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16 juin 2019

Climat : la censure fait rage

Vingt-cinq Académiciens s’opposent à une censure climatique

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/ Jeudi 13 juin 2019 à 16:179
Académie des sciences. Une mobilisation salutaire au service de la liberté de penser. 

Les trois quarts des membres de la section chimie de l’Académie des sciences, dont deux prix Nobel, ont adressé avec succès un courrier pour empêcher la censure d’une tribune climato-réaliste.

 

Quand on pense à l’Académie des sciences et au climato-réalisme, c’est bien souvent le nom de Claude Allègre qui vient à l’esprit. Les plus informés citent également Vincent Courtillot, mais ne vont en général pas plus loin. « Isolés », dit-on volontiers de ceux dont les positions critiques sur l’évolution du climat ont maintes fois été dénoncées par l’orthodoxie alarmiste.

Cette fois-ci pourtant, la bien-pensance a fait un pas de trop en s’en prenant à une tribune publiée en mai par le mensuel L’Actualité chimique (la revue professionnelle de la Société chimique de France), donnant l’occasion à vingt-cinq Académiciens de rappeler ouvertement quelques vérités.

SUR LE MÊME SUJET
 

L’auteur de la tribune incriminée, Jean-Claude Bernier, est professeur émérite de l’université de Strasbourg ainsi qu’ancien directeur scientifique des sciences chimiques du CNRS. Le tort de sa tribune ? Ne pas se soumettre à la doxa régnante qui nous présente l’humanité comme coupable d’un dérèglement climatique. Sur un ton détendu mais jamais agressif, sa tribune rappelle les inquiétudes des années 70 sur un possible refroidissement climatique, puis revient sur un certain nombre d’arguments erronés qui ont été avancés en faveur de l’idée d’un réchauffement climatique anthropique. Le texte, d’un contenu très professionnel, se complète d’une bibliographie scientifique à la fois sérieuse et fournie.

Mais les apprentis-censeurs veillaient, qui ne veulent à aucun prix que subsistent des îlots de liberté intellectuelle hostiles à leur vision du monde. Leurs courriers de vertueuse indignation contre la lèpre climatosceptique eurent tôt fait d’atteindre leur but : quelques jours après publication, la revue retirait de son site l’infâme tribune.

L’affaire aurait pu en rester là et le camp de la vérité compter une défaite de plus. Mais il n’est pas dit que tout soit perdu. Vingt-cinq membres de l’Académie des sciences, qui représentent les trois quarts de la section « chimie », réagissent à leur tour à cette inacceptable censure. Parmi eux, Jean-Marie Lehn et Jean-Pierre Sauvage, prix Nobel de chimie en 1987 et en 2016. « Même à l’intérieur des grands conglomérats de scientifiques tels que le giec, écrivent-ils, des chercheurs doutent, se remettent en question et acceptent d’être confrontés à des points de vue contradictoires. Imaginer le contraire, penser que tous ces travaux sont maintenant hors du champ de la discussion scientifique serait très inquiétant pour l’avenir des chercheurs. »

On peut déplorer qu’il ait fallu une telle mobilisation pour qu’un chimiste émérite ait le droit d’exprimer un point de vue dans une revue professionnelle de chimie, mais au moins le résultat est là : la tribune a finalement été republiée. C’est un euphémisme que de dire que, dans l’affaire climatique en général, la France ne brille pas toujours par son courage. Cette prise de position ouverte de certains parmi les plus éminents de nos scientifiques n’en est que plus remarquable et bienvenue. En des temps où il est de bon ton de critiquer nos institutions, soyons aujourd’hui fiers de notre Académie des sciences.

En PS la lettre ouverte à Fred Vargas :

Mathématicien, président de l’Association des climato-réalistes, Benoît Rittaud regrette que Fred Vargas, auteur qu’il admire, égare sa plume dans les impasses du catastrophisme écologique. 

Fred Vargas, vous valez mieux que la horde qui crie au loup climatique et environnemental. Pourquoi vous abaisser à désigner ainsi à notre vindicte ces méchants si commodes de l’écologisme contemporain ? M’adresser à mon auteur fétiche pour lui faire autre chose que des éloges me semblait impensable ! Pourtant il faut se rendre à l’évidence : la grande Fred Vargas vient de commettre un livre dont l’effrayante banalité du titre, « L’Humanité en péril » (Flammarion), n’a d’égale que l’indigence des « bonnes feuilles » publiées dans L’Obs.
Il y aurait donc un « cataclysme qui fonce sur la Terre ». Pour expliquer notre « inertie invraisemblable » il faudrait constater que « les gouvernements marchent main dans la main » avec les coupables habituels, ces comploteurs qui détruisent sciemment notre planète pour encaisser, toute honte bue, les dividendes de leurs forfaits : « les plus puissants lobbys du monde, lobbys de l’agroalimentaire, lobbys des transports, lobbys de l’agrochimie, lobbys du textile et j’en passe, vous ne les connaissez que trop. »
Les pelleteux de nuages, le bois de chute ne vaut pas le bois de massacre… Voilà les beaux mots qui surgissent à l’évocation des romans de Fred Vargas. Pourtant, toute l’admiration due à cette œuvre n’y peut rien : un tel propos sur les lobbys n’est que de la pure démagogie. Un cas d’école de ce complotisme écologiste qui gangrène notre société depuis des années.
Vous ne les connaissez que trop : tiens donc ! Quels sont alors les noms de leurs dirigeants ? Où se trouvent les sièges sociaux de leurs entreprises ? Combien de personnes y sont-elles employées ? Quelles sont leurs stratégies de développement ? Leurs positions officielles sur l’environnement ? Leurs actions dans ce domaine ? Rares sont ceux qui connaissent vraiment les réponses à ces questions. Prétendre le contraire, c’est valoriser des clichés et, partant, œuvrer contre la connaissance réelle du monde.

Rien de nouveau, hélas, sous le soleil de la pensée. Les sirènes des peurs écologistes conduisent les meilleurs esprits à faire naufrage. « Recevons-nous dans nos boîtes aux lettres ou sur notre mail des brochures émanant de l’État, destinées à nous alerter sur tel ou tel aspect de la situation et nous enjoignant d’adopter tel ou tel type de comportement ? Mais jamais, et cet invraisemblable silence est intolérable. » Que Fred Vargas ignore tout du matraquage multi-quotidien sur les « éco-gestes à adopter », la promotion du bio dans les cantines et autres subventions ruineuses en faveur des énergies dites « renouvelables », mieux vaut en rire. Inquiétons-nous en revanche qu’elle ne se rende même pas compte du caractère profondément liberticide de son appel à ce que l’État nous « enjoigne » d’agir comme ceci ou comme cela.
Précieuse Fred Vargas, ce qui m’attriste vraiment n’est pas que vous ayez choisi vous aussi de jouer à la marchande de peur. D’autres brillants esprits l’ont fait avant vous. D’autres le feront après. Ce qui est regrettable, c’est que, ce faisant, vous avez suspendu bien des vies qui nous sont chères. Celle du puits de science qu’est Danglard. Celle de la rassurante et maternante Froissy avec ses cornucopiennes réserves de provisions. Celle de l’ambigüe Veyrenc et ses blessures intérieures. Voilà un acte presque aussi criminel que celui commis par Conan Doyle qui tua Sherlock Holmes.

De la Syrie à Katrina, les tragédies qui frappent notre monde s’habillent désormais d’un passe-partout : le « dérèglement climatique ». Lorsqu’on s’y penche en remisant ses préjugés, l’on constate vite qu’il ne s’agit que du paravent à une ignorance prétentieuse. Aujourd’hui, nous vivons pourtant le triste jour où il aura fait sa première victime authentique en la personne du commissaire Adamsberg, à jamais amputé d’un livre qui n’aura pas été écrit.

