-nitrosodiethylamine (NDEA) - ont été détectées dans des génériques frelatés en provenance de l'Asie du sud-est. 

Même les génériques fabriqués en France et en Europe sont suspects, car ils ne les fabriquent pas souvent mais les importent d'Asie. Les génériques n'ont aucune preuve à fournir de leur effet, les études du médicament qu'ils copient suffisent!!!!!

Pour l'Irbésartan c'est le générique Arrow qui est en cause. Les autorités sanitaires demandent aux laboratoires produisant des sartans non concernés par le risque d'augmenter leur production.

Voici ce que j'écris à propos des génériques dans un livre à paraître prochainement : 

Le problème des génériques

L’économie en matière de médicament semble passer par la généralisation des génériques. Les autorités et l’assurance maladie sont de plus en plus coercitives à l’encontre des médecins et des patients pour imposer le recours aux génériques. Les médecins sont parfois sanctionnés, lourdement, lorsqu’ils utilisent régulièrement la mention « non substituable » sans pouvoir la justifier aux yeux de l’assurance maladie. Les derniers cas signalés montrent des amendes de 3000 €. Les patients qui exigent le médicament princeps à la pharmacie ne peuvent plus bénéficier du tiers payant pour cette prescription et subissent une pénalité financière.

Les génériques posent-t-il des problèmes ? Oui.

Ce n’est pas toujours la même chose. Il peut y avoir une tolérance de 10 à 15% sur la quantité de principe actif. L’excipient est libre, souvent peu soigné et allergisant. Une de mes patientes faisait des allergies cutanées importantes avec le captopril générique et n’en faisait pas avec le médicament princeps, le Lopril.

Les productions de masse du sud-est asiatique sont souvent frelatées, au mieux inefficaces, au pire toxiques, comme le montre l’exemple récent du Valsartan qui a dû être retiré rapidement partout compte tenu d’un effet cancérigène avéré, avec comme résultat l‘impossibilité de trouver le produit pendant des mois. Les médicaments originaux, le Tareg et son co-marketing le Nisis, n’ont jamais posé de problème, mais étaient aussi indisponibles, n’étant quasiment plus fabriqués. Les génériques avaient tué leur production. Je me souviens aussi d’une forme de Metformine dont le comprimé réapparaissait intact dans les selles du patient ! Bonjour l’efficacité. Au moins il n’y avait pas d’accident lié à l’intolérance !

Et puis surtout il y a une méconnaissance ahurissante de la part de ceux qui réglementent et légifèrent, à l’égard du rapport entre le patient et son médicament :

« Vous prenez quel traitement ? »

« C’est une petite pilule rouge dans une boite blanche et bleue. »

« Il s’appelle comment votre remède ? »

«  Je ne sais pas, et puis maintenant avec les génériques les noms sont très compliqués, je n’arrive pas à me les rappeler. »

« Et vous le prenez pour soigner quoi ? »

« Le docteur me l’a donné en disant qu’il ne fallait pas que je l’arrête. »

Si le patient n’a pas son ordonnance sur lui, c’est un coup de fil à son pharmacien qui me donnera la réponse.

C’est ce genre de choses trop ignorées qui a fait que j’ai eu un mort aux génériques. Un de mes patients prenait trois comprimés par jour d’un produit à visée circulatoire et de l’aspirine. En raison de troubles du rythme cardiaque faisant courir le risque d’un accident embolique, j’ai dû arrêter l’aspirine et prescrire un anticoagulant. À la pharmacie on lui a donné son anticoagulant, et on a remplacé son médicament à visée circulatoire par un générique. Malheureusement le comprimé du générique ne ressemblait pas du tout ni en forme ni en couleur au produit dont il avait l’habitude. Par contre l’anticoagulant était de la même couleur que son médicament habituel. Le patient, bien que le pharmacien lui ait expliqué clairement le mode d’administration en lui donnant ses médicaments et en marquant la posologie sur la boite, a inversé les posologies, avec un comprimé au lieu de trois de son médicament habituel et trois comprimés au lieu d’un de son anticoagulant. Le jour du contrôle biologique de son anticoagulation, trois ou quatre jours plus tard, il a présenté une hémorragie digestive massive et fatale. Depuis je fais attention à bien prescrire des médicaments non substituables lorsqu’ils ont un aspect particulier en forme ou en couleur, surtout chez les personnes âgées.

À noter que les médecins doivent normalement prescrire en dénomination commune et non en nom commercial. La compréhension de son traitement par le patient est-elle favorisée lorsqu’on remplace « Hytacand » par « Hydrochlorothiazide-Candésartan » ou « Augmentin » par « Amoxicilline-Acide Clavulanique » ?

Il y a une riposte intéressante des laboratoires pharmaceutiques. Les génériques leur posent un gros problème, car le brevet est souvent pris au début de la phase de recherche clinique et lorsque le médicament sera commercialisé il ne restera pas toujours beaucoup de temps pour le rentabiliser. Retarder la prise du brevet est risqué, la molécule n’est alors pas protégée et peut être copiée. Beaucoup de laboratoires produisent alors eux-mêmes sur la même chaine de fabrication le médicament original et le générique qui sont rigoureusement identiques et sont simplement commercialisés sous des noms différents, avec également un nom de laboratoire différent, le générique étant commercialisé par une filiale. Pour certains produits vraiment vitaux, comme le Clopidogrel, soit je prescris le médicament original, le Plavix, avec la mention « non substituable », soit je m’assure que le pharmacien dispose bien du générique adéquat. Mais attention, très souvent un générique issu d'un laboratoire français ou européen sera quand même un produit importé d'un pays douteux.

