Sur le blog de Reynald Du Berger :

https://duberger.me/2018/01/18/les-plus-chaudes-est-ce-grave-docteur/

 

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J’ai ressenti beaucoup d’hostilité de la part de membres d’un groupe d’amateurs de météo qui s’expriment sur une page Facebook , quand j’ai osé questionner leur affirmation d’un réchauffement climatique anthropique comme cause des inondations qui ont éprouvé récemment des résidents de la rue Saint-Léandre à Québec. Je suis un scientifique et professeur d’université à la retraite. Je fais donc peu d’affirmations mais pose beaucoup de questions à ceux qui en font. Je tente aussi de développer cette attitude de rigueur prudente chez les jeunes des écoles que je visite.

 

Hier, La Presse publiait à sa façon un communiqué de l’ONU (le Grand machin) présenté ainsi à ses lecteurs « Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti jeudi l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme «exceptionnel» du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle. »

Pour le lecteur sans formation scientifique, le fait que l’ONU, un organisme reconnu internationalement, donc faisant autorité aussi bien en science du climat qu’en économie mondiale, le verdict était tombé et indiscutable. Nous courons vers la catastrophe d’ici la fin de ce siècle à moins de prendre des mesures sévères pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). 

« Les plus chaudes jamais enregistrées ». 

Voici quelques questions que je pose à La Presse, qui peut les relayer ensuite à l’ONU, laquelle peut les balancer à son tour à son groupe qu’elle a consacré comme formé d’ « experts » sur le climat, le GIEC.

De quelle température parle-t-on? De la température moyenne annuelle globale (TMAG) bien sûr. Comment cette TMAG est-elle évaluée depuis l’avènement des satellites? Quel est le degré de précision? Et avant l’ére satellitaire on disposait de thermomètres dans des stations météorologiques. Or, on a démontré que 80% environ des mesures thermométriques en territoire américain ne sont pas fiables, donc sont à rejeter. La Terre est recouverte aux 2/3 par des océans. De quoi dispose-t-on comme mesures des températures en mer? Essentiellement des mesures faites sur les routes des bateaux. Routes toujours les mêmes. Un capitaine part avec son cargo de South Hampton et se dirige à Shangai, via Panama. Il fait escale aux Antilles et embarque quelques caisses de bon rhum. De temps en temps, s’il n’est pas trop éméché, il lance un seau à la mer, le ramène et y plonge un thermomètre. Puis il consigne la température dans son livre de bord. Quelle est la valeur de ces mesures, surtout si le capitaine s’appelle Morgan? Pourtant, des climatologues ont réparti ces mesures toutes faites sur des routes de bateau, sur une grille océanique uniforme de x degrés par x degrés, avec une valeur assignée au centre de chaque cellule, prétendant obtenir ainsi un portrait de l’évolution des températures à la surface de la mer pour l’époque pré-satellitaire! Pour les 2/3 de la surface de la Terre, on ne dispose donc d’aucune donnée de température fiable avant l’ère des satellites!

Pour les époques pré-thermométriques on ne dispose que de proxies comme les carottes de glace, la dendrologie, l’analyse isotopique ou l’étude des sédiments de fonds de lacs. Et plus on recule dans le temps, moins ces proxies sont fiables. 

« Les années les plus chaudes » , mais les plus chaudes de combien et quelle est l’étalon de comparaison? Quelle année ou quelle plage d’années choisit-on comme référence et pourquoi? Quelle est la précision de cette référence? 

Je suis loin d’être certain que les scientifiques du climat sont en mesure de répondre à toutes ces questions. Mais elles sont pourtant importantes et fondamentales si l’on prétend faire des comparaisons et sonner des alarmes. Ce sont les questions que le lecteur devrait poser aux médias comme La Presse, qui lui lancent de tels « avertissements ». – a averti jeudi l’ONU- et « des chiffres qui montrent un rythme «exceptionnel» du réchauffement ». Quel est ce rythme (accélération?) et en quoi est-il exceptionnel? La « crosse » (la signification n’est pas la même au Québec qu’en France) de hockey de Mann figure pourtant toujours dans les manuels scolaires malgré que le GIEC l’ait écartée de ses derniers rapports depuis que deux Canadiens ont démontré qu’elle était une supercherie. 

