Manu a 85 ans. Avec sa jeune épouse Natacha qui doit avoir la moitié de son âge et peut-être même moins, il tient un estaminet très sympathique où j'ai mes habitudes, à Bagnols sur Cèze : l'Aveyronnais. J'y vais assez souvent le mercredi soir avec mes amis Christophe et Daniel. Ce n'est pas vraiment diététique. Mercredi dernier je me suis à nouveau régalé avec sa tête de veau ravigote tandis que Daniel et Christophe dégustaient un cassoulet parait-il exceptionnel. Les tripes, les tripoux, y sont d'une grande qualité, de même que des plats apparemment simples et faciles que Manu transcende comme le boeuf carottes ou le pot au feu. Rien que le temps de cuisson qu'il exige est un gage de qualité rare. Comme accompagnement, même s'il y a du choix avec les frites ou les légumes, je ne prends jamais autre chose que l'aligot de Manu, un spécialité aveyronnaise qui allie la pomme de terre et le fromage notamment. L'élasticité de l'aligot est la preuve de la qualité de la fabrication et Manu ne manque pas de le démontrer à sa clientèle.

Manu dit qu'il ne s'arrêtera de cuisiner de la façon qu'il aime qu'en mourant.

Le plus tard possible, Manu, j'aime trop ce que tu nous mijotes.

Manu-1

 

Christophe, Natacha et Daniel :

Manu-2

 

Natacha et Manu :

Manu-3

 

La démonstration de l'aligot :

Manu-4

Manu-5