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06 juin 2019

Alerte Vacances

Alerte!

À tous les Parisiens qui partent en vacances!

Si vous venez chez moi :

La cloche de l'église sonne toutes les heures

Le coq chante tous les matins

Les chiens aboient

Les vaches meuglent et leur cloches sonnent

Les grenouilles et les crapauds croassent

Les oiseaux chantent dès l'aube

Et, très bientôt, pendant les mois d'été, les cigales chanteront toute la journée. Le soir vous croirez qu'elles se taisent mais c'est pour mieux repartir un petit moment après le coucher du soleil

Oui! Même en vacances!!!!

Alors restez chez vous, vous ne nous manquerez pas

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Encore la fin du monde...

Jadot l'escrologiste vert nous annonce que nous n'avons plus que dix ans à vivre si on n'agit pas immédiatement sur le climat.

En 1969 on annonçait qu'à cause du réchauffement climatique l'Arctique serait complètement libre de glace dans les années 80 et ne regèlerait pas l'hiver suivant.
Rappelons que le réchauffement climatique actuel à démarré à peu près au moment de la parution de cet article et qu'il est en pause depuis la fin du XXè siècle, sans que personne ne puisse dire s'il va reprendre, s'il va rester longtemps à ce niveau haut mais stable, ou s'il va s'inverser.

Rappelons que toutes les prévisions alarmistes se cassent la figure. La température ne monte plus, les eaux ne montent pas alors que le Bangladesh et les Maldives devaient être ensevelies en 2005 selon Al Gore et l'ONU, on attend en vain le premier réfugié climatique, ils étaient annoncés par dizaines de milliers voire par millions pour il y a quinze ans, et les glaces de l'Arctique se sont rarement aussi bien portées qu'en ce moment, ce dont les ours blancs qui prolifèrent joyeusement se réjouissent!

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05 juin 2019

Électricité : l’incompréhensible déni de réalité

Les énergies renouvelables ne parviendront jamais à remplacer les énergies pilotables. Faut-il attendre un blackout pour s’en rendre compte?

Par Michel Negynas

 

Contre l’avis de la Cour des comptes, des Académies des Sciences et des Technologies, des sociétés savantes de Physique et de Chimie, de la Fédération des ingénieurs et scientifiques de France (un million d’inscrits), des Commissions d’experts comme la Commission Percebois et  Grandil, malgré la faillite patente de l’Energiewende allemande, malgré la fronde contre la taxation de l’énergie, nos gouvernements persistent et signent : on remplacera des centrales nucléaires et à charbon, pilotables à la demande, par des éoliennes et des panneaux solaires produisant de manière aléatoire.

Les éoliennes et les panneaux solaires (les ENR) sont un surinvestissement qui ne sert à rien puisqu’il faut de toute façon d’autres centrales, pilotables à la demande, pour assurer l’alimentation du réseau les nuits d’hiver sans vent, c’est-à-dire au maximum des besoins. Cette situation n’est pas rare. Nous la connaissons presque chaque hiver, parfois pendant plusieurs jours, et sur toute l’Europe. Le stockage ne sera jamais une solution. Ce n’est même pas une question d’innovation technologique, c’est une question d’ordre de grandeur de l’énergie à fournir : à titre d’exemple, nos stations hydrauliques en totalité ne représentent que quelques heures de stockage de consommation à la pointe.

POURQUOI CETTE PERSISTANCE DANS L’ERREUR ?

Sur le plan environnemental, ces énergies, intermittentes et aléatoires, sont contre-productives :

─  Pas de réduction de CO2 en France où l’électricité est déjà dé-carbonée. Au contraire, à terme, bien plus de recours à des centrales au gaz, seules capables de compenser les fluctuations à très court terme de l’éolien et du solaire. Cette particularité minimise même fortement les gains en émission pour un réseau alimenté en énergie fossile, par suite du très mauvais rendement de centrales contraintes à des marches chaotiques, loin de leur optimum.  

─  Utilisation inutile de millions de tonnes de silicium, béton, acier, cuivre, terres rares, et surtout résines impossibles à recycler.

─  Danger pour les animaux volants, nuisance pour les riverains.

─  Dégradation des paysages à grande échelle.

Sur le plan financier, pour que ce soit rentable, il faudrait que le coût complet de ces ENR (investissement plus exploitation) et les surcoûts associés (lignes électriques supplémentaires, équipements de stabilité du réseau) soit inférieur au coût marginal des centrales classiques (coût du KWh supplémentaire produit par rapport à une situation sans ENR) puisqu’elles sont un surinvestissement non indispensable. De plus, l’obligation pour le réseau d’acheter tout KWh produit par les ENR même s’il n’en n’a pas besoin diminue la production des autres centrales, donc augmente fatalement leurs coûts, et obère leur rentabilité.

Les subventions aux ENR étant généreuses, tous les producteurs abandonnent les programmes de centrales classiques pour profiter de cette manne. Si on continue comme cela, on n’aura plus d’ENR (une éolienne dure 20 ans, et personne ne veut les remettre à niveau en fin de vie, voir l’Allemagne) et on n’aura plus non plus de centrales classiques. Alors que le régulateur du réseau électrique européen (ENTSOE) tire déjà la sonnette d’alarme sur un risque de manque de capacités, tous les États européens annoncent qu’ils vont arrêter des centrales classiques… cherchez l’erreur.

L’ÉLECTRICITÉ, UNE FUTURE DENRÉE RARE ?

La France faisait un peu figure d’exception avec un prix du KWh inférieur de moitié à l’Allemagne. La programmation pluriannuelle de l’énergie (en consultation) prévoit de copier le programme allemand : 3 fois plus d’éolien, 5 fois plus de solaire. Logiquement, le prix de notre électricité s’alignera sur le prix allemand : il doublera.

Lorsqu’on pose la question au gouvernement de l’utilité de l’éolien et du solaire (cela a été fait à plusieurs reprises, lors de la consultation en 2018, ou à travers de lettres ouvertes), la réponse est toujours la même : pour diversifier les sources, en cas de risque systémique sur le nucléaire. Sauf que secourir une filière qui tourne comme une horloge depuis quarante ans par une filière dont la production est aléatoire, c’est évidemment absurde.

Les explications embarrassées des membres du gouvernement et des institutions gérant l’énergie en France sur la dernière augmentation sont bizarres. En réalité, le prix garanti par l’État est issu d’une équation surréaliste, où interviennent les prix du pétrole et du gaz, alors que notre électricité est à 85 % dé-carbonée. Le ministre de l’Écologie fustige les coûts d’EDF : ils ne représentent que 26 % du prix payé par le consommateur. Ce sont les coûts du réseau qui augmentent : les éoliennes et le solaire conduisent à installer des kilomètres de câbles car leur production n’est pas en général sur les lieux de consommation. Et la variabilité et l’absence d’inertie conduit à ajouter des dispositifs pour stabiliser le réseau.

Il faut bien entendu payer les subventions aux ENR ; c’était la CSPE qui s’en chargeait, la contribution carbone devait lui succéder. On ne sait plus très bien maintenant comment on va financer un doublement de l’éolien et un triplement du solaire (au bas mot, 120 milliards d’euros, d’après la Cour des comptes).

Mais il y a encore plus drôle, si l’on peut dire. Tous les producteurs se jettent sur les subventions aux ENR, et délaissent les centrales classiques pourtant indispensables. Les autorités du réseau prennent peur. Qu’à cela ne tienne. On va subventionner celles-ci également, via la possibilité pour elles de « vendre des capacités garanties ». C’est ce que le président de la Commission de Régulation de l’Électricité nomme pudiquement, « préserver la sécurité ». Une insécurité qui découle uniquement du développement injustifié et contre-productif des ENR. L’obligation pour les producteurs non EDF d’acheter des « capacités » va augmenter leurs coûts et baisser leur compétitivité. Les hausses de prix du tarif garanti servent aussi sans doute à les protéger.

