Emmanuel et Jacques : le dialogue

 

-       Emmanuel, tu ne crois pas qu’on t’a nommé ministre des finances pour te faire plaisir ?

-       Pourquoi cette question, Jacques ?

-       Tu es là pour être le prochain président de la République.

-       Tu plaisantes ?

-       Non. Nous en avons décidé ainsi.

-       Qui ça nous ?

-       Ceux qui dirigent le monde et en ont assez de certaines indisciplines comme cette volonté de Brexit.

-       Comment vas-tu faire ? Je n’ai aucune investiture de parti, aucun soutien, aucun programme, aucun financement.

-       Nous n’avons pas besoin de tout ça. Tu commences par créer un  mouvement avec un slogan attractif, pas de programme mais de belles phrases enrubannées et vides, les Français adorent ça.

-       Je vais avoir Sarko ou Juppé contre moi, peut-être Fillon, celui qui sortira sera soutenu par un appareil irrésistible.

-       Déjà à gauche ils se sont dynamités tous seuls, il ne reste que les extrêmes et ceux que tu dis. Tu n’as pas besoin de programme, on va les faire voter les uns contre les autres, et on sortira une casserole chaque fois que cela sera nécessaire pour celui qui t’empêcherait d’être au second tour.

-       Ils sortiront des casseroles pour moi aussi !

-       Non. Les médias font ce qu’on leur dit de faire. Il n’y aura jamais un mot sur tes casseroles, celles des autres seront amplifiées au maximum.