Second volet de notre séjour en Pays Basque :

L'alternance pluie éclaircies a perduré jusqu'au lundi inclus, hier, jour de notre retour. 

Samedi nous avons profité du soleil pour une bonne marche à pied sur le sentier littoral, depuis notre camp de base jusqu'à Saint Jean de Luz. Nous avons voulu prendre un car pour revenir mais les chiens n'étaient pas acceptés! Heureusement un taxi nous a ramenés, je ne me sentais pas de faire le retour surtout que le temps se gâtait un peu.

Dimanche nous avons pris le sentier littoral, cette fois-ci en direction du nord, vers Bidart.

Lundi nous avons levé le camp sous un déluge mais avant d'entreprendre le retour nous avons fait une halte à Larressore, pour visiter ce qui est probablement le dernier atelier où l'on fabrique des makhilas conformément aux anciens usages, sans colle ni soudure, sans plomb pour l'équilibrer car l'équilibre parfait est obtenu sans cet artifice, avec une technique séculaire.

Le sentier littoral, dont une partie a été emportée par la tempête de janvier :

 

Le sentier littoral, dont une partie a été emportée par la tempête de janvier

 

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La maison basque traditionnelle avec son toit asymétrique à faible pente :


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Je ne sais pas quel est ce rapace qui nous a survolés plusieurs fois, je n'avais pas le bon téléobjectif en place et pas le temps de le monter, d'où la qualité moyenne tant en éclairage qu'en définition de cette photo prise à la volée et recadrée :


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Arrivée à Saint Jean de Luz :


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Le sentier vers Bidart :


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Le makhila est le bâton de marche traditionnel des Basques, qu'ils soient bergers, contrebandiers ou autre. Mes parents avaient l'habitude séjourner régulièrement avec des amis à Biarritz.

Il y a près d'un quart de siècle ma mère m'a rapporté un maquila très ancien, acheté chez un antiquaire. Je m'en suis beaucoup servi et il est devenu un peu délabré notamment sur le pas de vis du pommeau et le cuir de la poignée. J'aime beaucoup cet objet, mais il faut se méfier avant d'en acheter un ou d'en commander un.

L'atelier Anciert-Bergara à Larressore est probablement le seul, ou à tout le moins un des très rares à fabriquer des maquilas de A à Z, y compris les pièces en métal à partir du métal brut. Il y a beaucoup de contrefaçons, notamment la qualité de fabrication de ceux que l'on achète dans une boutique à Saint Jean Pied de Port ou à Saint Jean de Luz par exemple n'a rien à voir avec les authentiques maquilas.

La fabrication du maquila commence par l'incision des branches de néflier, sur pied, que l'on laisse cicatriser pendant plusieurs mois avant de les couper. Ce sont des branches tortueuses que l'on redresse au four pour en faire un bâton bien droit, base sur laquelle se greffent le pommeau, la poignée, le fer, l'épée.

Leur site : ICI

J'ai commandé un maquila neuf, à ma taille, gravé à mon nom et à mes initiales sur le pommeau, avec une phrase que j'ai choisie qui sera bien entendu traduite en basque. Je devrais le recevoir en août.

Je n'ai pas pu prendre de photos de cet atelier, mais j'en ai emprunté quelques unes sur leur site ou sur des reportages les concernant.

 

 

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