Je ne répéterai jamais assez qu’en science, celui qui fait une affirmation a le fardeau de la preuve, contrairement au sceptique qui lui, ne peut absolument pas prouver la non existence de quelque chose qui n’existe pas. Voici donc quelques énoncés que j’invite les scientifiques, politiques, médias, groupes activistes et citoyens à commenter ou a tenter de réfuter. 

Les climato-alarmistes affirment que :

1- il y a un réchauffement climatique depuis le début de l’ère industrielle

2- ce réchauffement est essentiellement dû à notre consommation de carburants fossiles causant l’émission de gaz à effet de serre (GES)

3- si l’on ne réduit pas ces émissions de GES, nous nous précipitons tout droit et de façon accélérée, vers des températures moyennes annuelles globales (TMAG) qui nous mènent à la catastrophe, voire à l’apocalypse, d’ici à la fin de ce siècle.

Ils prétendent que leurs trois affirmations sont sûres à 95%, comme l’American Geophysical Union, -dont j’ai honte d’avoir été membre pendant plus de 35 ans- , l’a déclaré dans son déplorable manifeste. Ils prétendent également que 97% des scientifiques aptes à se prononcer sur le sujet, penchent en leur faveur.

De mon côté, si j’admets (1), j’exprime des doutes sérieux sur (2) et (3). Je pense que les températures prédites pour la fin du siècle sont nettement exagérées. Je ne pose donc aucune affirmation, mais oppose plutôt à leurs affirmations les 7 énoncés suivants, que je les invite à commenter, ou à tenter de contredire.

1- Il n’y a aucune preuve d’un réchauffement climatique anthropique (RCA) significatif.

2- Il n’y a pas de consensus dans la communauté scientifique à ce sujet. Le pseudo 97% , lancé par l’article des Australiens  Cook et. al., ne résiste pas à l’analyse critique et en est en réalité un de moins de 3% . Aucune étude , aucun sondage parmi la communauté scientifique apte à se prononcer ne démontre un quelconque consensus. Comment identifie-t-on un scientifique apte à se prononcer? 

3- Il n’y a aucune observation ni aucune  donnée qui démontre que les événements météorologiques  dits « extrêmes » (comme les récentes inondations au Québec, les sécheresses – feux de forêts- de Fort McMurray, les ouragans Harvey, Irma, Jose)  deviennent de plus en plus fréquents et sévères à cause de ce supposé RCA.

4- Au fur et à mesure que le temps passe et que les données et observations s’accumulent, les prévisions issues des modèles climatiques s’écartent de plus en plus des observations par satellites et par ballons sondes.- i.e. les modèles sont entachés d’énormes erreurs , et ces modèles sont donc invalides- 

5- Il n’y a aucune accélération démontrée de la montée du niveau des océans.

6- La température moyenne annuelle globale stagne ou augmente à peine depuis maintenant plus de 20 ans en dépit du fait que 40% de toutes les émissions humaines de gaz à effet de serre l’ont été au cours de ces mêmes 20 dernières années. Les climato-alarmistes ont-ils une explication ? 

7- Des chercheur$,, politique$, groupe$ activiste$ et média$ y trouvent leur compte et ont de$ intérêt$ évident$  à entretenir le dogme, l’ignorance et donc la crédulité climatique.

Si certains de ces énoncés peuvent être démontrés comme faux, je m’inclinerai. J’invite en attendant mes concitoyens à faire preuve de rigueur de pensée, puisque c’est de science qu’il s’agit et à ne pas hésiter à mettre en demeure ces scientifiques, médias, politiques et groupes activistes de prouver leurs affirmations.