Les éoliennes fleurissent partout, apportant l'électricité la plus chère qui soit. Les jours de vent la production électrique éolienne coûte un prix exorbitant à EDF. Ceci sans parler du désastre écologique et paysager, des nuisances infra-sonores, sanitaires et avicoles. Les éoliennes offshore sont pires, car quand il n'y a pas de vent elles sont très gourmandes en électricité pour leurs pompes et autres systèmes de maintenance.

Les champs de panneaux solaires envahissent la campagne, alors qu'on ne sait pas encore dépolluer les panneaux en fin de vie.

Ces deux énergies qu'on nous présentent comme propres et renouvelables sont en fait surtout intermittentes. En l'absence de vent pas de courant éolien, en l'absence de soleil pas de courant solaire. Rappelons que l'électricité NE SE STOCKE PAS au delà des besoins domestiques d'une caravane d'un véhicule ou d'une habitation à la rigueur. Rappelons aussi que les pics de consommation électrique surviennent en général les soirs d'hiver en situation anticyclonique, quand il n'y a ni vent ni soleil.

Cette production intermittente, terme beaucoup plus approprié que renouvelable, impose qu'il y ait en permanence, 24h sur 24, 365 jours par an, une production dite "pilotable" pour pallier les insuffisances de l'intermittent.

Le schéma ci-dessous, qui concerne l'Allemagne de 2002 à 2016, illustre la répartition des mode de production de courant pour la couverture des besoins :

 

 

Surplus intermittents 2017

 

La transition énergétique en Allemagne, mise en oeuvre dans la hâte après Fukushima, est catastrophique :

Des forêts d'éoliennes ont fleuri sur les bords de la Baltique et de la mer du Nord, mais les écologistes ont refusé la construction de lignes à haute tension pour conduire cette électricité vers la Ruhr, seul endroit où elle était véritablement utile et exploitable.

La fermeture précipitée de centrales nucléaires a imposé la construction intensive de centrales thermiques (charbon ou lignite) dont les dangers sanitaires sont bien supérieurs à ceux du nucléaire. Notamment les cancers des voies respiratoires sous l'effet du radon, résidu inévitable de la combustion du charbon.

Actuellement, nous ne pouvons pas sérieusement nous passer du  nucléaire, sauf à restreindre drastiquement la consommation électrique. Promouvons la bougie, le vélo, les véhicules à traction animale!!!! Quand tout le monde s'y sera mis, que la croissance chutera de quelques points pour le plus grand bénéfice de la planète et au grand dam des financiers, nous en reparlerons.

Rappelons qu'il n'y a pas de croissance propre!

Bon on peut rêver, non?