UN  LIVRE  ACCUSE  FRANÇOIS  HOLLANDE  DE  BASSES

MANOEUVRES POUR DETRUIRE SES ADVERSAIRES POLITIQUES

Par PLANETES360 23 mars 2017

François  Hollande  est-il  pour  quelque  chose  dans  la  déconfiture  de  certains  de  ses adversaires  politiques  ?  C’est  ce  que  suggère  un  livre  à  paraître,  Bienvenue  Place

Beauvau,  Police:  les  secrets  inavouables  d’un  quinquennat  (éd.  Robert  Laffont),  des journalistes d’investigation au Canard enchaîné. Que contient cet ouvrage ?

D’après  les  bonnes  feuilles  publiées  par  l’hebdomadaire Valeurs  Actuelles,  il  décrit  un vaste  système  de  surveillance  de  ses  adversaires  mis  en  place  par  François  Hollande depuis  son  arrivée  à  l’Élysée. Ce  “cabinet  noir”  aurait  eu  pour  objectif  de  discréditer  les concurrents  du  président  à  l’élection  présidentielle,  en  particulier  Nicolas  Sarkozy  et Manuel Valls, son propre Premier ministre. Les auteurs écrivent ainsi, de manière éloquente, à propos des “affaires” et révélations sur la vie privée des candidats : “Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande”.

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D’après  les  auteurs,  il  existe  bien  une  orchestration  des  affaires  judiciaires,  dont  le  point  de départ se situe au service de renseignement financier de Bercy (dont le ministre, Michel Sapin, est un vieil ami de Hollande). Après avoir récolté des informations dans les comptes en banque de responsables politiques, cet organisme peut transmettre le dossier à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), dont le directeur, Robert Gelli, est aussi un proche de François Hollande.

Hollande  lui-même  a  été  prolixe  à  ce  sujet,  confiant  par  mégarde  devant  dix-neuf  députés socialistes,  le  17  février  2014  : “Sarkozy,  je  le  surveille,  je  sais  tout  ce  qu’il  fait”. Simple manière  de  parler?  Selon  les  témoignages  recueillis,  pas  vraiment.  Un  routard  de  la  police judiciaire  évoque  en  effet  la  constitution  de  “blancs”,  c’est-à-dire  d’informations  récoltées clandestinement, et qui remonteraient “en haut lieu”.

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Ces coups bas ne concernent pas que Sarkozy, mais aussi Manuel Valls, selon les allégations de  ce  livre.  Ainsi  la  rumeur  selon  laquelle  le  Premier  ministre  aurait  eu  une  liaison  avec  sa ministre  de  l’Éducation  aurait  été  ébruitée  en  haut  lieu,  de  même  que  les  conditions  de financement  de  l’orchestre  de  sa  femme,  Anne  Gravoin.  A  Matignon,  on  fait  ainsi  remarquer que l’enquête a été “conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE”.

Valeur  sûre  pour  la  vente  des  magazines :  l'immobilier  est  en  couverture  de  l'Obs",  et  Uber, côté  face,  côté  pile,  fait  la  une  de  Challenges.  A  moins  d'un  mois  du  premier  tour  de  la présidentielle, l'Express aborde le sujet via Internet, et le Point rêve (toujours) de réformes qui permettraient  de  "ressusciter  la  France.  Le  magazine  s'inspire  des  exemples  canadiens suédois, allemand, pour dire aux Français que "c'est possible". Le mag interviewe longuement Henri de Castries, l'inspirateur du programme économique (sévère) de François Fillon.

 L'ancien  patron  d'Axa  s'en  prend  au  passage  aux  propositions  d'Emmanuel  Macron,  "des réformes qui ne sont ni suffisantes, ni cohérentes, ni crédibles". Le candidat d'En Marche trouve en  revanche  en  la  personne  de  Peter  Harz,  l'inspirateur  des  réformes  Schröder  qui  font  le succès de l'Allemagne d'aujourd'hui : "il faut faire les réformes en début de période législative. Il faut profiter de l'élan des élections. Il ne faut pas attendre. LesFrançais ne sont pas incapables de faire des réformes. Votre pays fourmille de bonnes idées et d'initiatives brillantes. Maintenant il  est temps d'appliquer  ces idées  quelqu'un doit  se  coller  à la  tâche.  Je pense qu'Emmanuel Macron serait capable de le faire. "Mais, prend il soin de préciser: " je ne veux pas  m'ingérer dans la campagne française".

