«Aujourd'hui on est venu en tant que citoyen-patriote pour défendre la grandeur de l'identité de la France, parce qu'on considère qu'elle est menacée à Calais», avait déclaré samedi le général à Boulevard Voltaire, média proche de l'extrême-droite. «Aujourd'hui on est traités comme des canibales», at-il encore brocardé, regrettant l'interdiction de la manifestation. «La France debout va se lever.»
À la fin des années 1980, il conseille successivement trois premiers ministres du président socialiste François Mitterrand. Il est nommé entre 1989 et 1992 chef adjoint au chef du cabinet militaire de Michel Rocard, puis d'Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy. «Cette expérience prouve qu'il n'est pas de droite extrême», commente un ancien officier parachutiste qui a servi sous les ordres de Piquemal et qui souhaite rester anonyme.
Christian Piquemal anime aujourd'hui une association, Le Cercle de Citoyens-Patriotes, et le blog du même nom, dans lequel il avait appelé à participer à la manifestation de Calais, samedi. Il y dénonce régulièrement l'immigration massive de peuplement et de remplacement, les abandons de souveraineté, l'islamisation rampante et progressive. «Il éveille, en tant qu'ancien de la légion étrangère, il ne peut pas être raciste! Il s'alarme des vagues massives de l'immigration, glisse un de ses proches. Son mot d'ordre pour la France c'est ‘être et durer'».
«C'est une honte de frapper un général, Christian Piquemal est un homme qui aime son pays, son peuple, beaucoup d'autres comme Cazeneuve devraient prendre exemple sur lui», s'insurge lundi Loïc Perdriel, représentant de Pegida France. Ni l'armée de terre, ni l'Union nationale des Parachutistes, que Christian Piquemal a dirigée de 2004 à 2014, n'ont souhaité faire de commentaire sur son interpellation.