En France, la seule libéralisation possible du marché de l’électricité aurait consisté à vendre les centrales d’EDF aux enchères. On ne peut en effet considérer un marché comme réellement concurrentiel si un producteur représente 85 % de la production. Mais dans les conditions actuelles, il est douteux qu’il se soit trouvé des preneurs.

Un tel déni collectif de réalité n’avait, à ma connaissance, jamais été atteint, alors que la problématique peut parfaitement être comprise par un enfant de 12 ans.

Le lien vers l'article est ici :

https://www.contrepoints.org/2019/06/05/346082-electricite-lincomprehensible-deni-de-realite?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=9f0724e864-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-9f0724e864-114219677&mc_cid=9f0724e864&mc_eid=10751f606c

 

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28 mai 2019

LED : attention danger

Pas de LED avant le coucher et pendant la nuit

 

  • Serge Cannasse
  •  
  •  Actualités Médicales
  •  
  •  27 mai 2019

Les performances énergétiques des LED (  light emitting diod – diode électroluminescente) sont à l’origine d’une très grande augmentation de leur utilisation depuis quelques décennies, notamment dans les éclairages artificiels et les écrans (ordinateurs, tablettes, smartphones). Or elles peuvent émettre une lumière riche en longueurs d’onde courtes, dite « riche en bleu », à laquelle la population est donc plus fortement exposée, avec des répercussions sur sa santé.

En 2010, l’ANSES avait émis des recommandations qui ont conduit à limiter l’usage domestique des lampes à LED à celles de groupe de risques 0 et 1 (selon la norme de sécurité photobiologique NF-EN-62471). Les lampes de groupe 2 et 3 sont réservées aux utilisations professionnelles dans des conditions garantissant la sécurité des travailleurs.

De nouvelles données scientifiques

Au vu des nouvelles données scientifiques, l’Agence a actualisé ses recommandations. La toxicité de la lumière bleue sur la rétine a été confirmée, pouvant conduire à une baisse de la vue, mais aussi à une augmentation du risque de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) en cas d’utilisation chronique. Il faut donc privilégier les éclairages domestiques à LED de type « blanc chaud », dont le risque de phototoxicité est faible. Le problème actuel est qu’une série de dispositifs appartiennent au groupe de risque 2, mais ne sont pas couverts par la réglementation actuelle : des lampes torches, des phares automobiles, des décorations ou des jouets.

Par ailleurs,il est maintenant bien établi qu’une exposition même faible à de la lumière bleue le soir ou la nuit perturbe les rythmes biologiques et le sommeil. Sont principalement concernés les écrans d’ordinateurs, les smartphones et les tablettes. Les yeux des enfants et adolescents ne filtrant pas complètement la lumière bleue, ils constituent une population particulièrement vulnérable.

En outre, l’intensité lumineuse des lampes à LED est particulièrement variable, ce qui peut entraîner des symptômes tels que céphalées, fatigue visuelle, risque d’accident... chez certaines populations sensibles (enfants, adolescents, certains professionnels, etc).

Enfin, les études scientifiques convergent pour montrer une augmentation de la mortalité et un appauvrissement de la diversité des espèces animales et végétales dans les milieux éclairés la nuit, quels qu’ils soient, y compris avec des lampes à LED.

Élargir le cadre réglementaire de l’usage des LED

En conséquence, l’ANSES recommande à la population de limiter son exposition aux écrans à LED avant le coucher et pendant la nuit, en particulier celle des enfants. Elle incite à faire évoluer le cadre réglementaire s’appliquant à tous les systèmes LED :

  • Restreindre la mise à disposition des objets à LED auprès du grand public à ceux de groupe de risque photobiologiques 0 ou 1.

  • Limiter l’intensité lumineuse des phares des véhicules automobiles, dans la limite de sécurité.

  • Réduire au minimum le niveau de modulation temporelle de la lumière émise par toutes les sources lumineuses.

  • Limiter la pollution lumineuse nocturne, en veillant cependant à la sécurité des personnes.

L’Agence signale enfin que les moyens de protection disponibles pour le grand public (verres traités, lunettes de protection, écrans spécifiques) ont une efficacité très variable contre les effets rétiniens de la lumière bleue et que leur efficacité sur la préservation des rythmes circadiens n’est pas prouvée.

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23 mai 2019

Bulletin des climato-réalistes n°81

Bulletin n° 91
 

SUCCÈS DE LA SOIRÉE CLIMATO-RÉALISTE DU LUNDI 6 MAI

Lundi 6 mai à Paris, deux conférenciers exceptionnels ont présenté devant une salle comble autant que conquise leurs perspectives sur l'alarmisme climatique. Laurent Alexandre, chirurgien, essayiste et entrepreneur, a dénoncé le caractère régressif et anti-science des mouvements écologistes contemporains, qui en viennent à nier les bienfaits pourtant incontestables des progrès technologiques de ces derniers siècles. John Christy, climatologue à l'université d'Alabama à Huntsville, a quant à lui comparé les prévisions des modèles climatiques aux observations satellitaires qu'il mène depuis des années, pour expliquer que les certitudes du GIEC ne résistent pas à la confrontation aux données expérimentales.

Les vidéos de ces conférences sont disponibles sur la chaîne YouTube de l'association ; vous les obtiendrez en cliquant sur les liens suivants :

COMMENT DES FAITS VÉRIFIABLES DEVIENNENT DES « FAKE NEWS »

À force d'être répétée en boucle, l'affirmation selon laquelle le nombre d'événements climatiques extrêmes augmente finit par s'imposer comme une vérité ne souffrant aucune contradiction. L'émission L'heure des pros nous en en récemment fourni l'illustration : une journaliste s'est vue traitée de négationniste parce qu'elle osait questionner la réalité de l'augmentation du nombre des événements extrêmes au cours des 30 dernières années (lire icile commentaire de Benoît Rittaud sur cet épisode).

En réalité il n'y a pas d'augmentation du nombre des événements climatiques extrêmes, cela est même reconnu par le GIEC dans son rapport spécial de 2012. Le nombre de désastres naturels est stable (394 événements en 2018 dont 58 séismes) selon le rapport annuel de l'assureur AON, voire en diminution sur la période 1998-2017 selon l'UNISDR (Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes ).

LA VALSE DES MILLIARDS

Tirant prétexte de l'augmentation (pourtant fictive) du nombre des événements extrêmes, certaines institutions internationales (et de nombreux gouvernements en Occident) recommandent d'investir des sommes pharaoniques pour décarboner l'économie mondiale. La Banque mondiale estime à 90 000 milliards de dollars les sommes que le monde va devoir investir dans les infrastructures d’ici 2030. Le programme de la liste « Renaissance » (LREM) aux élections européennes (sans doute inspirée par le projet de l'économiste Pierre Larrouturou et du climatologue Jean Jouzel) propose d'investir 1000 milliards d’euros par an pendant 30 ans via une banque européenne du climat.

Le bon emploi de ces sommes est pour le moins douteux. Ce dont en revanche on peut être certain c'est qu'elles renchériront le coût de l'énergie alors que selon les données fournies par la Banque mondiale, 15% de la population mondiale (soit plus d'un milliard d'habitants), n'a pas encore accès à l'électricité (47 % pour la seule Afrique subsaharienne).

Ces sommes énormes, qui ne contribueront en rien à la résolution des vrais problèmes de l'humanité (les guerres, les maladies et la misère), sont choquantes, notamment pour les habitants des pays pauvres. Dans une tribune de 2009, Fiona Kobusingye, coordonnatrice du congrès pour l'égalité raciale en Ouganda, exprimait ainsi sa colère :

« Le vrai problème n’est pas la science discutable ou fausse, les revendications hystériques et les modèles informatiques sans valeur qui prédisent les catastrophes liées au réchauffement de la planète. C'est qu'ils sont utilisés pour justifier de dire aux Africains qu'il ne faut pas construire de centrales électriques au charbon ou au gaz naturel. C'est l'absence presque totale d'électricité qui nous empêche de créer des emplois et de devenir des sociétés modernes. C'est que ces politiques tuent » .