François Hollande, un homme très bien renseigné

Alors que l'Obs raconte comment François Hollande est en train de "peaufiner son image pour l'avenir", que le ¨Point croit savoir qu'il s'installera dans les bureaux de la rue de Lille, occupés jusqu'à une période récente par Jacques Chirac, Valeurs Actuelles se penche sur "les Dossiers Noirs de l'Elysée". Avec une photo noir et blanc de François Hollande en train de consulter son portable, le mag s'appuie sur un livre qui parait ces jours ci "Bienvenue Place Beauvau, Police: les  secrets  inavouables  d'un  quinquennat"  (ed.Robert  Laffont),  qui  va  "éclabousser  comme jamais  la  présidence  de  François  Hollande".  L'ouvrage  écrit  par  trois  journalistes,  dont  deux appartiennent à la rédaction du Canard Enchaîné, raconte "comment François Hollande a tenté d'utiliser le ministère de l'Intérieur et ses outils de surveillance et de collecte d'informations pour servir  sans  succès  un  intérêt  politique  :  sa  réélection.  "  V.A.  rappelle  qu'il  avait  "révélé l'existence  d'un  cabinet  noir  à  Elysée"  ce  qui  avait  démenti  à  l'époque  .Pour le mag "ce  livre prouve et même aggrave- si les informations sont confirmées-les charges contre l'Elysée. Une cellule aux ramifications profondes, dans les plus hautes sphères de l’Etat, a été mise en place par François Hollande. Objectif : "empêcher par tous les moyens que Nicolas Sarkozy puisse se présenter à l'élection présidentielle.

Lumière crue sur François Hollande, le Président qui faisait surveiller tout le monde. Ce que dépensent vraiment les candidats pour leur campagne ; Chaussures et costumes, tous ceux qui s'en sont fait offrir ; Europe, bientôt la fin ?

Et aussi : la grande déprime des Français ; les gabegies des institutions européennes ; l'inspirateur des réformes Schröder donne son avis sur Emmanuel Macron.

Anita Hausser

Anita Hausser,  journaliste,  est  éditorialiste  à  Atlantico,  et  offre  à  ses  lecteurs  un  décryptage des  coulisses  de  la  politique  française  et  internationale. Elle  a  notamment  publié Sarkozy,itinéraire d'une ambition (Editions  l'Archipel,  2003).  Elle  a  également  réalisé  les documentaires Femme députée, un homme comme les autres ? (2014)  et Bruno Le Maire,l'Affranchi (2015)

Sans surprise, François Fillon est depuis le début de sa campagne sous le feu nourri du même système  qui  ne  veut  pas  de  candidat  de  droite  à  la  présidentielle.  Qu'il  s'appelle  Sarkozy  ou Fillon". Extraits : Seize mois après avoir quitté l'Elysée, Nicolas Sarkozy est placé sur écoute. Pendant  un  an  la  police  judiciaire  a  espionné  ses  conversations.  Une  première  dans  les annales  de la  5e  République...En  2017,  cinq  ans  après  sa  défaite  électorale,  ce  ne  sont  pas moins de treize affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage.

Au point que les sarkozystes,  prompts  à  s'afficher  en  victimes". On se  perd  un peu dans  les récits  des  nominations  de  grands  flics  des  postes  ultra-sensibles...Mais  l'Express  qui  a également les bonnes feuilles du livre, nous livre un autre aspect de ce quinquennat marqué par "un bras de fer entre le président de la République et Manuel Valls "dont on n'imaginait pas la dureté". Ainsi, écrivent les auteurs "une fois à Matignon, les réseaux police que Manuel Valls avait  tissés  en  deux  ans  se  sont  vite  détricotés. Comme si  une  main  invisible  avait  joué  des ciseaux pour couper les bons fils au bon endroit. Privé de ses réseaux police, Manuel Valls, qui

se voyait déjà marcher dans les pas de Clémenceau, son modèle historique, n'est plus qu'un tigre  de  papier."  Les  auteurs  font  le  portrait  de  celui  qui  est  devenu  "l'autre  espion  du président" Bernard Bajolet, le coordonnateur du Renseignement, qui siège à l'Elysée.