Esclavage en terre d'islam
J'ai déjà eu l'occasion de dire ici que l'esclavage pratiqué par les barbaresques basés à Alger, Tripoli et Tunis avait été bien plus important en nombre de victimes, notamment par la traite des blancs, que la traite des noirs à destination des Amériques. Ce propos m'a valu de très vives réactions, très hostiles. Ce n'était pas convenable dire ça.
Il se trouve que c'est un sujet dont je parlerai largement dans mon prochain livre, en cours d'écriture, que j'y travaille depuis longtemps et que le politiquement correct est une tare qui empêche de voir les choses comme elles sont.
Voci deux ouvrages fort bien documentés, pourvus d'une bibliographie impressionnante, qui confirment mes dires :
On oublie souvent aussi que ce ne sont pas les blancs qui sont allés chercher les noirs dont ils voulaient faire des esclaves. Ce sont les noirs eux-mêmes qui livraient les futurs esclaves aux négriers blancs, qui les mettaient en partance à Gorée. Au sein de la race noire, il y a de nombreuses ethnies, avec des discriminations interethniques que le bien-pensance actuelle occulte joyeusement. Joseph Kessel, dans son extraordinaire reportage "Marchés d'esclaves", dont j'ai déjà parlé ici, l'explique très bien. Certaines ethnies ont le profil adéquat pour l'esclavage aux yeux d'autres ethnies, dominantes. Kessel savait reconnaitre, sur son aspect physique, celui que ses frères de race allaient asservir et celui qui allait au contraire ne pas pouvoir être inquiété, il se situerait même plutôt du côté des négriers.
La traite des noirs vers les Amériques est révolue, la France a permis d'éradiquer en 1830 la traite arabo-musulmane, mais le trafic existe toujours, avec des négriers noirs qui fournissent des esclaves noirs au Yemen et dans le golfe persique, à partir de la Somalie et de l'Éthiopie. Même si ce trafic est beaucoup moins important qu'à l'époque de Kessel et Henry de Monfreid, avant-guerre, il existe encore.
"Black lives matters" devrait aussi s'adresser à ces négriers de race noire.