RETOUR À LA SCIENCE (ET À LA RAISON)

Le comble est que ces dépenses n'auront aucun effet sur le réchauffement. Le statisticien danois Bjorn Lomborg l'a déjà démontré en 2016 dans la revue Global Policy (traduction en français accessible ici) : la mise en œuvre des politiques climatiques prévues par l'accord de Paris ne réduirait la hausse de la température mondiale que d’environ 0,17 °C en 2100.

Les travaux du dernier prix Nobel d'Economie William Nordhaus vont dans le même sens : son analyse coûts/avantages (expliquée dans cet article par l'économiste Rémy Prud'homme) montre que l'objectif de l'ONU de limiter le réchauffement à 1,5°C appauvrirait l'humanité.

PUBLICATIONS

L’écologisme, nouveau totalitarisme ?, le nouveau livre de Drieu Godefridi paru chez Texquis (disponible sur Amazon).

La Physique du Climat, un livre en ligne de Jacques-Marie Moranne et Camille Veyres, préfacé par François Gervais.

« Appel au bon sens » par Christian Gerondeau et Rémy Prud'homme, sur l'effet réel des émissions anthropiques mondiales annuelles.

DANS LES MÉDIAS

"Transition énergétique allemande : le fantasme fait place à la gueule de bois", par Philippe Manière, Challenges11 mai.

Une interview de François Gervais dans Atlantico du 15 mai sur la géo-ingénierie.

Une interview de Benoît Rittaud sur Radio Notre Dame (23 avril), sur le thème "pouvons-nous encore échapper à l’ effondrement de la planète ?"

Un débat sur France 3 Corse (21 avril) entre Benoît Rittaud et Antoine Orsini.

 
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21 mai 2019

Vincent Lambert assassiné. Et après?

Article écrit avant la décision de la Cour d'Appel de Paris de surseoir à cette euthanasie. Je laisse l'article tel quel car il illustre bien la gravité de ce qui était mis en oeuvre et a été heureusement arrêté.

Ils ont assassiné Vincent Lambert. Non, ils ne l'ont pas débranché, il n'était pas branché. Non, ils n'ont pas arrêté les soins, il n'y avait pas d'autres soins que les soins de confort. On lui donnait à manger et à boire. C'est tout. On le massait pour prévenir les escarres, le kiné le mobilisait pour éviter les douloureuses rétractions tendineuses. Sa mère lui parlait, il semblait entendre. Son regard n'était pas mort. Nul ne peut dire quel était son état réel de conscience. J'ai connu un comateux qui un jour lors d'un mouvement involontaire a touché de la main une des aides-soignantes. Elle a sursauté et s'est esclaffée s'adressant à ses collègues : "vous avez vu? Il a voulu me frapper." Des semaines plus tard il est sorti du coma. Il a reconnu l'aide-soignante et lui a dit : "Vous savez, je n'ai pas voulu vous frapper."

Les euthanasistes remportent un victoire au goût de sang. Et ils vont dire sans vergogne que c'était pour son bien! Qu'il l'aurait voulu ainsi! Ne laissez jamais ces terroristes de la pensée penser à votre place.

Et après?

L'EVFBF (Euthanasie Vite Fait Bien fait, expression de Pierre Desproges) pour certains handicapés graves? Puis pour d'autres moins graves? Puis pour les trisomiques? Puis pour les retraités qui comme le dit Aurore bergé ne devraient pas avoir le droit de se mêler d'un monde qu'ils vont bientôt quitter?

Les médecins qui ont assassiné Vincent Lambert me font honte, j'ai honte de les voir appartenir comme moi au corps médical, comme j'ai honte des médecins américains qui administrent la peine de mort par injection létale, des médecins soudanais qui amputent la main d'un garçon qui a volé. Mengele et ses sbires n'ont pas fait bien pire.

La civilisation n'est plus qu'un mot.

 

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La Pravda en france

La volonté de maîtrise et de contrôle de l'information par le pouvoir en France n'a rien à envier à ce qu'elle était dans l'ex-URSS.

Bravo à "La Voix du Nord" qui a refusé de publier une interview de Macron devant l'exigence de contrôle de l'Élysée.

https://www.bfmtv.com/politique/europeennes-pourquoila-voix-du-nord-adecide-de-refuser-une-interview-d-emmanuel-macron-1695501.html

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19 mai 2019

Blagounettes

Rions un peu :

- Quel genre de femme aimerais-tu avoir tard ?
- Je veux une femme comme la lune .
- Waouh , quel choix ! Tu veux qu'elle soit belle et lumineuse comme la lune ?
- Non . Je voudrais qu'elle arrive la nuit et qu'elle disparaisse le matin 

 

Prémonitoire :

Dans son bain , un petit garçon de trois ans examine ses testicules ..
- "Maman", demande-t-il , "C'est mon cerveau ?"
- "Pas encore", répond-elle .  

 

Avarice :

Un couple se promène en ville .

Au moment de passer devant une bijouterie , la femme demande au mari :
- Mon amour, tu ne m'achèterais pas un collier ?
- Pourquoi ? T'en as marre de te promener en liberté ?

 

Envie : 

"Les nouveaux voisins sont tellement amoureux" , s'exclame la femme à son mari , "il l'embrasse , la caresse, la prend dans ses bras , pourquoi ne fais-tu pas la même chose ?"

"Parce que je ne connais pas la voisine".

 

Anticipation : 

La femme dit à son mari :

- Albert , tu n'as jamais pensé à m'acheter des fleurs, pourquoi ?

- Tu n'es pas encore morte !

Espérance : 

La femme : "Qu'est-ce que tu fais ?"
Le mari : "Rien".
La femme : "Rien ... ? Ça fait une heure que tu lis le certificat de mariage".
Le mari : "Je cherche la date d'expiration".

 

Aïe :

Une jeune fille à son copain : "Un baiser et je suis à toi pour toujours" .

Le copain : "Merci pour l'avertissement. Bye, bye !". 

  

Vérité 

Une femme demande à son mari :
"Qu'est-ce que tu aimes le plus chez moi , la beauté de mon visage ou mon corps sexy ?"
Il la regarde de la tête aux pieds et dit :
"Ton sens de l'humour !

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11 mai 2019

Le 8 mai sous la cinquième

Sous de Gaulle :

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Sous Chirac :

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Sous Macron :

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07 mai 2019

Les joies de la ruralité

Je remplace actuellement un médecin dans les Cévennes, à Gagnières.

Un couple de Suisses vient d’y acheter une jolie maison avec un grand domaine. La région est magnifique et ils ont été confortés dans leur choix par l’existence dans le village d’une supérette, d’une boulangerie et d’un cabinet médical. Ils ont des projet de chevaux, de randonnées...

Ils sont désespérés.

La boulangère est morte d’un cancer et le boulanger a quitté la région.

La supérette a fermé.

À part un bar qui ouvre chaque fois qu'il tombe un oeil à un évêque, il n'y a aucun autre commerce.

Je n’ai pas osé leur dire que le médecin cessait son activité fin juin.

