Non ! Pas Peynier la girafe !

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Peynier, à mi-chemin exactement entre la Sainte Victoire et la Sainte Baume.

La Sainte Victoire on la voit de partout à Peynier, au fond des rues, autour du village, une des plus belles montagnes du monde même si elle n'a pas d'ambition alpine ou pyrénéenne.

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Peynier, un des villages de France où l'histoire de ma famille s'enracine.

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Au milieu des années 20, mon grand-père et ma grand-mère maternels allaient chaque année, de Marseille, passer leurs vacances à Peynier avec ma mère et son frère aîné, le benjamin ne devait naître qu'en 1927. Ils y rencontrèrent Marius, sa femme, leur fils Francis qui avait presque l'âge de ma mère, je dirais celui ces couches-culottes mais ça n'existait pas.

Mon grand-père était officier de marine, il habitait rue Sainte, à côté de Saint Victor, Marius, caissier à la banque de France de Marseille, et sa famille habitaient au Roucas blanc, une maison où j'ai plein de souvenirs d'enfance.

L'amitié qui est née entre ces deux familles ne s'est pas démentie au fur et à mesure des générations qui passent. Lorsque, jeunes mariés, mes parents ne se sentaient pas à l'aise chez mes grands parents (mon père, anticlérical qui avait bouffé du curé à tous les repas depuis sa naissance en face de ses beaux-parents pieux et pratiquants, ce n'était pas toujours évident), ils allaient se réfugier au Roucas blanc. Même si la famille de Marius était catholique pratiquante elle aussi, l'ambiance y était moins pesante.

Lorsque Francis s'est marié, son témoin fut mon grand-père.

Les deux familles se sont retrouvées à Peynier, pour des vacances dont j'ai un vague souvenir, eu milieu des années 50.

A la mort de ma mère, c'est à Francis que j'ai demandé de venir prononcer son éloge funèbre.

Je reviens de quatre jours de pélerinage sur ces lieux de mon enfance et de celle de ma mère. Il est vrai qu'à mon âge on regarde plus le sillage que l'eau à courir.