Il n'y a plus de racisme. Il n'y a plus de race, donc toute accusation de racisme devient sans objet, et toute violence à l'égard d'une personne qu'il n'est plus question de désigner par une couleur de peau ne saurait être dûe qu'à un simple conflit entre individus et rien d'autre. Les mouvements anti-racistes sont obsolètes ipso facto et doivent être dissous.

L'Assemblée nationale supprime à l'unanimité le mot « race » de la constitution
C'est une mesure symbolique, mais dont les conséquences pourraient être majeures. Les députés ont supprimé jeudi soir, à l'unanimité, le mot « race » de la Constitution. L'article 1er, qui définit les valeurs fondamentales de la France, assurait « l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion » ; ce sera désormais « sans distinction de sexe, d'origine ou de religion ». Le changement, réclamé de longue date notamment par les députés d'outre-mer, ne résout toutefois pas grand-chose. D'abord, le terme reste présent dans le préambule de la Constitution de 1946, qui fait lui-même partie du bloc constitutionnel, tout comme la Déclaration des droits de l'Homme de 1789 et la Charte de l'environnement de 2004. Cette suppression pose surtout un problème juridique : en faisant disparaître la notion de race, les députés créent un flou autour de la notion de racisme, flou auquel aucune clarification n'est apportée.