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30 avril 2019

L'apostasie ou la connerie humaine

Seule la connerie humaine donne une idée de l'infini. En voici une illustration :

Paru dans Valeurs Actuelles ce jour :

Ces 2000 français qui se sont faits « débaptiser » en 2018

Si l’Eglise préfère la dénomination de « renonciation à la foi catholique », ou « d’apostasie » au sens juridique, le phénomène de « débaptisation » n’en reste pas moins en vogue. Et même si, en réalité, on ne peut annuler son baptême chez les catholiques, puisqu’il s’agit d’un acte irréversible pour l’Eglise. Ces actes de renonciation consisteraient plutôt à renoncer publiquement et manifestement à sa foi. Aucun recensement n’en est fait précisément. Cependant, en 2008, une enquête réalisée auprès de 92 évêchés avait permis de comptabiliser environ mille renonciations à la religion catholique. Le journal Libération, via son service CheckNews, a renouvelé l’expérience pour connaitre les chiffres de 2018. Résultat : 2200 personnes auraient effectué une telle demande, soit la moitié du nombre de nouveaux adultes baptisés (plus de 4000). C’est deux fois plus que dix ans plus tôt. Denis Pelletier, spécialiste du catholicisme, explique à Libération que : « Les évêques sont débordés. Les associations qui aident ces personnes pour leur « dépabtême » ont réussi à donner l’idée et l’opportunité de le faire. Ce sont des militants qui veulent visibiliser le combat ».

Ces apostats se sont certes fait désinscrire des registres des baptisés. Mais lors du baptême ils ont reçu des influences spirituelles réelles bien qu'immatérielles, et ça personne ne peut l'effacer, même pas le Pape. Alors à quoi rime cette apostasie?

De deux choses l'une :

Où ils ne croient pas à la vérité de la spiritualité du baptême, alors à quoi rime la démarche! Qu'apporte-t-elle au fait de ne plus pratiquer la religion, plus éventuellement bouffer du curé à table tous les midis comme sous la troisième république ou au Grand Orient de France (eux c'est plutôt tous les soirs)? 

Où ils pensent qu'il y a une réalité dans le sacrement qu'ils ont reçu, et aucune édmarche administrative, aucune suppression des traces de leur passage dans le rang des baptisés ne pourra y changer quoi que ce soit.

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20 avril 2019

Homéopathie : le point de vue de l'Académie

L’homéopathie n’est pas une médecine « alternative »

•   Serge Cannasse Actualités Médicales 12 avr. 2019 

(lu sur le site professionnel Univadis, pas de lien public)        > 

L’Académie de médecine persiste et signe, en associant celle de pharmacie à sa position : les données scientifiques ne vérifient pas les hypothèses fondant l’homéopathie (soigner le mal par le mal grâce aux hautes dilutions) et ne montrent pas son efficacité. Elle réitère donc ses conclusions précédentes (datant de 1984, 1987 et 2004). Il n’y a aucune raison de faire délivrer un diplôme ou un certificat d’homéopathie par les facultés de médecine et de pharmacie. En revanche, les enseignements de thérapeutique doivent donner des informations à son sujet. N’ayant pas subi avec succès les épreuves montrant qu’une substance homéopathique est un médicament, leur étiquetage doit porter la mention « L’efficacité du produit n’a pas été démontrée selon les normes en vigueur ». Enfin, « le remboursement de ces produits par la Sécurité sociale apparaît aberrant » et ce d’autant plus que pour des raisons économiques, de nombreux médicaments classiques pour lesquels il n’a pas été démontré de service médical rendu sont déremboursés. 

Les Académies ne prônent cependant pas l’abandon des médicaments homéopathiques, « dans les situations où l’emploi d’une thérapie complémentaire est souhaitée, à condition que celle-ci n’induise pas une perte de chance. » Mais le médecin doit être conscient qu’il ne s’agit pas d’une médecine « alternative ».

Les Académies constatent également, avec regret, que presque trois quarts des Français (72%) « croient aux bienfaits de l’homéopathie », qu’un peu plus de la moitié y a recours (52%) et que 43% des professionnels de santé (médecins, sages-femmes, dentistes) en prescrivent, y compris en milieu hospitalier. Pour elles, cela s’explique par la sous-estimation par les uns et les autres de l’effet placebo avec attente, « un phénomène neurophysiologique scientifiquement établi », dépendant de « l’attente du patient, de l’annonce qui lui est faite et de ce qui lui est proposé (charisme du thérapeute, réputation de la méthode, complexité du dispositif). » Est également en cause « l’effet conditionnement », lié à « la répétition d’expériences antérieures d’amélioration sous médicament actif », dépendant de « structures cérébrales profondes » et « spécifique du symptôme traité . » En conséquence, elles plaident pour l’inclusion ou le renforcement des enseignements dédiés à la relation médecin-malade, ainsi qu’au « bon usage des médecines complémentaires intégratives. »

Elles préconisent enfin la création d’une « base indépendante et actualisée d’information du public sur les thérapies complémentaires » pour tirer profit du constat que les Français feraient confiance à un site labellisé par l’État.

Ceci est à rapprocher de ce que j'en dis dans un chapitre de mon prochain livre :

Peu de gens réalisent la puissance de l’effet placebo, qui explique à lui tout seul l’efficacité de l’homéopathie. Si les Laboratoires Boiron n’ont jamais réalisé d’essai contrôlé en double aveugle pour prouver l’efficacité d’un traitement homéopathique contre placebo, c’est que l’issue est connue d’avance : pas de différence significative d’efficacité en faveur du produit « actif ». Pourtant des cohortes de patients sont réellement soulagées, constatent que ça marche, et refusent d’admettre que cela relève de l’effet placebo. Le déremboursement de l’homéopathie est une mauvaise chose. Car ces médicaments n’ont pas d’effet secondaire, et soulagent les patients. Ils ne sont pas coûteux et le déremboursement de l’homéopathie serait désastreux en terme d’économie de santé.

Dans l’histoire de l’homéopathie, on a tenté d’accrocher l’efficacité des médicaments à la mémoire de l’eau, objet de la célèbre expérience de Jacques Benveniste, publiée dans Nature. En effet, à certaines dilutions, il n’y a plus la moindre trace du produit actif dans le médicament que l’on prescrit. Benveniste a voulu établir avec un test sur la dégranulation des leucocytes que l’eau avait une mémoire de ce qu’elle avait contenu, et que cette mémoire pouvait rendre compte de l’efficacité de l’homéopathie. Cette publication a été très controversée et finalement rejetée par la communauté scientifique pour une raison très simple, et imparable : personne n’a su la reproduire. Une expérience scientifique qui n’est pas reproductible est sans valeur réelle. Depuis, le Professeur Montagné a tenté de réhabiliter Benveniste, en affirmant qu’il avait raison, et en faisant glisser l’explication vers la mémoire des atomes et la physique quantique. Et les tenants de l’homéopathie de se jeter sur cette publication pour affirmer l’efficacité des traitements homéopathiques.

Eh bien non ! Au maximum on pourrait dire qu’il y a une théorie qui peut-être expliquerait l’efficacité de l’homéopathie, mais celle-ci resterait à prouver. Le simple fait de dire que la mémoire des atomes peut expliquer l’efficacité n’est pas une preuve. Il faut un essai contrôlé. Il n’y en a jamais eu et je pense qu’il n’y en aura jamais.

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16 avril 2019

Notre-Dame de Paris et la misère du monde

Notre Dame de Paris en feu et les tripes de chacun se tordent de douleur.

Çà et là cependant des esprits chagrins nous rappellent qu'il ne s'agit que de bois et de pierre, qu'il n'y a pas mort d'homme, et que nous ferions mieux de nous apitoyer sur toute la misère qui règne dans le monde. Des enfants meurent de faim au Yemen quand ils ne sont pas tués par des armes françaises, des vagabonds meurent de froid dans les rues des grandes villes déshumanisées, et nous ne semblons pas nous en préoccuper. Pourtant cela devrait davantage requérir notre attention.

