Quatre morts, et dans des circonstances encore plus douloureuses que dans les pertes précédentes, ils n'étaient même pas en situation de combat. Ils ont été tués par un de ceux qu'ils encadraient.

Je comprends et partage la peine et la douleur des proches de ces jeunes gens.

Certains réclament le retour des soldats, qu'on cesse de les exposer "inutilement". Et là je me permets de ne pas être d'accord.

Je ne juge pas la pertinence de la présence française là-bas, je n'ai pas la compétence pour le faire. Mais je tiens à rappeler qu'un soldat de métier n'est pas un employé de mairie. il a choisi un métier au service de sa patrie, il risque explicitement sa vie.

L'armée, la "Grande Muette" comme on disait, est aux ordres et n'a pas à les discuter. Les proches des victimes, quel que soit leur chagrin, n'ont pas à discuter du bien-fondé de la mission des victimes.

Autant on pouvait être choqué par la mort d'appelés en Algérie, qui n'avaient pas demandé à y aller, autant les morts d'une armée de métier font partie du contrat. Il ne s'agit pas de cesser d'exposer les soldats, mais que ceux qui ne veulent plus l'être changent de métier.