La politique française c'est baisse ton froc.

Interdits de poursuivre les malfaiteurs, les policiers parisiens crient au ras-le-bol

En août dernier, un homme de 26 ans refusant de se soumettre à un contrôle, et pris en chasse par un policier sur le scooter d’un particulier, avait été abattu par un gardien de la paix mis en examen. L'incident avait ravivé le débat sur les risques des courses-poursuites. Comme le révèle RTL ce mardi 30 octobre, des policiers dépendants de la préfecture de police de Paris rapportent avoir reçu des consignes leur interdisant de s'engager dans des courses poursuites qui seraient trop risquées. La goutte de trop ? Des agents font en tout cas part de leur ras-le-bol face à une situation complètement ubuesque : « On nous demande de ne plus attraper des gens qui prennent la fuite dès lors qu’ils commencent à prendre des risques. Mais le problème, c’est que ces gens pour éviter la prison, ils vont prendre des risques », constate, amer, l'un d'entre eux, contacté par RTL. « Le ministre a-t-il conscience que chaque nuit des personnes prennent la fuite et qu'on ne les poursuit pas ?, demande-t-il. Est-ce que c'est la hiérarchie intermédiaire qui n'a pas envie de prendre de risques où est-ce que ça vient du ministre ? » Du côté de la préfecture, on dément cette version des faits, expliquant que chaque situation est prise au cas par cas, et qu'il ne s'agissait pas de renoncer systématiquement à toute poursuite.