Eh bien non. Les choses n'ont pas à être confrontées ainsi, elles n'ont pas à être mises dans une telle perspective. Ces esprits chagrins sont comme les pharisiens de l'Évangile de Jean qui, comme Judas, sont choqués par le prix du parfum que Marie de Magdala verse sur les pieds de Jésus, argent qui eût été mieux employé à secourir les pauvres.

La réponse de Jésus montre que nous n'avons pas à avoir honte de notre douleur devant l'incendie de Notre Dame.

Jean 12.1-8:

 

 

1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie où était Lazare qu'il avait ressuscité.

2 Là, on lui offrit un repas ; Marthe servait et Lazare était parmi ceux qui se trouvaient à table avec lui.

3 Marie prit un demi-litre d'un parfum de nard pur très cher, en versa sur les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux; la maison fut remplie de l'odeur du parfum.

4 Un de ses disciples, Judas l'Iscariot, [fils de Simon,] celui qui allait le trahir, dit:

5 «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum 300 pièces d'argent pour les donner aux pauvres?»

6 Il disait cela non parce qu'il se souciait des pauvres, mais parce que c'était un voleur et, comme il tenait la bourse, il prenait ce qu'on y mettait. 

7 Jésus dit alors: «Laisse-la! Elle a gardé ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.

8 En effet, vous avez toujours les pauvres avec vous, tandis que moi, vous ne m'aurez pas toujours.»

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08 avril 2019

Lévothyrox : persiste et signe

"Le Monde" qui devient de plus un plus un journal de torche-cul fait du sensationnel avec ce titre scandaleux :

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Je persiste dans mes déclarations sur l'hystérie collective, voici le texte que j'ai écrit sur le sujet :

Le « nouveau Lévothyrox » tant décrié a été fabriqué à la demande de la direction du médicament pour améliorer la tolérance en remplaçant le lactose, responsable de la survenue de certains effets secondaires, par du mannitol, tout à fait inoffensif à cette dose. À fortes doses le mannitol ne présente pas non plus grand danger, en dehors de troubles du transit ou d’une diurèse osmotique. Le mannitol est présent dans beaucoup de produits et n’a jamais fait parler de lui ! Il est impossible que tout ce qui a été décrit comme accidents d’intolérance soit fondé, et imputable au changement d’excipient. On ne peut même pas alléguer une modification de la cinétique de la thyroxine après absorption digestive, car la thyroxine est une prodrogue qui doit être transformée en triiodothyronine dans l’organisme avant d’agir, et ce processus métabolique lisse les variations pharmacocinétiques possibles. Ceci ôte toute valeur aux résultats d’une étude récente qui conclut à l’absence de bioéquivalence entre l’ancienne et la nouvelle forme. Tout au plus a-t-on risqué une modification des taux sériques, justifiant un ajustement après contrôle de la TSH. 

Les medias ont présenté un grand nombre de cas de ces pseudo-effets toxiques de la nouvelle formule, en évitant soigneusement de les rapporter au nombre de prescriptions observées, car là le pourcentage apparaît ridiculement faible. 

Oui, l’affaire du Lévothyrox est bien entièrement due à un effet nocebo, la commission d’enquête diligentée par le ministère a été très claire, bien argumentée, et ne laisse pas une grande place au doute. Nous entendons encore beaucoup de propos ahurissants à ce sujet, comme quoi il s’agissait uniquement pour le laboratoire de faire plus de profit, ou que la composition réelle du produit est cachée, et qu’elle dissimule des éléments toxiques. Encore une théorie du complot. Des procès sont en cours, avec une quête de $$$$$€€€€€. Il est bien connu qu’une indemnisation substantielle guérira les troubles constatés.

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02 avril 2019

Ma période "Jean d'Ormesson"

Depuis plus d'un an, mes lectures sont pour leur plus grande part consacrées à l'oeuvre de Jean d'Ormesson que je considère depuis longtemps comme un phare intellectuel du XXème siècle dans notre pays.

J'ai commencé en fait il y a deux ans par "Le guide des égarés", opuscule charmant qui est le second volet d'une trilogie qui comporte d'abord "Comme un chant d'espérance", que j'ai terminé hier, et "Un hosanna sans fin" qui attendra que j'ai fini d'autres textes pour que je le lise.

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Pour mon anniversaire en janvier 2018, ma fille cadette m'a offert le premier tome des oeuvres de Jean d'Ormesson dans la Pléiade et j'ai acheté le second dès qu'il  parut, en septembre dernier.

J'ai commencé par le début, c'est à dire "Au revoir et merci", une sorte d'autobiographie un peu rébarbative mais utile pour comprendre les ressorts de la pensée de l'auteur. Ce texte a curieusement été étiqueté "roman" par Gallimard.

J'ai poursuivi avec "La gloire de l'Empire" qui m'a occupé un certain nombre de semaines. Un exercice de style époustouflant. Un roman qui réécrit toute l'histoire du bassin méditerranéen. On croirait lire un livre d'histoire alors qu'il s'agit d'un livre d'histoires, les personnages décrits, fictifs, sont plus vrais que ceux que l'Histoire nous a légués, le réel est habilement mélangé à l'imaginaire. Un chef d'oeuvre. C'est ce livre, primé et récompensé, qui lui a valu d'entrer à l'Académie Française.

Ensuite j'ai relu "La Douane de mer", que j'avais lu il y a quinze ou vingt ans et que j'ai redécouvert avec un grand plaisir. Ce roman raconte sa mort à Venise où il est en amoureux avec Marie, sa compagne. En montant au ciel il rencontre un esprit extraterrestre venu se renseigner sur notre monde, et, pendant trois jours, il lui explique l'histoire de l'humanité, les intrigues, les amours, les complots. Là aussi il m'a fallu plusieurs semaines.

Par contre c'est en deux jours que j'ai lu "Comme un chant d'espérance". Jolie réflexion sur le big bang et les univers multiples, sur Dieu dont il ne voit pas comment on peut s'en passer pour expliquer le monde.

Il y a deux choses que d'Ormesson a bien comprises, auxquelles je crois depuis des années, que je proclame régulièrement dans mes écrits :

D'abord,  je tiens  dans "Le labyrinthe des alchimistes" et dans "Contrecourants" le propos suivant : "La Vérité est dans le mythe, l'histoire se contente de l'exactitude." Jean d'Ormesson au début de "L'histoire du Juif errant" met cette citation de Nikos Kazantsakis en exergue : "Est-il rien plus vrai que la vérité? Oui : la légende. C'est elle qui donne un sens à l'éphémère vérité."

Ensuite je dis souvent : "L'éternité n'est pas dans l'écoulement sans fin du temps mais dans son abolition, elle est par essence d'une autre nature que la perpétuité. L'immortalité est l'impossibilité d'accéder à l'Éternité, car seule la mort peut y conduire." Ce que Jean d'Ormesson traduit par : "Le temps ne coule pas dans l'Éternité."

J'ai entamé l'histoire du Juif errant hier, j'en ai pour des semaines je pense.

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27 mars 2019

Éolien : le combat continue!

 

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LETTRE D'INFORMATION :  27 mars 2019

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Bonjour,
23/03/2018

La Charente Maritime vient de voter à une écrasante majorité pour un moratoire éolien pour une durée de 2 ans qui permettra d'établir un nouveau schéma départemental éolien en Charente Maritime à 35 voix pour, 10 voix contre et 8 abstentions.

Le Conseil départemental s'est donc prononcé sur la question, alors que le territoire est concerné par la construction de plus de 400 éoliennes, notamment sur l’Aunis et en Vals de Saintonge.

Le président du Département Dominique Bussereau est farouchement opposé à la multiplication des parcs éoliens industriels, notamment dans l’estuaire de la Gironde.

