Cette contribution d'Eric Ducharme, qu'il a posté ce jour dans le page des climato-réalistes sur Facebook, est très pertinente. Elle situe bien les réponses à deux questions :

1/ C'est bien l'augmentation de la température qui fait monter le CO2 et non l'inverse.

2/ L'action de l'homme est négligeable

Eric Ducharme :

Même s’il a été démontré par plusieurs que l’accumulation du CO2 n’est vraisemblablement pas d’origine humaine, j’ai fait une étude assez fine sur les différents liens qu’il y a entre la température et le CO2. Tout semble contredire l’origine anthropique du CO2.

Voici 5 profils qui répondront à deux questions. 1- Est-ce que le CO2 contrôle la température ou est-ce le contraire? 2- Où est la contribution du CO2 anthropique?

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Le profil (1) est la tendance dominante de la concentration de CO2. Les variations saisonnières ont été soustraites avec une fenêtre mobile de 11 ans. Pourquoi 11 ans? Pour niveler les variations naturelles de plus petites périodes que les cycles solaires. Je cherche ici à isoler l'influence anthropique.

Le profil (2) est la variabilité saisonnière du CO2 attribuée aux phénomènes naturels (AR5 page 471 ch6 du rapport scientifique du groupe 1 du GEIC). La tendance dominante a été soustraite pour ne retenir que la variabilité résiduelle qui correspond en fait à celle saisonnière.

Le profil (3) est le taux de la variation de la concentration résiduelle de CO2 (2). Une fenêtre mobile de 12 mois a permis de niveler les pics saisonniers. La droite de régression a été ajoutée.

Le profil (4) est la température. Trois droites de régression ont été ajoutées. Ces segments n'ont pas été choisis arbitrairement pour mettre en évidence les tendances nulles. Ces segments ont été déterminés par les INFLEXIONS OBVSERVÉES SUR LA TENDANCE LOURDE DU CO2 indiquées par deux flèches.

Le profil (5) est le même que le No (3). La seule différence est que le profil prend en charge la tendance lourde alors que le profil(3) ne supporte que les variations saisonnières et naturelles.

Discussion

La première observation importante est les inflexions dans le profil de la concentration de CO2(1). Ceux-ci divisent la courbe en trois segments qui ont des taux constants mais des pentes différentes. En ne retenant que les intervalles de temps respectifs à ces segments sur la température(5), on constate qu'ils correspondent exactement aux TENDANCES MOYENNES OÙ LA TEMPÉRATURE EST STABLE. Par conséquent, lorsque la tendance du CO2 est stable, la température l'est tout autant. Cela va à l'encontre de l'idée que l'augmentation du CO2 contrôle la température. D'autre part, il est noté que l'une des inflexions de la courbe du CO2 correspond au El-Nino. Les changements dans la tendance dominante du CO2 seraient alors contrôlés par des phénomènes naturels. M.Salby, O.Humlum, T.Staegstad, F.Gervais et d'autres ont alors raisons.

Une autre observation tout aussi importante est le profil(3) qui est fortement corrélé avec la température. Ce profil est obtenu uniquement à partir de la variation saisonnière du CO2 sans l'influence de la tendance lourde du CO2. Attention, ici ce n'est pas la concentration mais sa dérivée sur la moyenne de 12 mois. Cette corrélation démontre clairement le lien entre le CO2 et les variations à court terme de la température. Ces variations de température sont considérées indépendantes du RCA provoqués par l'effet de serre. Pour ces variations, la température explique alors sans ambiguïté le CO2, ce qui est d'ailleurs reconnu par le GIEC (AR5 page 471 ch.6 du rapport scientifique du groupe 1 IPCC).

La dernière chose qui reste à de discuter est le profil(5). Cette courbe est obtenue de la même manière que le profil(3). Elle est obtenue par la dérivée sur la concentration du CO2. La seule différence est que la tendance lourde est cette fois-ci prise en charge contrairement au profil (3) où seule la variabilité saisonnière est considérée. Ce que nous voyons, c'est que la régression montre maintenant une pente. Ce profil est aussi fortement corrélé à la température à l'exception de quelques oscillations inexpliquées (coïncide avec le début de l'éruption de Pinatoubo?).

Nous avons donc répondu à notre première question et c'est la température qui contrôle l'ensemble du profil de CO2. Reste la deuxième question à savoir où se situe l'influence de nos émissions de CO2. Normalement, les émissions anthropiques devraient expliquer la tendance lourde. Comme le montrent clairement les variations saisonnières, le CO2 est extrêmement sensible à toutes les sources d'émissions. Si la tendance lourde de CO2 était due au CO2 anthropique, elle ne montrerait jamais une pente parfaitement linéaire entre 1998 et 2014. Autre chose, si la moitié du CO2 anthropique est recyclée dans le flux d'échange sans qu'il ne s'accumule dans l'atmosphère, pourquoi ne serait-ce pas le cas pour tout le CO2 anthropique lorsqu’on sait que la variation saisonnière est 7 fois plus forte que la tendance lourde? Ce dernier point a fait l'objet de publications récentes où il est démontré que le flux d'échange entre les réservoirs naturels de CO2 est proportionnel à la concentration de CO2 (Harde 2017) et qu'il ne peut donc y avoir accumulation due à la saturation de l'un des réservoirs. S'il y a accumulation, c'est pour une autre raison (Salby 2016).

Je vous laisse le loisir de réfléchir sur ces profils en espérant que mes explication vous aiderons mais pour ma part, le changement climatique anthropique n'existe pas, ni l'accumulation de CO2 par l'homme.