Notre Dame de Paris en feu et les tripes de chacun se tordent de douleur.

Çà et là cependant des esprits chagrins nous rappellent qu'il ne s'agit que de bois et de pierre, qu'il n'y a pas mort d'homme, et que nous ferions mieux de nous apitoyer sur toute la misère qui règne dans le monde. Des enfants meurent de faim au Yemen quand ils ne sont pas tués par des armes françaises, des vagabonds meurent de froid dans les rues des grandes villes déshumanisées, et nous ne semblons pas nous en préoccuper. Pourtant cela devrait davantage requérir notre attention.

Eh bien non. Les choses n'ont pas à être confrontées ainsi, elles n'ont pas à être mises dans une telle perspective. Ces esprits chagrins sont comme les pharisiens de l'Évangile de Jean qui, comme Judas, sont choqués par le prix du parfum que Marie de Magdala verse sur les pieds de Jésus, argent qui eût été mieux employé à secourir les pauvres.

La réponse de Jésus montre que nous n'avons pas à avoir honte de notre douleur devant l'incendie de Notre Dame.

Jean 12.1-8:

 

 

1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie où était Lazare qu'il avait ressuscité.

2 Là, on lui offrit un repas ; Marthe servait et Lazare était parmi ceux qui se trouvaient à table avec lui.

3 Marie prit un demi-litre d'un parfum de nard pur très cher, en versa sur les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux; la maison fut remplie de l'odeur du parfum.

4 Un de ses disciples, Judas l'Iscariot, [fils de Simon,] celui qui allait le trahir, dit:

5 «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum 300 pièces d'argent pour les donner aux pauvres?»

6 Il disait cela non parce qu'il se souciait des pauvres, mais parce que c'était un voleur et, comme il tenait la bourse, il prenait ce qu'on y mettait. 

7 Jésus dit alors: «Laisse-la! Elle a gardé ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.

8 En effet, vous avez toujours les pauvres avec vous, tandis que moi, vous ne m'aurez pas toujours.»