De quoi satisfaire l’un des plus fervents opposants du département Michel Broncard, mais pas totalement. Ecoutez :

___________________________________________________________________

Paris le 12 mars 2019 
Communiqué de presse         

Eolien terrestre. Rien ne va plus  
Après les déclarations récentes sur France3 (1) et BFMTV (2) de Xavier   Bertrand  président de la  région des Hauts de France,  « Foutez- nous la paix avec les éoliennes, ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et ça détruit nos paysages », c’est au tour de Dominique Bussereau Président du Conseil départemental de la Charente-Maritime  et de l’Assemblée des départements de France d’exprimer dans le journal Sud-ouest (3) « son  ras le bol » et   de condamner les Promoteurs éoliens « qui sont des gens sans foi ni loi ». Il demande lui aussi  « un moratoire de deux ans sur l’éolien terrestre en Charente maritime  par le " risque sur nos paysages que fait courir la foultitude de projets éoliens ». Il évoque notamment un danger pour l’image touristique de la Charente-Maritime, un secteur économique clé pour le territoire.

La Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe 1387 associations alerte le gouvernement sur  une montée rapide  du refus de l’éolien terrestre  sur l’ensemble du territoire. Elle constate que la situation  devient  incontrôlable socialement et rejaillit   lourdement sur  l’image de l’ensemble de la classe politique.

La FED  estime que les actions des centaines de promoteurs qui écument les communes les unes  après les autres  sont  contraires  à l'intérêt général et qu’ils manipulent l’opinion en profitant depuis plus de 15 ans  d’un système subventionné abusif qui détruit  l’économie et les emplois 

Elle demande aux responsables de l’état   de se libérer  de l’emprise des industriels de cette filière  énergétique et  de prendre des mesures  par décret pour arrêter le plus vite possible le programme éolien terrestre français.


(1)https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/foutez-nous-paix-eoliennes-xavier-bertrand-president-region-hauts-france-1526168.html

(2)https://www.bfmtv.com/planete/7-projets-de-parcs-eoliens-sur-10-font-l-objet-d-un-recours-en-france-1506074.html

(3)https://www.sudouest.fr/2019/03/11/video-eoliennes-en-charente-maritime-dominique-bussereau-en-a-ras-le-bol-5888377-1391.php

Contact presse         
Jean-Louis Butré        
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08  

Michel Broncard
michel.broncard@orange.fr
06 23 80 71 93
        

 

 

 

 

 

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

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26 mars 2019

Les odieux complices de l'assassin Battisti

La liste de ces répugnants moralistes de gauche qui ont soutenu dans le sillage de Mitterand l'assassin Battisti qui vient d'avouer ses crimes est impressionnante. Dans ce palmarès la bêtise le dispute à la prétention.

Au palmarès sont nommés pour le Caca d'or de Gauchiasserie par ordre d'apparition à l'écran :

Bernard-Henri Lévy, Fred Vargas, Philippe Sollers, Guy Bedos, Jacques Higelin, Pierre Vidal-Naquet, Miou-Miou, Georges Moustaki, Danielle Mitterrand, Bertrand Tavernier, Daniel Pennac, Lio, Libération, Julien Dray, Noël Mamère...

Médaille d'or à titre posthume : François Mitterand

La gauche est vraiment une maladie mentale.

Voici l'édito de la rédaction de VA ce jour :

Battisti et l’odieuse complicité de la gauche française
 

Il a enfin avoué. Cesare Battisti, condamné par contumace à la perpétuité en Italie pour quatre meurtres commis dans les années 70, a reconnu pour la première fois sa responsabilité dans ces crimes. « Tout ce qui a été établi lors de ces sentences est vrai », a déclaré le terroriste de 64 ans, selon le procureur de Milan, cité lundi par les médias italiens. L’activiste d'extrême gauche, passé par l'organisation Prolétaires armés pour le communisme (PAC) et réfugié en France pendant 15 ans grâce à la scandaleuse doctrine Mitterrand, puis au Brésil, avant d’être capturé en janvier en Bolivie, a également présenté ses excuses aux familles des victimes et reconnu l'erreur de la lutte armée, après des années de mensonges. « Nous nous attendons à ce que ces pseudo-intellectuels de gauche, qui ont pendant des années dorloté cet assassin, présentent aussi des excuses », a d’ailleurs commenté le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini. Parmi ses fervents défenseurs figuraient notamment le philosophe Bernard-Henri Lévy qui avait estimé son innocence « plausible », l’écrivain Fred Vargas qui avait osé publier un livre intitulé La Vérité sur Cesare Battisti (sic), mais aussi Philippe Sollers, Guy Bedos, Jacques Higelin, Pierre Vidal-Naquet, Miou-Miou, Georges Moustaki, Danielle Mitterrand, Bertrand Tavernier, Daniel Pennac, Lio, Libération, Julien Dray, Noël Mamère et d'autres politiciens socialistes et communistes. Le meurtrier italien, alors menacé d'extradition, avait même été placé, en 2004, sous « la protection de la ville de Paris », à la suite d'un vœu adopté par la majorité du maire Bertrand Delanoë et de sa 1ère adjointe Anne Hidalgo. Nul doute que ces idiots utiles, complices de l’extrême gauche violente, feront aussi leur mea culpa. 

Amaury Brelet

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25 mars 2019

Bulletin des climato-réalistes N° 90

Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 90

SOIRÉE CLIMATO-RÉALISTE LUNDI 6 MAI

L’association des climato-réalistes organise une soirée de conférences lundi 6 mai à Paris de 18h30 à 21h30, avec des exposés de John Christy et Laurent Alexandre.

John Christy est climatologue à l’université d’Alabama à Huntsville. Il a conçu et développé les mesures satellitaires de température de la Terre qui sont l’un des éléments-clé pour la quantification des évolutions climatiques récentes, ce qui lui a valu la prestigieuse médaille de la NASA pour réalisation scientifique exceptionnelle.

John Christy vient d’être nommé conseiller scientifique de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Laurent Alexandre est chirurgien, essayiste et entrepreneur. Engagé sur diverses questions sociétales et de prospectives, il est chroniqueur dans de multiples médias lire sa dernière chronique dans L’Express, intitulée « les Verts vont mettre nos enfants sous Prozac ».

La conférence aura lieu Espace Grenelle, 84 rue de Grenelle à Paris (7ème). Les modalités d’inscription vous seront précisées ultérieurement.

ÊTES-VOUS PRÊTS POUR LA FIN DU MONDE ?

La « marche du siècle » pour le climat du 15 mars dernier aurait, selon ses organisateurs, rassemblé 450 000 jeunes en France. C’est peu rapporté aux près de quinze millions d’écoliers, collégiens, lycéens et étudiants du pays, mais c’est aussi beaucoup et inquiétant, car, comme se le demande Michel Negynas, « quand toute une génération se soulève contre la génération d’avant, et cela à l’échelon mondial, comment cela peut il finir ? ».

Dans une interview pour Atantico, Ferghane Azihari et Benoît Rittaud notent que ce mouvement n’aurait pas pris autant d’ampleur si la jeunesse n’était pas matraquée depuis longtemps de discours catastrophistes. À cause de celui-ci, la jeunesse est portée à manifester son anxiété en reproduisant le discours mortifère qui leur est martelé, comme Benoît Rittaud l’explique dans une vidéo.

La rhétorique apocalyptique tournant désormais en boucle, aucune référence au réel n’est plus nécessaire. Le récit d’un environnement en état perpétuel de dégradation est accepté sans aucune réserve, et « les alarmes sur tel ou tel phénomène soi-disant « inédit  » ne relèvent pas de l’exposition objective de la situation climatique mais d’une stratégie de communication », ajoute Benoît Rittaud dans une tribune.