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14 janvier 2019

Macron l'imposteur indigne

La triple imposture et l’indignité multiple

 

L’imposture électorale

Un hold-up électoral commandité et téléguidé par ceux dont il est la marionnette. Des magistrats-tueurs à gages pour assassiner le seul rival crédible, une campagne de pub tous azimuts pour le vendre tel un baril de lessive, il n’y a plus qu’à brandir l’épouvantail de l’adversaire survivant et c’est gagné. Avec un taux de participation qui ne le crédibilise pas comme président, il est clair que la majorité des Français ne voulait pas de Macron.

La première imposture politique

Sa mission est de servir les intérêts de ceux qui l’ont mis en place.

Objectif :

  • Un grand marché indifférencié européen avec une main-d’œuvre bon marché.

Moyens:

  • Une immigration massive avec destruction des racines nationales dans les pays d’Europe, par le biais de l’islamisation, en combattant le christianisme au nom de la laïcité, et en promouvant l’Islam au nom de la tolérance et du multiculturalisme.
  • Reporter sur l’Europe le plus possible de compétences nationales, en sachant que le niveau de lobbying – euphémisme pour dire corruption – est effrayant dans les instances européennes, à Bruxelles comme à Strasbourg, tant auprès des fonctionnaires hors de prix que des députés.

La seconde imposture politique

Tout baser sur la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique anthropique. L’alibi écologique permet de se donner bonne conscience en prélevant l’impôt carbone sur les carburants, sur le fioul domestique, sur le malus écologique des véhicules neufs.

On prend des décisions ahurissantes sur l’éolien, le moyen le plus cher et le moins productif pour l’électricité, en défigurant la France, en tuant les oiseaux.

Il est actuellement établi que le réchauffement climatique anthropique n’existe pas, que le gaz carbonique ne contribue pas de manière significative à l’élévation de la température du globe et que cette température ne monte plus depuis une vingtaine d’années. Toute cette taxation n’a plus aucun sens. Le parallèle que Macron a opposé aux Gilets Jaunes entre fin du monde et fin de mois est un non-sens.

La première indignité du candidat Macron

Un petit malfrat manipulateur et fabulateur a prétendu un viol par matraque de la part des forces de l’ordre. Le président d’alors est allé lui rendre hommage sur son lit d’hôpital. Le candidat Macron s’est joint au chœur des vierges contre les violences policières en assurant le voyou de son soutien. Il est avéré aujourd’hui que les allégations du jeune voyou sont infondées. Les forces de l’ordre ainsi désavouées par le sommet de leur hiérarchie ont-elles reçu les excuses de celui qui ne restera dans la mémoire des Français que comme le président Leonarda-Théo ou de son ancien conseiller et ministre candidat à sa succession ? Ont-elles reçu celles de tous les exilés fiscaux people en Suisse qui ont aussi protesté de leur lointain Eden en soutien au jeune malfaiteur ?

La seconde indignité du candidat Macron

L’acte de repentance en Algérie est insupportable. Il est une insulte grave à la France, à son armée, à son honneur. Parler de génocide ou de crime contre l’humanité pour l’action de la France en 1830 est monstrueux.

L’Algérie n’existait pas et n’avait même pas de nom. C’était un dominion turc où un peuple était réduit en esclavage. Certes Charles X n’y allait pas pour le libérer, il y allait pour sécuriser le sud de la Méditerranée occidentale contre les actes de piraterie et aussi, il faut le reconnaître, pour tenter de détourner l’attention des Français des problèmes intérieurs.

Mais les Français ont créé, fabriqué l’Algérie qui n’existait pas, il lui ont donné son nom, ils lui ont donné toutes les infrastructures : routes, voies ferrées, aérodromes, gares, bâtiments administratifs, poste, services techniques, et tout ce qui n’existait pas. Tout ce qui subsiste aujourd’hui – l’Algérie n’a pas vraiment pris soin de l’héritage français et ça s’est beaucoup dégradé – est un don de la France.

La France ne demande pas de reconnaissance, elle ne se fait pas d’illusion sur l’ingratitude de ceux auxquels elle a tant donné. Mais elle ne doit pas s’abaisser ainsi !!!!

Les nombreuses indignités du Président Macron

On ne trépigne pas « je suis le chef » comme un enfant gâté et capricieux tapant du pied par terre, contraignant le Général de Villiers à démissionner. Le respect et l’autorité doivent aller de soi, or Macron n’inspire ni l’un ni l’autre. Un vrai chef n’a pas besoin de proclamer qu’il l’est.

On ne se livre pas à des exhibitions officielles indignes comme lors de la fête de la musique ou du voyage présidentiel aux Antilles. Les honteuses photos publiées déshonorent et discréditent Macron, et surtout elles salissent l’image de la France qui est devenue la risée du monde entier.

En conclusion, Macron c’est une élection manipulée, une politique fondée sur une escroquerie intellectuelle, des insultes répétées à notre armée et à notre pays. Je ne peux pas le reconnaître comme mon président. Il est un imposteur indigne et malfaisant.

 

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Posté par oldgaffer à 10:26 - Commentaires [1] - Permalien [#]