L’ÉTAT FRANÇAIS ASSIGNÉ POUR « INACTION CLIMATIQUE »

Savamment orchestré par la pétition « l’Affaire du siècle », quatre ONG ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris, demandant au juge de reconnaître les  «manquements » de l’État et « d’enjoindre le Gouvernement d’y mettre un terme ». L’État accusé de ne pas en faire assez, alors qu’il est patent qu’il en fait déjà trop, comme pour la taxe carbone ? Et qu’il se prépare à en faire davantage, comme la multiplication par 2,5 des capacités d’éoliennes terrestres prévues par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ? Une accusation surréaliste, d’autant que ces actions coûteuses ne changeront rien au climat, comme l’explique Rémy Prud’homme.

Voici donc le gouvernement acculé à surseoir à la présentation du projet de loi sur la PPE afin de renforcer  « l’ambition du texte » . Car l’objectif de « neutralité carbone » en 2050 qui a subrepticement remplacé dans le texte la division par quatre des émissions, n’a pas eu l’heur de plaire au Conseil économique social et environnemental, qui a retoqué le projet et enjoint le Gouvernement à préciser « noir sur blanc » ses objectifs de baisse des émissions.

D’ici 2050, la France doit-elle diviser ses rejets de CO2 par 4, par 6 ou par 8 ? ironise Rémy Prud’homme. Dans un article intitulé « CO2 : Byzance, ou le diviseur qui divise », il montre que la division par 4 des émissions françaises entraînerait une réduction de l’augmentation des températures de 10 dix-millièmes de degré, une division par 6 de 11 dix-millièmes  et une division par 8 de 12 dix-millièmes.

LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE NE SERA PAS LE CONTE DE FÉES PROMIS PAR L’ADEME

Les conséquences du dérèglement climatiques sont largement mises en scène, mais on parle moins de celles qu’auraient les réductions massives de nos émissions sur le niveau de vie des français. Passons sur les calculs de l’ADEME qui, après avoir affirmé qu’un mix électrique « 100% renouvelable » en 2050 était possible, prétend dans une nouvelle étude démontrer que le déploiement massif des énergies renouvelables dans l’Hexagone aurait un impact positif sur la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat des ménages.

Jean Pisani-Ferry promet du sang et des larmes : il estime que la transition vers une économie neutre en carbone exigera des sacrifices, et que ce sont les plus vulnérables qui seront les plus touchés. On est loin, nous-dit-il, du scénario selon lequel nos concitoyens « pourraient continuer à consommer et à voyager comme à leur habitude. Ils sont sans doute disposés à manger un peu moins de viande et à utiliser des voitures moins gourmandes en carburant, mais à condition que leur pouvoir d’achat n’en soit pas affecté. »

LES LIBRES PENSEURS CONTRE LA DOXA CLIMATIQUE

 « L’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle est capable de résoudre » a écrit Karl Marx. Or c’est l’inverse qui se produit aujourd’hui : l’humanité cherche à résoudre un problème qui éventuellement n’existe pas et qui n’a pas de  solution dans un cadre démocratique. Saluons donc la Fédération nationale de la libre pensée, qui vient de publier un communiqué lucide sur la situation (commenté ici par Benoît Rittaud), dont voici un extrait :

Seule la totale liberté de recherche sans pression, l’arrêt des politiques de réduction des crédits de recherche et de mises en concurrence dans le cadre des appels d’offres cadrés et orientés pourra donner un souffle nouveau pour comprendre la réalité et trouver les solutions quand problème il y a, bien loin des buzz, du business vert et des opérations médiatiques.

Ce communiqué courageux et lucide a bien évidemment valu à ses auteurs de multiples réactions effarouchées. La Fédération a donc publié un second communiqué où tout en affirmant son « agnosticisme » en matière de climat défend la liberté pour les scientifiques « hétérodoxes » à remettre en cause la théorie dominante :

La Libre Pensée…défend la liberté, y compris pour un scientifique, de remettre en cause le discours de son collègue, ce qui, dans la climatologie actuelle, n’est pas possible, du fait des pressions politiques.

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18 mars 2019

Black block : la stratégie du coucou

Très bonne analyse sur Polony TV :

Au sujet des black blocs et de leur technique du coucou, qui consiste à s'installer dans un mouvement social qui n'a rien à voir et à profiter de sa dynamique.

"Quels sont les objectifs du black bloc? Profiter d'un rassemblement pour le prendre en otage, le détourner de son objectif initial afin d'y substituer une démonstration de force. Il s'agit de rendre visible une critique brutale du système politique et économique, de l'État et du capitalisme. D'où, cette appellation de technique du coucou: le bloc s'installe dans un mouvement social, une manifestation, un événement où sa présence n'a jamais été souhaitée par la majorité des participants, puis il la parasite. Il prend ses aises et pond ses œufs dans le nid des autres... Il n'exprime aucune revendication, il se met en scène et témoigne de l'existence d'une contestation radicale, violente, de toute forme de pouvoir, du refus de n'importe quel réformisme ou compromis avec l'ordre existant."

Le black block ce n'est pas les gilets jaunes, mais le pouvoir en place entretient savamment la confusion pour discréditer ce mouvement qui lui fait peur depuis novembre dernier.

Les black blocs ne sont pas des "gilets jaunes radicalisés", voici pourquoi

Ce qui s'est passé sur les Champs-Élysées dépasse les Gilets Jaunes. Le black bloc met en scène une violence spectaculaire, mais n'exprime aucune revendication.

"Ceux que j'appelle les Ingouvernables (l'ultragauche) parasitent, chaque samedi davantage, une couleur jaune devenue un prétexte commode pour contester violemment le capitalisme et l'État."
ANADOLU AGENCY VIA GETTY IMAGES
"Ceux que j'appelle les Ingouvernables (l'ultragauche) parasitent, chaque samedi davantage, une couleur jaune devenue un prétexte commode pour contester violemment le capitalisme et l'État."

Une grande explication sur les mots s'impose. Ce qui s'est passé samedi sur les Champs-Élysées dépasse dorénavant les origines du mouvement des Gilets Jaunes. Finissons-en tout d'abord avec la formule de "Gilets Jaunes radicalisés": ceux qui saccagèrent l'avenue phare de Paris appartiennent à la galaxie de l'ultragauche où s'inscrivent au nombre de ces adeptes de la violence comme mode d'expression individuel. Ces derniers ne veulent que soulager une brutalité à laquelle n'importe quel prétexte idéologique ou revendication catégorielle pourrait servir de drapeau circonstanciel. Ajoutons quelques casseurs pour faire bonne mesure (c'est-à-dire des opportunistes qui en profitent pour faire leur marché), et l'on aura à peu près épuisé la typologie globale des personnes que durent affronter les forces de l'ordre durant plusieurs heures.

Il faut cesser d'ignorer ce qui crève les yeux. Ceux que j'appelle les Ingouvernables (l'ultragauche) parasitent, chaque samedi davantage, une couleur jaune devenue un prétexte commode pour contester violemment le capitalisme et l'État, symbole et cœur –à leurs yeux– de toutes les "dominations". Ils défient indiscutablement la République et n'appellent aucune complaisance politique.

Quels sont les objectifs du black bloc? Profiter d'un rassemblement pour le prendre en otage, le détourner de son objectif initial afin d'y substituer une démonstration de force. Il s'agit de rendre visible une critique brutale du système politique et économique, de l'État et du capitalisme. D'où, cette appellation de technique du coucou: le bloc s'installe dans un mouvement social, une manifestation, un événement où sa présence n'a jamais été souhaitée par la majorité des participants, puis il la parasite. Il prend ses aises et pond ses œufs dans le nid des autres... Il n'exprime aucune revendication, il se met en scène et témoigne de l'existence d'une contestation radicale, violente, de toute forme de pouvoir, du refus de n'importe quel réformisme ou compromis avec l'ordre existant. Il n'appelle pas à la Révolution ailleurs et pour demain, mais encourage ici et maintenant l'émeute, l'insurrection permanente.

Posté par oldgaffer à 19:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]